-Tiens toi droite! dit ma mère puis ajoute:
-Tu ne peux pas continuer à marcher de cette manière, tu n'es pas un garçon tu sais.
Comme si je ne le savais pas. Vraiment, moi qui ne supporte pas les blagues machistes, c'est biensûr moi qui vais dire que je suis un garçon. En plus m'a démarche n'a rien de garçonne, je suis plutôt du genre skateuse, vous savez, du genre avec un baggy, juste un T-shirt mais pas ces T-shirt larges, un plutôt moulant mais pas décolté. En plus j'ai les cheveux longs. C'est vrai que je ne suis pas si féminine avec mes baggies mais pas au point de faire croire que je suis un gars, ce n'est pas du tout ce que je recherche. Je veux juste être moi-même. Ce qui reviens à être à l'aise.
Ma mère vient de se faire proposer un poste d'urgentiste en chef dans un hôpital de renom. Connu pour le nombre élevés de blessés dus aux rixes et bagarres entre gangs qui ont été soignés là-bas. Le seul problème c'est que cet hôpital se trouve aux États-Unis. Ce qui signifie que nous allons devoir déménager.
Mon père, travaillant dans une firme américaine, n'a pas eu de peine à accepter l'idée de déménager. Mon frère non plus car il vient de finir sa maturité et donc il est prêt à entrer à l'université et si c'est au US c'est encore mieux selon ses dires. Mon frère n'a qu'un an de plus que moi, il s'appelle Jeremy. Je suis assez proche de lui mais pas pour autant lui raconter tous mes secrets. Je suis du genre solitaire ,je garde tous pour moi généralement. Moi je suis en 2ème de gymnase, en Suisse. L'équivalent de la première en France et de la « high school » au « states ». Donc bouger d'un des pays les plus sûr jusqu'au Etas-Unies n'est pas pour le moins un changement. Cela va être un dépaysement. Juste pour se rendre compte dans toutes la Suisse il y autant d'habitants que dans Londres... L'Amérique ce pays aux problèmes ethniques, sociales et même terroristes. Je ne dis pas que le terrorisme est juste un problème américain mais là-bas le problème est beaucoup plus accentué, le risque plus élevé etc...
Je suis en train de faire mes cartons qui vont être envoyés aux US en écoutant de la musique sur mon i-pod, et oui encore un appareil américain. J'aime écouter de la musique pour me détendre surtout en train d'étudier ou pour déstresser. Et bien évidemment quand l'activité est ennuyente à mourir.
Adepte du skate, j'en pratique depuis bientôt un an, découvert par des potes, je me suis laissée prendre au jeux, payant le prix chère, c'est-à-dire bleus partout, chevilles foulée et certains préjugé comme: "celle-ci elle est gay parce qu'elle fait du skate".
Mais de quoi je me mêle, et pourquoi vouloir cataloguer tous le monde? Le pire c'est que je n'ai jamais eu aucune relation avec une fille, des garçons oui, pas beaucoup mais des filles jamais. J'ai l'impression que tout mon entourage pense que je suis lesbienne. Hier encore ma mère a essayé de me faire dire que je l'étais lesbienne. Tous le monde a l'air d'en savoir plus sur moi!
Et il y a deux minutes minutes encore après que ma mère m'aie appelé à descendre ranger mes affaires qui traînaient encore au salon, je n'ai pas eu le temps de faire trois pas que revoilà les critiques sur ma démarche... Pourquoi croire que je suis gay parce que je portes des baggies ou des shorts de skate, parce que je ne trouve rien de dégoûtant en voyant deux personnes du même sexe s'embrasser ou parce que je suis féministe?
Est-ce à cause de ces clichés que je me suis faite cataloguer? Et faussement en plus. Ou peut-être même est-ce parce que je lis des polars ou parce que j'aime les films d'actions? Je ne sais pas. Au début tous ceci m'avait profondément blessé mais maintenant cela ne me passe plus qu'au-dessus de la tête. Je ne suis que moi. Point finale.
Et maintenant que j'ai enfin vraiment pu être à l'aise avec mes amis je dois déménager. Je me sentais vraiment bien avec eux, essentiellement elles. Mais l'argument « je ne veux pas quitter mes amis » n'était pas valable aux yeux de mes parents, ni l'argument de la langue, de toutes façons je la maîtrise assez bien pour ce que j'ai étudié et j'allais vite l'apprendre. Telle étais leure réfutation.
Inargumentable. Donc me voilà partie pour les Etats-Unis presqu'à l'aventure en fait. Je ne me suis toujours pas faite à l'idée, chaque jours je remets le sujet sur le tapis même quand je dois faire mes cartons... Têtue, peut-être, oui. En plus avec mon impulsivité cela n'arrange pas les choses. Je me suis dis que pour ce souper (dîner pour les français) je n'allais pas en toucher un mots, pour ne pas gâcher ce moment en famille mais au milieux du repas, sans même avoir pris la peine d'y réfléchir je leur ai posé la question:
-Pourquoi abandonner toute notre vie ici, pour la reconstruire entièrement ailleurs?
Et voilà, la gaffe à ne pas faire. Mon père a éclaté:
-Vas-tu arrêter de nous demander toujours la même chose? On en a parlé des millions de fois, ça ne te suffit pas?
Apparemment pas puisque j'ai encore posé la question. J'ai bredouillé des excuses, consciente de ma gaffe je suis remontée me doucher puis me coucher.
Je lis avant de me forcer à dormir, car si je m'écoutais je ferais une nuit blanche rien que pour lire. Une autre des mes passions.
© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.
-Tu ne peux pas continuer à marcher de cette manière, tu n'es pas un garçon tu sais.
Comme si je ne le savais pas. Vraiment, moi qui ne supporte pas les blagues machistes, c'est biensûr moi qui vais dire que je suis un garçon. En plus m'a démarche n'a rien de garçonne, je suis plutôt du genre skateuse, vous savez, du genre avec un baggy, juste un T-shirt mais pas ces T-shirt larges, un plutôt moulant mais pas décolté. En plus j'ai les cheveux longs. C'est vrai que je ne suis pas si féminine avec mes baggies mais pas au point de faire croire que je suis un gars, ce n'est pas du tout ce que je recherche. Je veux juste être moi-même. Ce qui reviens à être à l'aise.
Ma mère vient de se faire proposer un poste d'urgentiste en chef dans un hôpital de renom. Connu pour le nombre élevés de blessés dus aux rixes et bagarres entre gangs qui ont été soignés là-bas. Le seul problème c'est que cet hôpital se trouve aux États-Unis. Ce qui signifie que nous allons devoir déménager.
Mon père, travaillant dans une firme américaine, n'a pas eu de peine à accepter l'idée de déménager. Mon frère non plus car il vient de finir sa maturité et donc il est prêt à entrer à l'université et si c'est au US c'est encore mieux selon ses dires. Mon frère n'a qu'un an de plus que moi, il s'appelle Jeremy. Je suis assez proche de lui mais pas pour autant lui raconter tous mes secrets. Je suis du genre solitaire ,je garde tous pour moi généralement. Moi je suis en 2ème de gymnase, en Suisse. L'équivalent de la première en France et de la « high school » au « states ». Donc bouger d'un des pays les plus sûr jusqu'au Etas-Unies n'est pas pour le moins un changement. Cela va être un dépaysement. Juste pour se rendre compte dans toutes la Suisse il y autant d'habitants que dans Londres... L'Amérique ce pays aux problèmes ethniques, sociales et même terroristes. Je ne dis pas que le terrorisme est juste un problème américain mais là-bas le problème est beaucoup plus accentué, le risque plus élevé etc...
Je suis en train de faire mes cartons qui vont être envoyés aux US en écoutant de la musique sur mon i-pod, et oui encore un appareil américain. J'aime écouter de la musique pour me détendre surtout en train d'étudier ou pour déstresser. Et bien évidemment quand l'activité est ennuyente à mourir.
Adepte du skate, j'en pratique depuis bientôt un an, découvert par des potes, je me suis laissée prendre au jeux, payant le prix chère, c'est-à-dire bleus partout, chevilles foulée et certains préjugé comme: "celle-ci elle est gay parce qu'elle fait du skate".
Mais de quoi je me mêle, et pourquoi vouloir cataloguer tous le monde? Le pire c'est que je n'ai jamais eu aucune relation avec une fille, des garçons oui, pas beaucoup mais des filles jamais. J'ai l'impression que tout mon entourage pense que je suis lesbienne. Hier encore ma mère a essayé de me faire dire que je l'étais lesbienne. Tous le monde a l'air d'en savoir plus sur moi!
Et il y a deux minutes minutes encore après que ma mère m'aie appelé à descendre ranger mes affaires qui traînaient encore au salon, je n'ai pas eu le temps de faire trois pas que revoilà les critiques sur ma démarche... Pourquoi croire que je suis gay parce que je portes des baggies ou des shorts de skate, parce que je ne trouve rien de dégoûtant en voyant deux personnes du même sexe s'embrasser ou parce que je suis féministe?
Est-ce à cause de ces clichés que je me suis faite cataloguer? Et faussement en plus. Ou peut-être même est-ce parce que je lis des polars ou parce que j'aime les films d'actions? Je ne sais pas. Au début tous ceci m'avait profondément blessé mais maintenant cela ne me passe plus qu'au-dessus de la tête. Je ne suis que moi. Point finale.
Et maintenant que j'ai enfin vraiment pu être à l'aise avec mes amis je dois déménager. Je me sentais vraiment bien avec eux, essentiellement elles. Mais l'argument « je ne veux pas quitter mes amis » n'était pas valable aux yeux de mes parents, ni l'argument de la langue, de toutes façons je la maîtrise assez bien pour ce que j'ai étudié et j'allais vite l'apprendre. Telle étais leure réfutation.
Inargumentable. Donc me voilà partie pour les Etats-Unis presqu'à l'aventure en fait. Je ne me suis toujours pas faite à l'idée, chaque jours je remets le sujet sur le tapis même quand je dois faire mes cartons... Têtue, peut-être, oui. En plus avec mon impulsivité cela n'arrange pas les choses. Je me suis dis que pour ce souper (dîner pour les français) je n'allais pas en toucher un mots, pour ne pas gâcher ce moment en famille mais au milieux du repas, sans même avoir pris la peine d'y réfléchir je leur ai posé la question:
-Pourquoi abandonner toute notre vie ici, pour la reconstruire entièrement ailleurs?
Et voilà, la gaffe à ne pas faire. Mon père a éclaté:
-Vas-tu arrêter de nous demander toujours la même chose? On en a parlé des millions de fois, ça ne te suffit pas?
Apparemment pas puisque j'ai encore posé la question. J'ai bredouillé des excuses, consciente de ma gaffe je suis remontée me doucher puis me coucher.
Je lis avant de me forcer à dormir, car si je m'écoutais je ferais une nuit blanche rien que pour lire. Une autre des mes passions.
© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.