Chapitre 15

Le week-end venu, Lucy décide qu'il est temps qu'elle affronte son frère et reparte dormir chez elle. Je la comprends tout à fait, je comprends aussi son besoin d'avoir son chez-soi, avec sa chambre, toutes ses affaires, sa musique, en d'autres termes sa vie. La semaine s'est écoulée sans problème, Lucy a dormi tous les soirs chez moi, prétextant à mes parents des problèmes familiaux, ce qui était en partie juste. Pendant cette semaine d'école je me suis pas mal rapprochée des trois folles, autrement dit Nicky, Sammy et Steph. Elle sont vraiment à mourir de rire ces filles, aussi déjantées que moi et en plus très ouvertes au monde. Je dois normalement passer mon après-midi avec elle pendant que ma chérie va tenter de parler avec Jay. Je l'aurais volontiers accompagné pour la soutenir mais Jay ne verrait en moi que de la provocation. C'est donc pour ça que j'ai accepté l'invitation des folles. De toute façon inquiète comme je serrai, je ne pourrai pas skater correctement, alors l'option skate park est à biffer des activités possibles pour cette après-midi. Nous avons prétendu faire la grasse matinée ce matin, mais nous nous sommes levées plus tôt et avons profité de la tranquillité ensemble, ma chérie dans mes bras, à parler de tout et de rien. Des matins que j'aimerais vivre plus souvent. Rien ni même la peur d'un échec avec Jay n'a pas pu gâcher notre matinée. Il est deux heures de l'après-midi quand ma belle décide d'avoir cette fameuse conversation avec son frère:
- Je vais y aller, c'est le moment.
Je la prends dans mes bras pour lui montrer mon soutien et lui:
- Aller tout va bien se passer, il ne peut pas être si con, t'inquiète pas c'est ton frère et il t'aime alors je pense que tout va rentrer dans l'ordre.
- J'espère que t'as raison, me répond-elle tout simplement.
- Mais j'ai toujours raison...
Elle me sourie m'embrasse et me dit:
- Merci d'être là pour moi ma puce.
Je n'ai rien à répondre à ça a part:
- Je t'aime.
- Moi aussi.
Elle est partie. Je lui hurle juste :
- Bonne chance!
Et à cause de l'incompréhension et le manque de tolérance des gens, et de ma famille en premier, je suis obligée de murmurer ce que j'aurais voulu crier tout haut:
- Je t'aime ma chérie.
Comme je ne connais pas bien la ville on s'est donné rendez-vous devant le lycée. Je prends mon skate et parts. Je passe bien évidemment par notre rue qui me rappelle certains souvenirs. Je suis impressionnée par la vitesse des évènements. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je pense à moi et à Lucy, le sentiment de rapidité me viens à l'esprit. Mais cette impression ne me gène pas, elle me stupéfait seulement, car il m'a toujours fallu des mois pour me rendre compte et accepter mes sentiments pour quelqu'un, et jamais ma relation avec mes petits amis n'ont été aussi bien, aussi complice, aussi simple, en un sens, que celle que j'ai avec Lucy. Avec ma belle je n'ai pas besoin de faire des efforts, on s'entends tout simplement à merveille. J'arrive devant le lycée, j'ai quelques minutes d'avance alors je sors mon i-pod pour me détendre un peu et pour passer le temps. La musique à un effet relaxant,revigorant ou même motivant sur moi. C'est comme la lecture et donc les deux combinés ensemble font des miracles.

Je suis assise sur mon skate quand malgré la musique dans les oreilles j'entends des rires, les seules capables de rire si fort sont bien les trois folles!
Effectivement je les aperçois au coin de la rue. Je souris et vais vers elle:
- Salut comment ça va?
- Bien, répond Steph.
- Qu'est-ce qui vous a fait rire comme ça? Je peux vous dire qu'on vous entends, vous êtes pas très discrètes...dis-je toujours en souriant.
- Rien, me répond Sammy, c'est juste que Steph à failli s'étaler par terre rien qu'en marchant. On aurait dit qu'elle étais bourée.
- Vous êtes des cas franchement.
- Parce que tu crois que tu ne l'ai pas, swiss girl!
Nous sommes aller faire un peu de shopping, puis nous nous sommes arrêter à un McDo. Nicky me dit:
- Voila on te fais couvrir une des meilleures bouffes qu'il existe: le McDo¨
- Merci c'est gentille, mais celui là je le connaît, on en a pas mal en Suisse, mais t'as raison y en a pleins que je connaissais pas comme fast food. En fait j'ai bien envie d'une glace.

Et nous voila donc attablés glace à la main. L'atmosphère est détendue entre nous toutes mais malgré cette aise je ne peux m'empêcher de penser à Lucy, qui est en train d'affronter Jay. Je ne sais quelle tournure la conversation a-t-elle prise, sont-ils en train de se hurler dessus ou arrivent-ils à se parler ou tout d'abord ont-ils abordé le sujet? Je meure d'envie de le savoir, mais si j'appelle ma belle et qu'ils sont entrain d'en discuter cela risquerait de mettre un coup de froid, idem s'ils sont en train de s'engueuler. Que puis-je faire, j'ai vraiment besoin de savoir si ma Lucy s'en sort. Je vais donc lui envoyer un sms, même si la réponse ne sera pas immédiate, en fin de compte j'en aurai quand même une. Comment puis-je penser à me marrer quand je sais que ma chérie est en train de se faire chier à expliquer à son frère son amour pour moi. Ce n'est vraiment pas juste pour elle, qui a déjà perdu ses parents et qui a maintenant perdu la compréhension et la complicité fraternelle qu'elle avait avec son frère.

Nicky m'interrompt dans mes pensées en agitant sa main devant moi:
- Ou ou? A quoi tu penses là, t'as pas l'air avec nous.
- Oh, à rien de spéciale..
- Mais bien sûr, ça fat un moment qu'on cause et on t'as appelé genre cinq fois et t'as pas réagi. C'est seulement quand j'ai agité ma main devant ton visage que tu t'es rendue compte. Alors dis moi pas que t'es juste dans tes pensées, tu es visiblement inquiète. Tu peux nous le dire, on peut peut-être t'aider.
- C'est gentille à vous les filles, mais je penses pas que vous pourriez m'aider, c'est un peu trop compliqué.
Steph prend la parole:
- Je suis sûre que c'est à cause de ton copain.
- Hum non j'en ai pas.
Que pouvais-je lui dire d'autres sans dévoiler que je sors avec une fille. Lui dire oui c'est ça, et donc je sous-entendrais que je considère Lucy comme mon copain? Non je ne pouvais pas car ma chérie n'est évidemment pas mon copain mais ma copine, ma femme. Mais ça a un lien avec une personne que j'aime mais comme cela n'est pas commun pour une fille de sortir avec une personne du même sexe, je suis dans l'impasse. La réponse que je viens de donnée ne dit pas que je suis amoureuse, quoique je réponde je suis dans le mensonges et dans le non-dit. Je décide donc de rajouter:
- Mais c'est quelqu'un de très proche, et je tiens énormément à elle.
- Ah, t'as des problèmes dans ta famille?
- Non, non c'est pas ça du tout, mais laissez tomber c'est très compliqué.
- Mais vas-y on a tout le temps, et quoique tu dises on ne te rejettera pas, dit Sammy, ne t'inquiète pas.

Voyant de la sincérité dans ses paroles j'hésite vraiment à raconter nos problème et surtout en quoi je suis différente. Mais pour une fois, l'enjeu est trop grand pour que je laisse mon impulsivité prendre le dessus. Je réfléchis donc à la question et plutôt deux fois qu'une. Finalement j'en arrive à la conclusion que je dois en parler avec Lucy avant de leur en parler, je ne suis pas si désespérée pour leur raconter ce que j'ai sur le c½ur en ce moment. Mais je suis sûr que dès que j'aurais un coup de blues je vais le leur dire, car dans ces moment-là nous sommes beaucoup plus fragiles et luter contre son intérieur et contre sa vraie nature est vraiment très dur, comme un combat auquel on est sûre de perdre. Je choisis donc de ne rien dire. En espérant qu'elle ne prendront pas mon silence comme un manque de confiance, mais plutôt comme une impossibilité d'en parler puisque je ne suis pas la seule concernée. Mais suis-je bête? Elle ne pourront jamais le comprendre. Je décide donc de leur dire:
- Ne le prenez surtout pas comme un manque de confiance, ou comme si je ne me sentais pas assez proche de vous, ou quoique ce soit d'autre, mais c'est juste que je ne suis pas la seule concernée.
- Ah donc tu est bien concernée dans l'histoire, dit Steph.
Sammy l'interrompt en lui donnant un coup de coude:
- C'est bon laisse Téa tranquille.
- Merci les filles.
- Tu peux compter sur nous, dès que t'es prête à nous le dire n'hésite pas.

L'après-midi s'est rapidement passé. Lucy a répondu à mon message en me donnant rendez-vous à notre parc vers cinq heures. Elle n'a rien précisé sur l'étendue des dégâts, s'il y en a, ce que je n'espère pas de tout mon c½ur. Il est cinq heures et je suis encore vers mon lycée. Je me dépêche comme une folle mais je sais que j'aurais de toutes façons une vingtaine de minutes de retard. J'appelle donc Lucy pour la prévenir et m'excuser: Je sais que l'attente sera d'autant plus longue que le sujet de notre conversation sera sérieux et important pour la suite. J'arrive finalement toute essoufflée au parc. Ma puce est assise sur son skate. Je pose mes mains autour des ses épaules et la sers fort dans mes bras. Elle se retourne et sans un mot m'embrasse. Malgré le peu de temps que j'ai laissé ses lèvres, elles m'ont manqués. Ma femme m'a manqué, tout en elle me fait ressentir ce manque, son odeur, sa douceur. Je suis si bien en sa présence. Nous sommes dans notre bulles. Nous nous embrassons sans que rien ni personne ne nous dérange, ni même le facteur temps n'intervient, nous sommes au-dessus de tout ça. Même la peur d'être surprises ne peut pas gâcher ce moment tout comme la conversation de ma chérie avec son frère. Tous perd son importance, tout simplement. Après un moment indéfinissable, je me rappelle pourquoi j'ai été tant inquiète tout au long de la journée. Cela me reviens comme un électrochoc, me ramenant brusquement à la réalité lors de nos baisers. Je ne veux pas quitter ses lèvres si douces, ni ses bras si protecteurs. Mais il le faut bien, l'enjeu est trop grand pour repousser cette conversation. Je retire donc mes lèvres de son cou et lui chuchote dans l'oreille:
- J'ai besoin de savoir comment ça c'est passé.

Et pour seul réponse Lucy a avancé ses lèvres sur les miennes. Je craque, tant pis pour la réponse, tant pis pour Jay, tant pis pour tout le monde. C'est à notre tour de profiter un peu de la présence de chacune sans s'encombrer par des discussions. Les mains de ma belle se sont glissées sous mon T-shirt, ma peau s'électrifiant à ses caresses. Je ne contrôle plus mes mains qui elles sont comme celle de ma chérie sous son T-shirt. Ses mains s'aventurent un peu pus haut, je sens ses doits parcourir un des mes seins. Lucy a le don pour me mettre dans un drôle d'état. Je brûle de l'intérieur, je n'arrive plus à aligner deux penser cohérentes à la suite. Mais soudain j'ai le sentiment que tous va trop vite, je redescends alors la main de Lucy sur mon ventre et lui murmure:
- Je suis désolée, je t'aime mais c'est un peu rapide pour moi.
- C'est pas grave, c'est comme tu le sens.
Elle me sourit puis rajoute:
- Je t'aime, aller viens dans mes bras.
Elle me prends dans ses bras, ses mains me caressant les avant-bras, pendant que je me perds une fois de plus dans mes pensée. Les réactions de mon corps m'ont surprise et m'ont fait prendre peur, eu-je raison de m'arrêter, d'arrêter ma chérie. M'aimera-t-elle toujours, s'éloignera-t-elle de moi? Lucy a dû se rendre compte de mes inquiétudes car elle ressert ses bras autour de moi, dépose un baiser dans mon cou et me dit:
- Ne t'inquiète pas, je t'aime toujours autant. Ta réaction est tout à fait normale, je la comprends tout à fait.
Puis elle rajoute:
- De toutes façons nous n'aurions pas été plus loin, t'as oublié qu'on était dehors?
Je deviens toute rouge, honteuse de moi-même, regrettant mon geste, ma réaction, ma peur.
- Non, ne rougit pas, c'est pas grave, c'est tout à fait normale. T'inquiète, je t'ai dit que je t'aime non?
- ...oui.
- Alors crois moi. Mais j'aime bien quand tu rougis t'es encore plus belle.

Et je dépose un baiser sur ses lèvres comme pour m'assurer qu'elle en m'en veut pas. Notre baisers s'approfondit, mais sans aller aussi loin que le précédent. Puis nous commençons à parler, et arrivons gentiment sur la conversation qu'elle a eu avec son frère.
- Alors conclusion qu'est-ce qu'il a dit?
- Il a dit, en fin de compte, que je pouvais quand même rentrer dormir chez moi, car cette appartement est notre propriété à tous les deux. Il accepte notre amour sans en être convaincu, mais il a besoin de temps pour se faire à cette idée. Mais il est quand même désolé des propos homophobes qu'il a pu avoir et il a dis que c'était dû à la surprise et qu'il ne le pensais pas vraiment. Il a juste demandé qu'on ne s'embrasse pas devant lui et il veut juste redevenir ami avec toi.
- C'est parfait alors. Mais il y a une chose qui me dérange, comment tu veux que je passe une soirée avec toi, même si ton frère est à nos côté, sans te prendre dans mes bras une seule fois, ni pouvoir sentir ta chaleur? Ça va vraiment être dur, et je ne sais pas si ça vaut la peine de devenir ami avec ton frère s'il ne m'accepte pas comme je suis.
- Non t'inquiète pas avec un peu de temps, il sera notre plus fervent défenseur, je le connaît quand même. Malgré qu'il m'ai foutu dehors, mais ne lui ressemble pas.
- Donc c'est positif, mais pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt?
- Je sais pas je n'avais pas envie d'en parler avant, j'avais envie de rester un peu avec toi sans avoir besoin d'en parler.
- Dis plutôt que tu ne voulais que m'embrasser.
- On peut voire ça comme ça me répond-elle en souriant.

Nous avons fini notre soirée, tranquillement, moi dans ses bras, parlant de tout et de rien sauf de malheur. Je suis rentrée chez moi après un dernier baiser au coin de la rue. En entrant ma mère a trouvé une nouvelle occasion de me critiquer et de me hurler dessus. Je ne l'ai même pas écoutée, je ne sais même pas quel était le sujet de la dispute, et je suis montée m'enfermer dans ma chambre. Malgré seule dans mon lit, je me suis endormie sur un doux sentiment d'apaisement, convaincue que tous nos problème étaient résolus et que plus rien ni personne ne pourra empêcher notre amour.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.

# Posté le jeudi 19 octobre 2006 16:29

Chapitre 16

C'est une heure et demi quand je me lève. Après une grasse matinée bien méritée, suivi d'un copieux petit-déjeuner malgré l'heure tardive, je quitte la tranquillité et l'intimité de ma chambre pour mieux: retrouver celle que j'aime le plus au monde, ma puce. Je ne peux pas rester une minute de plus dans le foyer familiale, ma relation avec ma mère s'étant encore plus dégradée que lorsque j'étais en Suisse, ce que jamais je n'aurais cru imaginable. Ma mère ne m'adresse la parole seulement pour me reprocher ceci ou cela, ou alors pour me critiquer, ce qui deviens très lourd à la fin. Ce matin encore lors de notre petit-déjeuner, elle a réussis à me reprocher le peu de temps que je passe avec elle. Mais comment apprécier une moment avec quelque un quand la communication est inexistante, quand la présence de celle-ci ne nous fait même pas plaisir, comment tout simplement à seize ou dix-sept ans, préférer passer un après-midi avec ses parents plutôt qu'avec ses potes et sa chérie. Ma mère n'a pas dû comprendre que j'ai grandi et mûri, que je n'ai plus autant besoin de ma mère ni de son avis, que je préfère sortir, boire un verre, rigoler plutôt que de rester en leur présence A-t-elle oublié son adolescence, son besoin de liberté et d'intimité ou de faire la fête, de s'amuser, de vivre sa jeunesse? Nous sommes tellement en décalage ces temps-ci. De plus comment dévoiler à sa propre mère sa différence sans avoir peur du rejet? Et pour tout compliquer il nous est impossible d'avoir une conversation sans qu'une de nous deux ne hausse la voix. Je qualifierais notre relation de conflictuelle ces temps-ci.

J'aurais aimé faire la surprise à ma belle de venir la chercher chez elle pour aller se promener mais j'ai peur de la réaction de Jay. J'hésite vraiment à y aller, car je suis sûr que ça lui plairait d'aller se balader un peu avec moi, sans nos skate, juste elle et moi, mais je ne veux pas de nouveau tout gâcher entre elle et son frère. Moi qui d'habitude suis complètement impulsive je me découvre des faces cachées, je suis capables de prendre le temps de réfléchir apparemment aux conséquences. J'opte enfin pour aller la chercher sauf que je ne montrai pas chez elle, je vais me contenter de l'appeler pour qu'elle descende. Je pense que la surprise sera quand même là, je me réjouit de voire sur son visage son sourire, celui-ci même qui me rend heureuse pour toute la journée, celui qui me montre son amour, celui qui dénoue mon estomac lors de l'attente, celui qui est capable de me faire faire et dire n'importe quoi pour le voire, celui qui réchauffe mon c½ur, celui qui me donne le courage d'avancer en fin de compte. Tout en marchant direction chez ma chérie, je penses à tout ceci, tout ce que j'ai vécu rien qu'en une semaine, tout ce que je ressens grâce à elle. Ma puce m'a fait accepter les Etats-Unis malgré tout attente, et cela rien qu'en deux semaines. J'ai l'impression d'avoir enfin trouvé l'amour dont j'ai toujours rêver, même s'il peut paraître bizarre ou pas normale aux yeux des autres, je m'en fou. Ces temps-ci l'avis des gens, leur regard blessant ou dégoûté,m'importe peu. Le seul regard et l'avis qui compte désormais est celui de ma femme.

Arrivée devant chez elle, je l'appelle et lui dit tout simplement de regarder dehors. Elle le fait donc et à ma vue me fais un des sourires dont elle a le secrets, un de ceux qui me font totalement fondre. En la voyant si rayonnante j'ai juste envie de lui faire des surprises tout les jours, et rien qu'en pensant que seule ma présence lui fait plaisir, me réchauffe le c½ur et me rempli de bonheur. Elle descend et me rejoint toujours en me souriant et me chuchote:
- Qu'est-ce que tu fous ici, si mon frère te vois, ça ne risque pas d'arranger les choses...
- Aller, oublie-le et viens, on va se balader un peu.
- Hum, c'est tentant...
- C'est même plus que tentant, aller pas un mot, maintenant tu me suis et on y va.
- Oui chef!
Et elle rajoute:
- J'aime bien quand tu prends pour la chef.
- Si tu savais ce que je peux faire d'autre!
- Mais je demande qu'à voir.
Je lui souris un peu coquinement, et la tire et lui dit:
- Aller bouge ton beau petit cul, j'ai une de ces envie de t'embrasser.

Et nous sommes partie. Je compte l'amener se balader un petit peu dans un parc, dont mon frère en a parlé ce matin à table. Ce parc est tellement grand que normalement je le qualifierais de forêt, mais ici tout est démesuré. C'est l'endroit rêvé pour une petite balade en amoureuses, et je compte bien en profiter.
- Où tu m'emmènes?
- Tu verras.
- Ce serait pas plutôt à moi de te faire découvrir des endroits dans SF plutôt que toi, non, me taquine-t-elle.
- Ben oui, mais là j'ai une petite surprise...

Ce parc est vraiment superbe, mais très connu, donc mes espérances de pouvoir juste me balader main dans la main avec ma belle se sont brisés. Lucy l'a vu à ma tête car elle me dit:
- C'est trop chou que t'aies pensé à ce parc, et rien que la surprise c'est tellement sympa de ta part, mais t'inquiète pas si on continue on pourra être seule...Si j'ai bien compris c'est ce que tu voulais, non?
- Oui, c'est ce que je voulais au départ. Mais quand j'ai vu le monde qu'il y avait ça m'a un peu refroidi. Je voulais juste pouvoir profiter de mon dimanche après-midi avec ma copine en me baladant juste en lui tenant la main.
- Mais t'inquiète pas Super Lucy viens à la rescousse! Je connaît ce parc et si on continue un peu par là, on pourra profiter de la nature rien que toi et moi.
Elle me prends la main, me tire et me dit:
- Aller viens, suis moi!

Nous nous enfonçons un peu plus dans les bois, et effectivement nous sommes seules, en effet les gens ont l'air de rester tous au même endroit. Mais soudain je me rappelle mes polars où généralement les meurtres se passent toujours en dehors des sentiers dans des grands parcs extra-connus de grandes villes. Je ne veux pas laisser transparaître mon inquiétude mais apparemment c'est déjà fait car Lucy m'entoure de ses bras et me demande:
- Pourquoi t'es si inquiète? Je ne vais pas te violer me dit-elle avec un petit sourire coquin.
Je lui souris en réponse et lui dit:
- Oh rien, j'ai juste tout d'un coup eu une petite poussée de paranoïa.
- Et comme quoi, ma petite peureuse?
M'amusant à rentrer dans sa plaisanterie je lui réponds:
- Déjà un je ne suis pas peureuse et de deux, et ben je ne te dirais pas! Na!
- Aller ma puce, je rigolais juste, dis-moi, je te promet que je ne me fouterai pas de ta gueule, juré!
- Bon d'accord, c'est juste que j'ai repensé à tous ce que je l'ai lu comme bouquains...
- Oui continue.
- Et ben dedans, les meurtres se passaient toujours lorsque les gens, et plus généralement les miss, s'éloignaient d'un sentier dans un parc vachement grands...
Lucy me regarde d'un air si amoureux, ressert sa prise autour de mes épaules et dépose un baiser sur mes lèvre et me chuchote:
- Ne t'inquiète pas si quelque un essaie te tuer je serais là pour l'en empêcher.

Et savoir que quelque un, et en particulier Lucy, sera toujours là pour me protéger ou du moins essayer de le faire m'apaise. Elle me murmure:
- T'es trop chou j'adore quand t'es anxieuse, mais t'inquiète pas je crois que c'est juste pour faire marcher l'intrigue.
Et je ne trouve que ceci à lui répondre:
- Je t'aime.
Je me retourne et fais juste la seule chose au quelle j'avais envie depuis que je me suis levée, embrasser ma femme. Lucy répond à mon baiser en me tirant pour que je m'assois sur elle. Nous passons un moment si agréable que je voudrais seulement que le temps s'arrête pour nous laisser profiter de cette intimité.

Nous parlons vraiment de tous, entre autres de mes nouveaux amis, elle des siens, de ses profs, de ses cours qui sont catastrophiques... et le sujet arrivent sur quelque chose auquel j'y pense depuis huit mois: les piercings.
- Oh c'est pas vrais toi aussi tu veux t'en faire un à la langue! C'est trop cool, on pourrait y aller ensemble!
- Désolé de te casser dans ton élan, mais tu commence à connaître ma mère, elle me laisserait jamais faire un truc pareil... Tu sais au départ j'en veux un au labret mais c'est trop voyant, alors je peux même pas y penser, car je sais que la réponse de ma mère sera négative et en plus je ne peux même pas espérer en faire un en cachette puisque plus voyant que ça tu crèves.
- Trop cool, au labret, mais t'as tout à fait, raison ça risque vraiment de pas passé...
Silence, et Lucy rajoute d'un petit ai malicieux:
- Mais pour la langue on peux le faire sans que ta mère soit forcément d'accord...
- C'est vachement tentant tout ça, mais imagine qu'elle le découvre, je risque de me faire tuer!
- Pas si t'es discrète...
- C'est vrai... mais dis donc, il nous faut pas un accord parentale par écrit?
- Non pas forcément, en tout cas pas ici. Pourquoi?
- Parce qu'en Suisse, il t'en faut si t'es mineur, et suivant les perceurs, ils téléphonent à tes vieux.. Tu te rends compte?
- Ah ouais c'est claire que si c'était comme ça ce serait plus dur, mais t'inquiète pas, je connais un perceurs où tout mes potes ont été, il est très propres et tout et tout.
- Bon je te fais confiance, mais bon laisse moi le temps de digérer tout ça. Putain! Je suis trop excité, tu te rends compte on va se faire percer!
- Et ben toi il te faut pas beaucoup de temps de réflexion dis donc!
- J'ai pour finir choisi de laisser tomber la réflexion, je te suis à fond, comme toujours tu le sais ça?
- Mais bien sûr que je le sais, t'as même pas besoin de me le dire. Tu sais que je t'aimes toi?
Et pour seule réponses Lucy obtient un baiser. Au même moment mon téléphone sonne.
- Merde, fais chier, j'espère que c'est pas ma mère.
Je regarde qui c'est:
- Non en fait c'est les folles qui m'appellent... je leur réponds ou je fais la morte, parce que je ne veux pas te quitter moi. Mais si tu veux je peux te les présenter... ça te dit?
- Oula tu ne m'as pas laisser le temps de répondre à une seule de tes questions, mais oui ça me plairait bien. Aller réponds.

Je réponds donc au téléphone, c'est bien Nicky qui me propose de venir chez elle pour qu'on se marre un peu, toute la team des folles sera là. Je lui demande juste si je peux amener Lucy avec moi, et elle est tout fait d'accord, elle se réjouit même de la voir.

Nous interrompons donc notre petite ballade en forêt pour retrouver la civilisation. Civilisation ai-je dit? Je ne suis pas sûre que SF et les folles soit la civilisation, mais bon ce n'est qu'une façon de parler.

Nous nous dirigeons donc vers mon lycée, puisqu'une nouvelle fois, je ne connais pas assez la ville pour aller chez Nicky. Elle sont déjà arrivées, nous nous avançons et je présente Lucy:
- Hello, voila c'est Lucy la première fille que j'ai connue à SF.

Et voila les présentations faites nous nous dirigeons chez Nicky, ses parents sont là et ont l'air vraiment très sympas. Nous montons dans sa chambre et commençons à parler et à rigoler. Mais Lucy n'a pas l'air à son aise, elle n'a vraiment pas l'air de s'amuser, plutôt de vraiment s'ennuyer. Je me sens coupable mais comment le lui faire comprendre sans que les autres comprennent elle aussi quelque chose qui risque d'être compromettant? L'atmosphère s'alourdit et je commence vraiment à regretter d'avoir gâcher mon aprèm avec ma belle pour lui faire subir mes potes avec qui elle ne s'entend apparemment pas. Les folles se lèvent sous prétexte qu'elle allaient chercher quelque chose à grignoter et j'en profite donc pour parler à Lucy. Je ne sais pas si les folles ont fait exprès de nous laisser ou si cela était une grosse coïncidence. Mais cela n'est pas le problème, je dit à Lucy:
- Tu pourrais quand même faire un effort et paraître intéressée, ou au moins ne pas montrer que tu te fais grave chier, c'est pas très cool pour mes potes ni pour moi.
Lucy hausse la voix:
- Quoi c'est moi qui ne suis pas cool avec toi? C'est toi qui m'a emmener ici, pas moi!
Et ne pouvant pas m'empêcher de lui répondre en hurlant:
- Mais t'étais tout à fait d'accord!
- C'était pour te faire plaisir!
- Alors dis-moi qu'est-ce qui ne vas pas? Je n'ai pas changé c'est toujours moi, j'ai pas l'impression de me comporter autrement!
- Oui et c'est ça le problème, c'est ce que tu crois, parce que justement tu te comportes différemment!
- Et en quoi, dis moi?
Lucy baisse la voix et me réponds froidement:
- Et bien je te rappelle que je suis petite amie et que ça pour toi ça n'a pas l'air de vouloir dire grand-chose.
- QUOI, mais qu'est-ce que tu chies? Tu sais que t'es tout pour moi!
- T'as pas l'air de penser la même chose devant tes potes...
- Tu voulais que je leur dise quoi? Voila c'est Lucy ma femme et pendant que j'y suis j'aurais aussi pu leur dire que je suis gay hein? Et en plus ça j'en suis pas sur...
- Quoi? alors pourquoi tu sors avec moi?!
- Mais ne mélange pas tout! Tu sais que si je suis avec toi c'est parce que je t'aime...
Lucy me coupe et me réponds:
- Alors montre le moi. Je me tire salut. Et appelle-moi si tu redeviens normale.
Elle ramasse ses affaires et je dit plus à moi-même qu'à elle puisqu'elle a déjà franchi le seuil de la porte:
- Et c'est moi qui ne suis pas normale là...

Je me prends la tête dans les bras et repense à l'engueulade que l'on a eu. Que s'est-il passé, est-ce de ma faute? Ne me demande-t-elle pas trop, de dire à mes potes qui j'aimes ou plutôt en quoi c'est bizarre? Et Lucy me croit-elle réellement lorsque je lui dit que je l'aime? L'ai-je vraiment vexée? Mais la présenter comme ma copine était trop dur pour moi, en tout cas de le faire si vite. Mais mes problèmes ne sont pas finis, Steph arrive et me demande si tout va bien. Je lui répond que oui mais elle ne me croit pas:
- Aller cesse de t'inquiéter tu sais bien qu'elle t'aime, tu ne l'as pas perdue pour une petite engueulade pareille.
Quoi ai-je bien entendu? Steph est en train de me dire que Lucy m'aime toujours? Elle a donc compris? Est-elle en train de me juger? Je n'ose même pas croiser son regarde de peur de son jugement. Steph entoure ses bras autour de mes épaules et me dit:
- T'inquiète pas pour nous, en tout cas pour moi, cela change rien que tu sois avec une miss ou un mec, tant que tu as trouvé l'amour c'est ce qu'il compte et il faut en profiter au maximum.
- Merci, merci de ne pas me juger pour ça.
- Aller cours la rattraper et va lui parler, si tu te dépêche elle ne sera pas encore arrivée chez elle.
Voyant mon regard interrogatif elle rajoute:
- T'inquiète pas pour les autres, je vais en parler avec elle. Aller vas-y! Grouille!
- Merci t'es un ange!
Et je suis partie.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.
----------

réponse à un comm de huhu: (comme t'as pas mis d'e-mail)
je tenais juste a dire que j'ai vu SoN seulement apès le chapitre 15, donc si tu trouves des parrallèles avec mon histoire ( notamment entre glenn et jay- ce que je viens de remarquer-), le frère homophobe sur les bords c'était réellement mon idée. Mais sur le chapitre 16, en y réfléchissant bien, j'ai dû être influencée par SoN, je te l'accorde mais c'était vraiment involontaire et inconscient. Sur tout le reste de l'histoire, aucune inspiration ni influence de SoN puisque je ne les avais pas vu... donc tout ça sort de ma tête et de mes sentiments.

# Posté le lundi 06 novembre 2006 18:10

Modifié le mercredi 15 novembre 2006 17:25

Chapitre 17

A peine sortie chez Nicky, que j'ai l'impression que j'ai fait une énorme connerie d'avoir dit ça à Lucy et que quoi que je lui dise, rien ne sera plus jamais comme avant. A cette idée, l'adrénaline qui a soudainement traversé mes veines me donne la nausée. J'ai visiblement une telle peur de la perdre, de tout foirer une autre fois en m'énervant que j'en ai l'estomac qui se tord. A ce moment précis je donnerais bien tout au monde pour changer mon sale caractère qui me gâche toujours ce que j'ai de mieux. Je me rends subitement compte que je suis en train de réfléchir à la place d'agir, ce n'est vraiment pas dans mes habitudes... mais où est passé mon impulsivité? Suivant mon instinct je me mets à courir pour pouvoir la rattraper et lui présenter mes excuses. Je ne prends même pas la peine de me demander comment vais-je bien pouvoir me faire pardonner. De toutes façons la franchise et l'improvisation sont les meilleures des solutions lorsqu'il s'agit de sentiments. Peut-être pas l'improvisation en fait, mais si j'y réfléchissais j'aurais tellement peur que n'irais même pas m'excuser tellement je serais pétrifiée. La seul chose à laquelle je pense est de réussi à rattraper Lucy avant qu'elle n'arrive chez elle, sinon avec Jay en plus ce sera la totale. Alors je me force à accélérer encore un peu, quand j'aperçoit au coin de la rue ma chérie, en train de fumer une cigarette ce qui m'étonne beaucoup car je ne le savais pas. Une petite voix dans ma tête me rappelle que je ne suis avec elle que depuis deux semaines... et comme si je pouvais oublier ce qui vient de me traverser l'esprit, je me secoue la tête inutilement. Je me rends bien compte que je ne la connaît pas bien, mais l'amour n'est-ce pas aussi apprendre à connaître l'autre? Je ne l'ai jamais cru mais depuis que je suis avec Lucy beaucoup de mes perceptions ont changées. Mais le fait que Lucy ne m'ai pas dit qu'elle fumait me blesse malgré que je sais qu'elle fait ce qu'elle veut et qu'elle ne doit pas tout me dire, et surtout si cela fait aussi peu de temps que nous sommes ensembles.

Cette petite réflexion m'a pris le temps d'arriver jusqu'à Lucy. Me voila en face d'elle, et n'ayant rien prévu de lui dire à part mes excuses, et stupide comme je suis le seul truc que je trouve à lui dire est:
- Depuis quand tu fumes? Je savais pas...
- Si tu viens juste pour me faire la moral, tu peux repartir.
- C'est bon, désolée, prends le pas comme ça. C'est juste étonnant combien je ne te connaît pas en fait.
- Et oui...
- Quoi c'est tout ce que tu trouves à dire? Et oui, y a pas de justification ou quelque chose comme ça?
- Ben non, écoute je fume depuis longtemps enfin un bon moment...
- Mais pendant ces deux semaines je ne t'ai jamais vu fumer.
- J'étais tout simplement en train d'essayer d'arrêter.
- Et c'est à cause de moi que t'as repris? Lui dis-je inquiète.
- Non non t'inquiète pas c'est pas toi, c'est juste que c'est pas facile et à vrai dire la situation était vraiment tendue alors pour me clamer...
- T'as repris une clope, donc c'est bien à cause de moi... Bon alors excuse moi déjà de t'avoir fait reprendre la clope et surtout je suis désolée de ma réaction chez Nicky, j'aurais dû leur dire que... enfin j'aurais du me comporter autrement... mais comprends moi...putain c'est dur de s'excuser. Je sais que j'aurais même pas dû gâcher notre aprèm', je ne sais même pas ce qui m'est passé par la tête. J'aurais dû...
- Non c'était sympa de me présenter tes potes, c'est juste que j'ai agit vraiment bizarrement, enfin j'ai jamais eu l'habitude de me cacher devant mes potes ou ceux de mes copines... C'est à moi plutôt de te présenter mes excuses parce que je ne sais même pas si je suis la première fille avec qui tu sors et je t'ai forcé la main, j'ai vraiment agit comme une grosse égoïste.
- Tu vois je me rends compte que tout s'est passé tellement vite que je ne savais même pas que t'avais eu des copines avant moi...
- Mais c'est pas grave c'est un détail ça, moi je suis contente d'être ta première copine si j devine bien. Et en plus la rapidité ne me gêne pas... on va apprendre à se connaître t'inquiète pas.
- J'aurais jamais cru que se réconcilier serait aussi simple...

Elle me sourit et contre toute attente m'embrasse devant tout le monde. J'ai peur que les gens me voit, malgré cette pseudo confiance en moi, j'ai peur du jugement des autres. Et être gay pose un problème encore aux gens, je me fous de ce qu'il pensent mais j'ai peur d'être blessée par leurs propos. C'est très contradictoire mais c'est exactement dans quel état je suis à ce moment même. Malgré surprise par le baiser de ma chérie et apeuré par le regard des autres, une caresse de Lucy suffit pour me faire oublier ce monde remplis d'intolérance et pour ne plus que penser à ma princesse et à ses merveilleuses lèvres. Je me sens comme dans une bulle de bonheur, une bulle que rien ni personne ne pourra percer. Notre baiser s'approfondi, je n'ai plus peur. J'ai les yeux fermé et j'apprécie tout simplement ce magnifique baiser, qui marque notre réconciliation. Mes mains se baladent dans son dos, sa peau est douce, j'adore son odeur. Je suis tellement heureuse de toujours pouvoir embrasser l'être que j'aime malgré la rapidité ou n'importe quelles excuses qui pourraient être inventées contre notre couple. Je l'aime. Et je n'aurais jamais supporté me séparer d'elle, surtout pour une connerie pareille.

Lucy arrête notre baiser et me chuchote gentiment dans l'oreille:
- Y a des mecs qui nous matent de travers, des sales petits pervers. Viens on y va...

Je n'avais rien remarqué, les bras de ma Lucy agissant sur moi comme une protection, un paravent contre le regard des autres, contre le monde qui n'avait pas cessé de tourner. Ne sachant pas comment réagir, Lucy me prend la main et me tire gentiment. Je ne sais même pas où elle m'emmène mais je la suis docilement me rendant difficilement compte que j'ai enfin osé embrasser ma copine devant des gens, enfin je n'ai que rendu son baiser mais c'est quand même pour moi une source de fierté. Qu'en pense Lucy? Je ne vais pas lui en parler, je ne veux pas qu'elle me prenne pour une idiote... Mais a-t-elle remarqué quelque chose car elle me regarde bizarrement.
- Qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu me regardes comme ça?
- Oh pour rien, je viens juste de me rendre compte que tu me tiens la main devant tout le monde et que ça ne te dérange pas! Et en plus tu m'as embrassé devant tout le monde! Tu passes de rien à tout toi dis donc.
- Il m'arrive d'être adepte des extrêmes...
- Ben j'aime bien l'extrême que t'as pris, mais faut pas te sentir obligée par ce que j'ai dit avant. Oublie ça, on va juste avancer doucement à ton rythme.
- Non non t'inquiète, il me fallait quelque chose pour me booster, et ça a plutôt été quelqu'un, toi. Tient j'ai une idée pourquoi ne pas aller de nouveau chez Nicky, je suis sûre qu'elle nous accueillerait, et on peut y aller en couple si tu veux.
- Mais je t'ai dit faut pas que tu fasses ça juste pour moi, je me suis rendue compte que je t'en demandais trop, et y a pas besoin de faire quelque chose que tu ne veux pas faire tout simplement.
Et je lui réponds avec un sourire sur les lèvres car je m'apprête à la taquiner
- Bon là j'ai l'impression que c'est toi qui ne veux pas y retourner...
- Ok, Ok! T'as gagnés! Si tu y tiens on y va. Tant que je passe la soirée avec toi, ça ma va, mais c'est pour toi, y a quoi 1 heure t'arrivais pas à dire à tes potes que j'étais ta copine et là tu veux y retourner en disant que t'es en couple avec moi...et en plus tu me tiens toujours la main!
- Quoi t'aimes pas?
En voyant sa bouche ouvrir je rajoute toujours en souriant:
- Ok ok, j'ai rien dit. En fait j'adore quand tu t'inquiètes comme ça, mais si je te le dit c'est que j'en ai envie. Notre petite prise de bec a été un réel électrochoc, j'ai vraiment envie de me bouger et de tout simplement me laisser vivre et aimer.
- Toi tu m'hallucines comme t'arrives à changer en un rien de temps.
- Et oui, mais bon je ne suis pas lunatique quand même?
- Non c'est pas ça, c'est juste que tu peux être butée comme je sais pas quoi et être d'un autre côté tellement impulsive, c'est malade!
- Je suis tordue c'est ça ? Aller dis-le!
- Oui j'avoue tu es tordue! Mais je t'aimes comme ça, c'est ça qui me plait chez toi.
- Et heureusement. Viens là toi!

Je la prends dans mes bras et dépose juste un baiser dans son cou, puis suivant a suite logique des choses, nous nous embrassons. Quelqu'un sort est nous dit:
- Et ben on dirais que tout s'est arrangé entre vous...

Nous ne nous sommes pas aperçu que nous étions arrivées devant chez Nicky. C'est elle justement qui vient de nous dire avec un énorme sourire sur les lèvres qu'on s'est réconciliée. Je réagit étonnamment bien, nous étions en train de nous embrasser, j'arrête seulement gentiment et tient ma chérie par la taille en souriant moi aussi. Je vois dans les yeux de Lucy quelque chose qui ressemble à de la fierté mélangée à de l'amour. J'espère que dans mes yeux aussi des étincelles comme les siennes sont visibles.
Sammy arrivent derrière Nicky et par-dessus son épaule elle nous dit:
-Vous formez un magnifiques couple toutes les deux, vous allez super bien ensemble!

Tenant toujours ma princesse dans mes bras, je m'avance vers le seuil, rentre chez Nicky et en passant à coté d'elle et de Sammy je leur dit tout simplement:
- Merci.
- Mais merci de quoi? me répond Sammy.
- Ben juste d'être si tolérantes.
- On est pas plus tolérantes que ce que devrait être tout le monde...
Lucy rajoute:
- Ça, c'est bien dit.
Steph approche et Sammy nous dit:
- Steph nous a tout de suite raconté ce qui c'était passé... j'avais senti des tentions mais je ne savais pas qu'elles étaient de ce genre là, je veut dire d'une dispute entre petite copine, rajoute-elle gêné.
Et je lui répond la comprenant tout à fait:
- T'inquiète pas c'était pas censé se passer comme ça, je voulais pas qu'on se dispute...
- Mais t'aurais quand même pu nous dire que t'étais gay non?
Silence
- Mais c'est pour ça que tu voulais pas nous raconter ce qu'il n'allait pas.. Je comprends enfin!
- Ben je pouvais pas parler de ma relation avec Lucy sans lui en parler avant.

Lucy resserre sa prise pour me témoigner son amour et me montrer à quel point elle apprécie ce que je viens de dire.
Nicky nous propose de monter dans sa chambre pour parler un peu, et cette foi-ci de manière beaucoup plus détendue. Nous montons donc dans sa chambre, nous nous installons par terre. Ne sachant pas trop où et comment nous assoire, je sais juste que j'ai envie d'être près de Lucy et si possible dans ses bras comme n'importe quel couple avec des amis. Les folles ressentent ma légère gêne car Nicky me dit:
- Faites comme chez vous. Aller! Comportez-vous comme un couple nous ça nous fait plaisir de voire deux personnes qui s'aiment. Aucune gêne entre nous, ok?

Je m'installe donc dans les bras de ma chérie, et nous passons ainsi toute la soirée, en riant entre amis et en plus avec ma copine. Qui aurait cru que ce week-end allait aussi si bien se passer et surtout se finir? Je ne peux pas être plus heureuse. Mes amies ont accepté ma copine et ma copine s'entend très bien avec elles.
Peu de temps après nous décidons de regarder un film, un à suspens. Je suis tellement prise dans le film, comme à chaque fois, que je suis hyper stressée. Lucy me tient dans ses bras et me caresse gentiment sans omettre les petits commentaires moqueurs de temps à autres qui amènent inévitablement à des baisers, gênés aux début mais anodins aux yeux des autres ce qui nous permets de vraiment nous détendre. Nicky nous invite finalement à dormir chez elle après avoir soupé, ce que nous acceptons volontiers! Nous dormons toutes dans la même chambre, Lucy et moi sur un matelas, les folles dans l'autres matelas. Nous nous endormons finalement vers trois heures du matin. Aussi tard car cinq filles dans une chambre c'est impossible que ça ne parle pas. Mais ayant l'école le lendemain nous décidons de quand même dormir quelques heures. Lucy est dans mes bras quand je me sens tout doucement tombée dans les bras de Morphée dans un sentiment de bien-être.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.

# Posté le mardi 05 décembre 2006 18:12

Chapitre 18

alors je mets enfin le chapitre 18 avec un peu (beaucoup) de retard...bon je crois que je me ratrappe un peu quand même, c'est le plus long de tous, il doit faire presque deux chapitres normaux. jespère que ca va vous plaire, dites moi ce que vous en pensez. ah et pis je ne tarderai pas autant a mettre le prochain, je lai fait une fois mais pas deux.

Nous sommes en retard, nous courons pour arriver à l'heure en cours, ou plutôt pour ne pas y arriver trop en tard. Les folles nous ont dépassées ma chérie et moi, car elles nous ont laissés un peu de temps juste pour nous deux. Ce n'est pas que nous sommes timides mais c'est tout nouveau pour moi de pouvoir embrasser ma copine sans faire attention aux regards des autres. Nous arrivons presque devant l'école quand tout à coup tout s'efface, Lucy disparaît, ma vue se brouille, j'ouvre les yeux et je me retrouve en Suisse, dans mon lit... Que se passe-t-il? Pourquoi suis-je dans mon ancien lit? Tout d'un coups je comprends. Toute cette aventure aux Etats-Unis n'était qu'un rêve. Me serais-je tout imaginé? Ma copine, ses bras, sa bouche, son souffle ne sont-ils que le fruit de mon imagination? Mon c½ur s'accélère de panique... je suis en train de perdre mes moyens quand je sens quelqu'un me caresser gentiment l'épaule en m'appelant:
- Téa? Ma puce? Calme-toi. Aller réveille-toi, ce n'est qu'un rêve.
- Putain, qu'est-ce qui s'est passé?
- Je sais pas. Tu as tout d'un coup commencé à t'agiter sans raison, tu as sûrement dû rêver.
- C'était horrible du reste...
- Qu'est-ce qui se passait?
- On était en retard ce matin pour aller en cours...et d'un coup je me suis réveillée dans mon ancienne chambre. Toute ma nouvelle vie ici avait disparue. Tu n'existais pour moi que parce que je l'avais imaginé et rien d'autre. Et tout ça m'a vraiment fait flipper. J'ai vraiment eu peur que tu n'existais pas, j'ai cru que mon c½ur allait se briser. Je ne veux vraiment pas te perdre. Même si ça fait pas longtemps qu'on est ensemble, même si on ne se connaît pas bien, je ne veux vraiment pas te perdre.
Elle pose son doigt sur mes lèvres et me murmure:
- Chut tu sais bien que n'était qu'un rêve puisque je suis devant toi...et je vais te prouver que je ne suis pas un rêve, je suis bien là, en chaire et en os.
Elle pose doucement ses lèvres sur les miennes. J'ai vraiment besoin de sentir son corps, son souffle, ses caresses. Elle ne pouvait pas faire mieux pour me calmer. Suivant mon envie j'approfondis ce baiser. Ma main se glisse sous son t-shirt. Je sens sa chaleur, j'ai besoin de la toucher, de la sentir, de l'embrasser. Mon c½ur bat la chamade comme à chaque fois que j'embrasse ma chérie. Rien ne peux gâcher se moment...sauf un certain raclement de gorge exactement au moment même ou cette pensée m traverse l'esprit. J'avais complètement oublié que nous n'étions pas seul.
- Hum, je suis vraiment désolée de vous déranger mais ton natel sonne
- Et merde, j'ai oublié de prévenir mes parents hier, je vais me faire tuer!
Je regarde Lucy et lui dit:
- J'en ai rien à battre, tan pis. C'est de toutes façons c'est trop tard il a arrêté de sonner.
- Je crois pas que ça soit la meilleure chose à faire. Plus tu vas laisser traîner plus sa va péter.
- Tu crois vraiment?
- Je crois pas seulement, j'en suis sûre.
- Et merde! Fais chier. Elle a le don pour tout gâcher!
Steph nous interrompt:
- Téa? Tu devrais quand même regarder qui c'est qui t'as appelé avant de t'énerver sur ta mère...
Je souris et réponds:
- Ah ouais, c'est vrai que ce serait bien si je regarde qui c'est avant! Mais bon j'ai toujours le même problème, je vais quand même me faire tuer par mes parents parce que je ne les ai pas prévenus que je ne dormais pas à la maison...

Je me lève et regarde l'écran.
- Et merde! C'est elle. Je sens les problèmes arrivés à grande vitesse... Et je fais quoi maintenant? Je crois que je ne vais pas la rappelé. Sinon c'est sur que ça va gueuler.
Lucy m'interrompt:
- Non fais moi confiance et rappelle-là. T'as meilleur temps. Je t'assure que ça chauffera moins si elle voit que t'as fait un effort de la rappeler plutôt que faire comme si de rien n'était.
- Mais bon ça ne changera rien je vais quand même me faire trucider...que ça soit maintenant au téléphone ou ce soir.
Lucy m'entoure de ses bras et me dit en souriant:
- Téa tu m'écoutes maintenant et tu la rappelles! Pas de discussion!
Je me retourne et lui réponds avec un sourire sur mes lèvres:
- Bon si tu y tiens tellement que ça. Mais c'est bien pour toi que je le fais.
- Je sais, je sais.
Elle me tend mon téléphone en me disant:
- Oui j'y tient même beaucoup.
- T'es si pressée que ça?
- Aller arrête d'essayer de gagner du temps et règle ça.

Je compose le numéro et à peine j'entends la première sonnerie que ma mère décroche en hurlant:
- Où étais-tu passée? Qu'est-ce qui t'as pris de ne pas rentrer à la maison? T'es où là et avec qui? Comment t'as pu nous faire ça? Ton père et moi avions confiance en toi...
Je n'écoute même pas la suite sachant qu'elle risque de continuer sur sa lancée pendant cinq bonnes minutes. J'éloigne le téléphone de mon oreille et attends qu'elle se calme. Je n'ai même pas envie d'écouter ce qu'elle a à me dire. Je m'en fou royalement. Si j'ai appelé ma mère c'est parce que ma chérie me l'a demandé sinon j'aurais laissé traîner jusqu'à ce soir.
Les cris se sont arrêtés je repose mon portable sur mon oreille et dis:
- Peut-être que si tu me posais une seule question à la foi je pourrais te répondre.
- Ne me parle pas comme ça! T'as compris!
M'enfonçant comme d'habitude, je lui réponds d'un ton plus qu'irrespectueux:
- C'est bon, ok, pas besoin d'hurler.
- On en reparle ce soir, sache que ton comportement est loin de nous plaire.

Plus aucun son ne sort de mon portable à part les courts bips signifiant que ma mère vient de me boucler le téléphone au nez. Je ne vais pas la rappeler, c'est elle qui a raccroché si elle veux me parler elle peut le faire sans problème. Je suis quand même étonnée que ma mère ait réagit ainsi, je veux dire me raccrocher le téléphone comme ça n'est pas dans ses habitudes. C'est pas grave de toutes façons, j'assume et je verrais bien les conséquences ce soir. Je suis dans ma période légèrement je m'en foutiste et donc tout me passe au dessus, comme mes parents, les cours, tout sauf ma Lucy, mais je sais que cela est stupide et immature mais je m'en fou justement.

Après ce charment petit épisode nous allons en cours, je me sépare difficilement de ma chérie et essaie en vain de suivre. Les cours se résument par un énorme ennuie malgré tous les efforts que les folles font pour essayer de m'égailler. Lucy me manque terriblement, je n'ai jamais ressenti un si grand manques pour quelqu'un, c'est malade. Je l'aime à un tel point, c'est inimaginable et pourtant on ne se connaît que depuis un petit peu plus de deux semaine. Je suis dans mes pensées, la parole du prof ressemble plus a un bruit de fond qu'à autre chose. Je me rends soudainement compte que pendant ces deux semaines je n'ai même pas pensé à mes potes restés en Suisse. Je suis déçu qu'aucun d'entre eux n'ait pensé à m'envoyer de message, et pourtant cela ne demande pas beaucoup d'effort...Je repense à leur dernières paroles, du genre on ne t'oubliera jamais, tu vas trop nous manquer, tu est vraiment quelqu'un de super. Et de toutes façons tu reviens les prochaines vacances non? Alors on se fera une méga teuf, tu verras tu ne seras pas déçue de nous! On va assurer. Mais jusqu'à maintenant ils n'assurent pas du tout puisque personne n'a donné signe de vie. Même ma meilleure amie n'a rien fait pour garder contact et pourtant elle est comme ma s½ur. Ce que je craignais le plus, c'est-à-dire de perdre contact avec mes amis, s'est produit. J'en été sûre, j'ai vraiment l'impression que l'on ne peut jamais compter sur qui que se soit et encore moins s'attacher au gens, ils nous briseront toujours le c½ur en fin de compte. J'en suis carrément dégoûtée. J'espère simplement que je n'aurais pas à vivre ça une autre fois avec les folles, que je considère vraiment comme mes amies, ni avec Lucy.

Les cours m'ont paru interminables. Et le pire c'est que ma chérie finis les cours plus tard que moi alors pour pouvoir la voire il me faut l'attendre. Je pars donc au parc comme convenu avec ma chérie munie de mon skate et de mon ipod. J'aurais pu rester avec les folles et attendre que Lucy nous rejoigne mais j'ai décidé que j'allais faire mon asociale et donc que j'allais skater toute seule en attendant ma chérie. Les folles ont essayé de me faire rester avec elle ne serait-ce juste pour faire mes leçons, mais butée comme je suis j'ai refusé. Mon comportement m'étonne malgré tout. Je ne comprends pas pourquoi je réagit ainsi. Pourtant je ne suis pas comme cela d'habitude. Je devrais en parler à Lucy car je sais qu'elle est la bonne personne pour m'aider ou du moins pour tout faire pour m'aider et j'ai confiance en elle.

La musique dans les oreilles, je skate donc pour passer le temps. Ce moment de solitude me fait du bien malgré tout, mes pensées sont libres de tout mouvements rien ne les contrôlent, ne les arrêtent. Je pense à la chance que j'ai d'avoir rencontré Lucy quand justement elle arrive sans que ne la voit et me félicite pour mon trick réussi. Je n'ai pas vu le temps passer. Je suis heureuse de voire ma Lucy, heureuse de pouvoir la tenir dans mes bras, de pouvoir l'embrasser, la sentir, la toucher. Et pourtant cela ne fais pas si longtemps qu'on s'est quitté, juste depuis ce matin, mais j'ai l'impression que cela fait une éternité tellement elle m'a manqué, tellement j'ai besoin d'être avec elle. Besoin est le mot. Jamais je n'ai vécu quelque chose de pareil. Jamais je n'ai eu besoin de quelque un, rien que par liberté je ne me suis jamais accordée le fait de pourvoir avoir besoin de quelqu'un. Et la pourtant aucun sentiment de liberté ne m'empêche de connaître cette amour qui va jusqu'au besoin. Pourtant je croyais avoir déjà aimé, j'en étais même sûre. Mais mon amour envers Lucy me prouve le contraire. Ces amours vécus n'était pas réellement de l'amour. Avant ma chérie je ne savais pas ce qu'était l'amour, je croyais tout simplement le connaître, mais ma puce ma montré la contraire. Elle m'a appris ce que veut dire ce verbe aimer.

Je n'ai pas besoin de faire quelque chose de spéciale pour me sentir bien, sa présence me suffit. Elle me suffit pour me rendre la plus heureuse du monde. Quand je suis avec elle je ne calcule rien, je ne fais pas attention à ce que je dis, cela sors naturellement. Elle est la seule à m'aimer comme je suis, avec mon sale caractère et toutes les conneries que je débite. Elle est la seule à me supporter, à supporter la vrai moi. Avec elle je me sens bien, tout simplement.

Je la prends dans mes bras, la pousse gentiment à s'asseoir et nous commençons à parler. Je l'observe, apprécie les mouvements que font ses lèvres, si belles, que j'ai la chance d'embrasser. Je dépose un baiser sur ces lèvres l'interrompant dans ce qu'elle me disais. Plutôt surprise,elle sourit et plonge son regard dans le mien. Ses yeux me parlent. Ils me disent combien elle m'aime, combien elle tient à moi. Je l'aime, c'est fou combien je l'aime. Je pose mes lèvres sur les siennes, j'ai besoin de ressentir sa douceur, son goût, sa chaleur. Toujours en l'embrassant je m'assied sur elle et ma main s'aventure sous son T-shirt, à la recherche de sa peau. A ce geste Lucy frissonne et approfondit un peu plus notre baiser.

Le temps passe sans qu'il n'ai de réels effets sur nous. La sonnerie de mon portable nous ramène durement à la réalité. C'est un message de ma mère qui me demande quand est-ce que je compte rentrer et si je pense dormir à la maison. Apparemment la nuit d'hier lui est restée au travers de la gorge.

Je ne veux pas quitter ma chérie. Je lui demande donc si elle veut dormir chez moi. Elle hésite, car, elle le sait, je vais passer un sale quart d'heure à mon arrivée chez moi et elle ne veut pas déranger. Mais moi j'ai besoin de son soutient. Et avec un peu de chance mes parents vont être un plus indulgent comme il y aura quelqu'un. Elle accepte donc.

J'envoie donc un sms à ma mère lui disant que je compte naturellement dormir à la maison, et profite ainsi pour lui demander si Lucy peut dormir chez nous. Ce message est un peu inutile car le temps que ma mère le voit nous serrons déjà chez moi, mais il me servira quand même au cas où ma mère ne veut pas que Lucy dorme à la maison sous prétexte que je ne l'ai pas prévenue.
Nous arrivons donc chez moi. A peine entrées que ma mère se met à hurler. Elle n'avait donc pas vu mon message car si elle savait que Lucy serait avec moi elle n'aurait pas hurlé comme ça.
En voyant ma chérie, ma mère arrête soudainement de crier et dit quelque peu gênée:
- Ah salut Lucy, sa va?
- Oui très bien merci. Et vous ?
- Sa va merci. Ça ne te dérange pas si je t'emprunte Téa trois minutes, ça ne devrait pas être long.
Lucy me regarde et me sourit. Elle me murmure un « bonne chance » suivi d'un « essaie de rester calme».
Essayer de rester calme, je crois que c'est trop demandé. Ma mère me tape sur les nerfs et je n'arrive vraiment pas à me contrôler, même si je décide d'être la plus diplomate possible, réfléchir avant de dire quelque chose que je risque de regretter, comprendre ce qu'on me reproche sans m'énerver, c'est impossible. Mais cette fois quelque chose change la donne, ma chérie est ici, et plus vite je règle ce problème plus vite je serais dans ses bras. Voila ma seule motivation, Lucy.

Ma mère commence donc à me reprocher mon comportement de la veille et me surprenant moi-même je m'excuse tout simplement sans aucune provocation ni manque de respect, contrairement a ce que j'aurais habituellement fait. Ma demande est sincère.
- Je suis vraiment désolé et j'ai conscience que j'aurais dû t'appeler pour au moins te prévenir mais on s'amusait tellement que j'ai oublié de t'appeler. Je t'assure que ça ne se reproduira plus.
Ma mère était, je dirais, estomaquée. Elle pris un petit moment avant de me répondre puis elle me dit:
- Je m'attendais à devoir hurler et te faire une leçon de moral. C'est bon pour cette fois mais que cela ne se reproduise plus.
Je souris, je ne sais pour quelle raison, peut-être parce que je suis fière de ma victoire mais aussi parce que je lui en suis reconnaissante.
- Merci.
- De rien. En fait je me demande bien qu'est-ce qu'il s'est passé aujourd'hui pour que tu mûrisses comme ça.

Peut-être l'amour, ou tout simplement Lucy. En tout cas ce qui est sur c'est que si elle n'était pas là, jamais je n'aurais fait l'effort d'écouter ma mère, sans tout de suite m'énerver...
Je ne réponds pas et m'en vais retrouver ma puce. Elle est au salon entrain de parler avec mon frère. Ces deux-là s'entendent bien, c'est cool. Je la prends par la main et l'entraîne dans ma chambre. En montant les escaliers Lucy me dit en souriant:
- Je n'ai pas entendu crier...et je m'attendais à devoir t'attendre un peu plus longtemps.
Je lui souris en retour et lui dit:
- Ah ce que l'amour ne me fait pas faire! J'ai sacrifié mon moment de détente avec ma mère pour toi, tu t'en rends compte quand même!
- Ouais t'inquiète pas, je vois bien que sans ton engueulade journalière tu te sens pas bien mais c'est trop gentil de ta part d'avoir fait ce geste.
- Ah ce que je ne ferais pas pour toi.
Nous disons tous ça sur un ton si théâtral que nous explosons de rire. Nous arrivons dans ma chambre et nous nous posons sur mon lit. Ce meuble que j'ai tant attendu! Parce que dormir sur un matelas par terre ça va un moment, mais bon de quoi je me pleins, il est enfin arrivé et je suis contente, le seul truc qui m'importe à ce moment c'est Lucy que j'ai mon lit ou pas m'importe peu. Comme des pensées idiotes peuvent nous traverser l'esprit des fois, c'est dans ces moments-là qu'on se sent particulièrement stupide.

Lucy se couche sur mon lit et je pose tous simplement ma tête sur son ventre et commence à caresser sa main. Nous parlons tout simplement. Je lui parle de ma déception de ce matin lorsque j'ai pensé à mes amis. Elle me dit très gentiment qu'il faut que je leur laisse le temps, que cela ne fait que deux semaines que je suis partie,et que surtout s'ils sont mes amis je n'ai pas à m'inquiéter ils m'appelleront. Je lui parlent aussi du besoin de solitude que j'ai eu cet après-midi. Pourtant mes amis comptent énormément pour moi, mais aujourd'hui j'avais juste envie et besoin d'être seule et je le lui dit. Elle me répond que mon besoin d'être seule, de ne pas voire mes amies est peut-être due à la déception de ce matin, à la peur de devoir subir une autre déception avec elles, ce qui se traduirait par un éloignement. Je n'y avais pas pensé, mais Lucy a sûrement raison, cela doit être ça. Elle me conseille aussi d'en parler aux folles, cela me ferait du bien si j'en crois ce qu'elle viens de me dire, et je pense qu'elle a raison pour changer. Je regarde l'heure sur mon natel quand Lucy s'écrie:
- Mais attends, t'as bien changé ton numéro en arrivant ici? T'as un numéro américain là.
- Ben bien sûr pourquoi tu me demandes ça?
- Réfléchis un peu. Si t'as changé de numéro c'est normale que tes potes de suisses ne peuvent pas t'atteindre comme tu leurs as pas donnés ton nouveau numéro. Non?
- Putain mais c'est vrai! Je suis trop conne! C'est entièrement de ma faute là si j'ai pas de nouvelles! Mais j'hallucine combien je peux être grave!
- Hey, mais t'énerve pas, sa servirait à rien.
- Mais comment ça a pu me sortir de la tête? Putain je suis trop conne. Maintenant c'est de moi qu'on va être déçu...je suis nulle. J'ai vraiment pas assuré sur ce coup.
- Ils vont peut-être un peu être déçus au départ, mais ne t'inquiète pas ils comprendront.
- J'espère.
- Aller viens dans mes bras.

Sa proposition est la seule chose que j'ai envie de faire à ce moment précis. J'ai besoin de sa chaleur, de ses bras qui me protègent, j'ai tout simplement besoin de son contact. Je m'avance donc dans sa direction, car entre temps je me suis levée pour parcourir la chambre de long en large, m'énervant sur moi-même. Je m'assieds dans ces bras et ferme les yeux. Je m'y sens comme protégée, je pourrais tout oublier dans ses bras. Lucy me rappelle gentiment à la réalité:
- Si tu veux je t'aide après à retrouver leur numéro.
- Merci ma puce.
- Je t'aime tellement, je ne sais pas quoi dire pour te le montrer.
- Y a pas besoin de mots, tes gestes et ton regards me suffisent, et puis je le sais aussi, je le ressens.

Je n'ai jamais ressenti un tel amour lors d'un baiser. Mon corps s'affole de plaisir. Je l'aime et ce sentiment est magnifique, le réaction de mon corps l'est tout autant. Après ce moment de câlins et de baisers enflammés par l'amour et le désir, nous décidons d'aller nous coucher, ou du moins essayer, car comment est-ce possible de ne pas embrasser de si belles lèvres, de ne pas sentir ce corps si magnifiques sous ses caresses, de ne pas dire combien notre c½ur bats pour cette personne, comment ne pas prononcer ces mots si pleins de sens à la personne de tous nos désirs?

Finalement couchée dans ses bras nous décidons de profiter du peu de sommeil qui nous reste. Lucy me demande juste avant de me souhaiter bonne nuit quelque chose qui va me motiver pour le reste de la semaine:
- Ma puce, ça te dit d'aller chez le perceur samedi?
Je suis a moitié endormie et ne comprends pas tout de suite de quoi elle parle:
- Le perceur?
- Tu ne veux plus te faire percer la langue?
- Bien sûr que oui!
- Alors je te propose d'y aller samedi.
- Oh, mais c'est trop fort! Bien sûr que ça me dit!
- Bon je vais profiter alors au max de ta langue dénudée de bijoux, me dit-elle en souriant.

Nous nous embrassons une dernière fois, je lui murmure à l'oreille un dernier « je t'aime » et je m'endors si heureuse dans les bras de l'être que j'aime et désire le plus. Ma vie dans ces bras, avec elle ressemble à un rêve, un rêve que je souhaite interminable.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.

# Posté le jeudi 08 février 2007 21:04

chapitre 19

Tiens une mise a jOurs? Oui je me suis enfin bOugée le cul, me demandez pas pourquOi seulement maintenant, j'ai pas d'excuse, peut-etre un semblant de répOnse:pas d'inspi, pas l'envie, pas de temps , autres chOses a faire, mais je n'ai jamais Oublié cette histOire qui me tient a cOeur, même sans mise a jOurs ni sans l'écrire j'y ai beaucOup pensé et pOur une fOi j'avait fait un petit plan avant d'écrire et un peu de suite dans les idées...
enfin bref vOila la suite avec beaucOup de retard j'espère que vOus aller aprécier et un avis cOmme tOujOurs me ferait plaisir.
bOnne lecture et merci de cOntinuer a me lire après cette lOngue attente.



Au fur et à mesure que les jours s'écoulaient mon excitation s'intensifiait au point que mon estomac en était complètement retourné. Samedi est trop vite arrivé de même que le temps m'a paru une éternité. En effet les jours passés ont été d'une longueur étonnante, frôlant l'insupportable, mais d'un autre coté, maintenant que je suis assise dans les bras de ma chérie chez le perceur à attendre que cela soit mon tour, je trouve que c'est peut-être un peu précipité. Mais me connaissant et surtout connaissant ma contradiction légendaire je sais que je ne dois pas m'écouter et que je ne vais pas regretter ce piercing et encore moins de le faire en même temps que ma copine. Mon excitation est à son comble. J'adore cette sensation, cette poussée d'adrénaline qui se déverse dans mon corps comme pour prouver qu'on est bel et bien vivant. Lucy et moi en avons tellement parlé de ce piercing, qui est notre rêve a toutes les deux, pendant cette semaine que tous les points ont été soulevés, depuis l'attitude à prendre devant mes parents puisque je le fait sans leur autorisation jusqu'à l'imagination de la sensation d'embrasser sa copine avec un piercing. Mais une question me trotte encore dans la tête: qui de nous deux va-t-elle passé en premier. Parce que passer en premier signifie affronter l'inconnu (ce qui me dérange pas) et passer en deuxième signifie regarder l'autre se faire percer et donc augmenter le stress suivant les personnes. Lucy a dû remarqué que quelque chose me titillais car elle me chuchote a l'oreille:
- Faut pas stresser ma chérie, je suis là, t'inquiète pas tout va bien se passer. Tu verra une fois que c'est fait sa va trop être magnifique!
- J'en doute pas, lui dis-je en souriant, et je stresse pas d'abord.
- Ah non?, me répond-elle en me taquinant, pourtant je commence à très bien te connaître, je l'ai vu sur ton visage, quelque chose te dérange.
- En quelque sorte oui, mais c'est pas du stress enfin c'est clair que je stresse un peu mais c'est soutenable. Je me demandais juste qui c'est qui va passer en premier.
Lucy me sourit et me répond:
- C'est juste ça? T'avais l'air d'être beaucoup plus troublée.
- Bah sa me trouble ça.
- A ce point?
- Apparemment, mais laisse tomber c'est pas important.
- Non non mais explique je peux tout à fait comprendre.
- Non c'est bon tu vas me prendre pour une tarée.
- Euh ça c'est déjà le cas.
Je me marre et lui donne un petit coup, elle fait semblant d'avoir mal et me prend dans ses bras, croise ses bras sur mon ventre et pose sa tête au creux de mon cou. J'adore quand elle fait ça je n'ai aucune idée pourquoi mais je me sens si bien quand elle le fait, en fait il me suffi juste de sa présence à mes cotés pour avoir une impression de bien-être inégalable. Je me rends compte que cette question est insignifiante et je le fais savoir à ma chérie en le lui murmurant à l'oreille:
- En fait t'as raison c'est tellement insignifiant qui c'est qui passera en premier, on verra bien, de toutes façons on va pas changer les bonnes habitudes, on va faire sa à l'arrache pour changer.
Lucy sourit et me dit avant de me déposer un baiser sur les lèvres :
- C'est tout toi ça.
Oui effectivement c'est tout moi ça, je fais tout un plat pour rien mais quand il faut absolument que je me pose certaines questions avant d'agir je ne le fais pas. Je suis un cas désespéré paraît-il.

Le perceur s'avance et nous dit:
-A qui le tour?

Je regarde ma puce et elle hoche la tête en signe d'approbation. C'est bien la première personne avec qui je n'ai même pas besoin de parler pour qu'elle me comprenne à ce point. Enfin sauf ma meilleure amie, qui ne l'est. peut-être plus vu que je ne n'ai pas donné de nouvelles, et que je ne lui ai même pas raconter tout ce qui s'est passé dans ma vie... Elle en sera sûrement déçue mais elle ne coupera pas les ponts j'en suis sur, notre relation est beaucoup trop forte pour que l'on ne soit plus aussi proche qu'auparavant. Elle a toujours été là pour moi et je le serai toujours pour elle. J'espère juste qu'elle me pardonnera de ne pas lui en avoir parler plus tôt. Je sais d'amblée qu'elle ne me reprochera jamais le fait que je sorte avec une fille mais plutôt le fait que je ne lui ai pas parlé de mes doutes, que je ne lui ai pas donné de nouvelles et que surtout je ne lui ai pas dit à quel point je suis heureuse.

Je vais donc m'asseoir sur le siège après un dernier regard en direction de mon c½ur pour me donner courage. Le perceur me parle je ne l'écoute pas trop, je suis ailleurs, dans mes pensées pour changer. Je suis impatiente, je n'ai même pas peur étonnamment, je me laisse faire faisant pleinement confiance au spécialiste. Il me désinfecte la langue, me fais une marque au stylo, vérifie et prends l'aiguille. Mon premier réflexe est de fermer les yeux, il ne faut surtout pas que je vois l'aiguille, je n'ai aucune idée comment je vais réagir, je ris intérieurement de moi-même, il faut y aller pour aller se faire percer et avoir peur des aiguilles quand même, mais c'est moi , être bizarre et contradictoire. A peine le temps de penser ça que le perceur est déjà entrain de mettre le bijoux dans le trou, j'ai rien senti moi qui m'attendais à souffrir un peu malgré tout.

Mon inquiétude était vraiment inutile puisque à mon étonnement le perceur ne laisse pas regarder les autres. Effectivement il est très professionnel ma chérie avait raison. Donc vient a son tour de passer, j'attends plutôt impatiemment.

Les deux piercings finis le perceur rajoute juste une chose:
- N'oubliez pas que pendant la semaine qui suit vous ne devez pas faire certaines choses dont fumer,boire ni embrasser...

Je regarde ma chérie et grimace. J'ai dû zapper le moment où il me disait ça, sûrement le stresse parce qu'il me semble pas que j'aurais pu oublier le fait que je ne vais plus pouvoir embrasser ma chérie, je ne pense pas être à ce point gâteuse.

En sortant de chez le perceur je regarde ma chérie et grimace:
- Je crois que ton piercing va t'achever.
Elle m'interroge du regard et je continue le plus sérieusement du monde.
- Bah ouais, d'abord tu peux plus fumer et addicted comme t'es tu vas souffrir, pour l'alcool idem et enfin comment vas-tu te passer de mes baisers hein? Et en plus un piercing ça fait sur-mal. Je te le dis, tu vas mourir.

Elle se marre et me répond:
- En tout cas toi t'as pas l'air de subir la douleur du piercing, tu parles toujours autant.
- Mais jamais rien n'arrêtera la légendaire Téa de parler, encore moins un piercing.
Elle rigole de plus belle s'avance vers moi et me prend dans ses bras:
- Pour les clopes, oui je vais crever mais j'ai la volonté suffisante je pense, pour l'alcool c'est pas grave on trichera que vendredi...
Je la coupe en lui demandant:
- Ah on sort vendredi?
- Oui j'ai une soirée avec des potes, genre alcool et rigolage a gogo, je suis sure que t'es partante.
Je la regarde en souriant et dis:
- Bah bien sur toujours partante pour sortir moi.
- Tu vois je te connais bien.
Je lui réponds en souriant:
- Encore heureux.
On rigole et elle rajoute:
- Et avant que tu ne me coupes je voulais te dire que tu as raison que sur un point, je ne vais pas pouvoir me passer de toi pendant une semaine, déjà que j'ai de la peine de ne pas t'embrasser en ce moment, c'est pourquoi je compte bien tricher.
- Je me disais aussi que tu pouvais pas te passer de moi, lui dis-je un grand sourire sur les lèvres.
- Ah mais toi tu restes jamais plus de deux secondes sérieuse hein.
- T'es encore gentille, deux secondes ça me parait même trop.
Nous éclatons de rire et Lucy me dis:
- Si j'avais pas ce foutu piercing je t'aurais embrassée comme personne ne l'a jamais fait...
- Tu le fais même pas mais rien que le savoir me fait plaisir.

Sur le chemin du retour je me rends compte que que ne peux pas m'empêcher de tout transformer en blague, j'ai pas envie d'être très sérieuse ces temps. Juste le fait de faire apparaître un sourire sur les visages et encore mieux si c'est celui de ma chérie me rends heureuse et me fait oublier tout soucis alors pourquoi s'en priver?

Nous rentrons chez ma chérie, Jay n'est pas là, il doit sûrement être en train de nous éviter, c'est peut-être mieux ainsi je n'ai pas envie de dispute en ce moment. Je suis chez ma copine, j'y passe la semaine, j'ai envie de profiter de ce moment au maximum, une dispute entre Jay et ma chérie gâcherait tout.

Malgré le fait que c'est samedi nous ne sortons pas. Nous préférons regarder un film tranquil rien que ma chérie et moi. Et de toutes façons vu l'était dans lequel nous sommes cela vaut mieux. Je souffre comme c'est pas possible, ma langue a enflée, j'ai mal jusqu'aux ganglions et j'ai maintenant de la peine a parlé tellement j'ai mal.
Interrompant le film à bout de patience je me retourne et dis a ma chérie:
- Putain tu sais quoi? Super Téa souffre comme une tarée, j'ai trop mal, j'ai l'impression que ma langue a doublé de volume sérieux.
Elle sourit dépose un baiser sur mes lèvres et me dis:
- Ma chérie s'avouerait-elle enfin vaincue par le piercing?
- Oui et pas qu'un peu...
- Tu verras on a que quelques jours a souffrir après c'est le pied.
- Mmh t'as pas tord.
- J'ai toujours raison.
- Hey tu me piques mon rôle la, c'est moi qui me la pète normalement, lui dis-je en faisant semblant de tirer la tête.
- T'aimes pas quand je me la pète ma chérie? me dit-elle en me souriant légèrement.
- Mouais moyen...
- Oula mais on dirait presque que t'es sérieuse, continue-t-elle en rigolant.
- Me cherche pas je suis fatiguée, j'en ai marre d'avoir mal et j'aime pas quand tu te la pètes c'est tout.
- Pas besoin de t'énervé sur moi, j'ai rien fait je faisais que rigoler.
- Ouais ben c'était vraiment pas drôle.
- Genre. Je faisais que rigoler et toi tu pètes un cable, au moins je sais pour la prochaine fois, ne pas se moquer de celle qu'on aime sous peine de susceptibilité.
- Arrête tu me fais vraiment pas marrer là, t'es limite relou.
- Ouais ben tu sais ce qu'elle te dis celle qui est relou? Elle te dit rien en fait et se casse. Matte la fin du film toute seule, au moins je te ferais pas chier.

Elle me laisse seule,je me retourne et fais semblant de continuer à regarder le film mais c'est impossible je ne peux pas m'empêcher de réfléchir à tout à l'heure. Pourquoi ai-je réagis ainsi? Je ne suis pas du tout lunatique normalement, là on pourrait croire que si... Je comprends vraiment pas mais je met ce qui vient de se passer sur ma fatigue et la fait que j'en ai marre. C'est très facile comme excuse mais je ne comprends pas moi-même pourquoi j'ai agis ainsi.

Je ne tiens pas plus de dix minutes dans cette situation, je me lève et tente de m'excuser auprès de ma chérie. Je lui dis la vérité c'est-à-dire que je ne comprends pas pourquoi j'ai réagis comme je l'avais fait ni la raison de mon énervement. Je rajoute que je suis désolée et que je l'aime. Elle me réponds froidement :
- C'est bon , c'est oublié. Moi aussi je t'aime.
J'ai l'impression que cela n'est pas oublié comme elle me l'a affirmé à sa façon de me dire je t'aime du genre coupe court à la conversation. J'ai dû la blesser, je m'en veux. En ce moment même je regrette de ne pas avoir ma best tout près de moi pour lui demander conseil... je dois me débrouiller seule ce soir. Trouver les bons mots n'est pas un problème en fait mais j'aurais aimé parler de tout ce que je vis avec ma best.

En réfléchissant aux moyen de me faire réellement pardonner je la regarde la beauté de la femme que j'aime, je n'avais jamais fait autant attention à quel point son visage est harmonieux, à quel point ces cheveux sont beaux, sa franges stylée...
Me voyant la regarder depuis un moment Lucy me demande plutôt froidement :
- Quoi?
- Rien je te trouves juste magnifique...
- C'est bon pas besoin de dire ça pour te rattraper.
- Non mais je disais pas ça comme ça à la légère, je le pense vraiment.
- Ouais c'est ce qu'on dis.
- Non mais s'il te plait, je sais que j'ai merdé, que jamais j'aurais dû m'emballer pour un truc aussi merdeux, je sais pas ce qui ma pris, mais crois moi quand je te dis que t'es superbe c'est pas pour me faire pardonner c'est vrai je le pense. Je t'aime et je veux pas qu'on passe une semaine de merde à cause de moi, je te promets de faire un effort niveau caractère et je vais tout faire pour ne plus jamais te blesser.
- C'est bon c'est pas grave, on est sur les nerfs les deux et t'as raison sa sert à rien qu'on pète un plomb et qu'on se dispute surtout qu'on a toute la semaine rien que toi et moi et que je compte bien en profiter et faire autre chose que me disputer avec toi.
Je souris faiblement et lui dis:
- Merci ma chérie, merci de me supporter et de m'aimer comme je suis, je sais que je suis pas un modèle de parfaititude et que je suis pas facile a vivre. Je sais pas comment tu fais honnêtement.
- Bah c'est pas facile tout les jours, mais c'est pour ta non parfaititude que je t'aime justement et c'est un peu, beaucoup ce qui me fait craquer chez toi.

Je l'embrasse, je souffre durant ce baiser mais je n'ai pas pu me retenir. Je la prends dans mes bras, et lui caresse son ventre, ses cheveux, son visage et elle s'endort ainsi dans mes bras, apaisées par mes caresses. Je ne tarde pas a la suivre dans les bras de Morphée, rassurée par ce qu'elle m'a dit, rassurée du fait qu'elle m'ait excusée.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 21:54