Le week-end venu, Lucy décide qu'il est temps qu'elle affronte son frère et reparte dormir chez elle. Je la comprends tout à fait, je comprends aussi son besoin d'avoir son chez-soi, avec sa chambre, toutes ses affaires, sa musique, en d'autres termes sa vie. La semaine s'est écoulée sans problème, Lucy a dormi tous les soirs chez moi, prétextant à mes parents des problèmes familiaux, ce qui était en partie juste. Pendant cette semaine d'école je me suis pas mal rapprochée des trois folles, autrement dit Nicky, Sammy et Steph. Elle sont vraiment à mourir de rire ces filles, aussi déjantées que moi et en plus très ouvertes au monde. Je dois normalement passer mon après-midi avec elle pendant que ma chérie va tenter de parler avec Jay. Je l'aurais volontiers accompagné pour la soutenir mais Jay ne verrait en moi que de la provocation. C'est donc pour ça que j'ai accepté l'invitation des folles. De toute façon inquiète comme je serrai, je ne pourrai pas skater correctement, alors l'option skate park est à biffer des activités possibles pour cette après-midi. Nous avons prétendu faire la grasse matinée ce matin, mais nous nous sommes levées plus tôt et avons profité de la tranquillité ensemble, ma chérie dans mes bras, à parler de tout et de rien. Des matins que j'aimerais vivre plus souvent. Rien ni même la peur d'un échec avec Jay n'a pas pu gâcher notre matinée. Il est deux heures de l'après-midi quand ma belle décide d'avoir cette fameuse conversation avec son frère:
- Je vais y aller, c'est le moment.
Je la prends dans mes bras pour lui montrer mon soutien et lui:
- Aller tout va bien se passer, il ne peut pas être si con, t'inquiète pas c'est ton frère et il t'aime alors je pense que tout va rentrer dans l'ordre.
- J'espère que t'as raison, me répond-elle tout simplement.
- Mais j'ai toujours raison...
Elle me sourie m'embrasse et me dit:
- Merci d'être là pour moi ma puce.
Je n'ai rien à répondre à ça a part:
- Je t'aime.
- Moi aussi.
Elle est partie. Je lui hurle juste :
- Bonne chance!
Et à cause de l'incompréhension et le manque de tolérance des gens, et de ma famille en premier, je suis obligée de murmurer ce que j'aurais voulu crier tout haut:
- Je t'aime ma chérie.
Comme je ne connais pas bien la ville on s'est donné rendez-vous devant le lycée. Je prends mon skate et parts. Je passe bien évidemment par notre rue qui me rappelle certains souvenirs. Je suis impressionnée par la vitesse des évènements. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je pense à moi et à Lucy, le sentiment de rapidité me viens à l'esprit. Mais cette impression ne me gène pas, elle me stupéfait seulement, car il m'a toujours fallu des mois pour me rendre compte et accepter mes sentiments pour quelqu'un, et jamais ma relation avec mes petits amis n'ont été aussi bien, aussi complice, aussi simple, en un sens, que celle que j'ai avec Lucy. Avec ma belle je n'ai pas besoin de faire des efforts, on s'entends tout simplement à merveille. J'arrive devant le lycée, j'ai quelques minutes d'avance alors je sors mon i-pod pour me détendre un peu et pour passer le temps. La musique à un effet relaxant,revigorant ou même motivant sur moi. C'est comme la lecture et donc les deux combinés ensemble font des miracles.
Je suis assise sur mon skate quand malgré la musique dans les oreilles j'entends des rires, les seules capables de rire si fort sont bien les trois folles!
Effectivement je les aperçois au coin de la rue. Je souris et vais vers elle:
- Salut comment ça va?
- Bien, répond Steph.
- Qu'est-ce qui vous a fait rire comme ça? Je peux vous dire qu'on vous entends, vous êtes pas très discrètes...dis-je toujours en souriant.
- Rien, me répond Sammy, c'est juste que Steph à failli s'étaler par terre rien qu'en marchant. On aurait dit qu'elle étais bourée.
- Vous êtes des cas franchement.
- Parce que tu crois que tu ne l'ai pas, swiss girl!
Nous sommes aller faire un peu de shopping, puis nous nous sommes arrêter à un McDo. Nicky me dit:
- Voila on te fais couvrir une des meilleures bouffes qu'il existe: le McDo¨
- Merci c'est gentille, mais celui là je le connaît, on en a pas mal en Suisse, mais t'as raison y en a pleins que je connaissais pas comme fast food. En fait j'ai bien envie d'une glace.
Et nous voila donc attablés glace à la main. L'atmosphère est détendue entre nous toutes mais malgré cette aise je ne peux m'empêcher de penser à Lucy, qui est en train d'affronter Jay. Je ne sais quelle tournure la conversation a-t-elle prise, sont-ils en train de se hurler dessus ou arrivent-ils à se parler ou tout d'abord ont-ils abordé le sujet? Je meure d'envie de le savoir, mais si j'appelle ma belle et qu'ils sont entrain d'en discuter cela risquerait de mettre un coup de froid, idem s'ils sont en train de s'engueuler. Que puis-je faire, j'ai vraiment besoin de savoir si ma Lucy s'en sort. Je vais donc lui envoyer un sms, même si la réponse ne sera pas immédiate, en fin de compte j'en aurai quand même une. Comment puis-je penser à me marrer quand je sais que ma chérie est en train de se faire chier à expliquer à son frère son amour pour moi. Ce n'est vraiment pas juste pour elle, qui a déjà perdu ses parents et qui a maintenant perdu la compréhension et la complicité fraternelle qu'elle avait avec son frère.
Nicky m'interrompt dans mes pensées en agitant sa main devant moi:
- Ou ou? A quoi tu penses là, t'as pas l'air avec nous.
- Oh, à rien de spéciale..
- Mais bien sûr, ça fat un moment qu'on cause et on t'as appelé genre cinq fois et t'as pas réagi. C'est seulement quand j'ai agité ma main devant ton visage que tu t'es rendue compte. Alors dis moi pas que t'es juste dans tes pensées, tu es visiblement inquiète. Tu peux nous le dire, on peut peut-être t'aider.
- C'est gentille à vous les filles, mais je penses pas que vous pourriez m'aider, c'est un peu trop compliqué.
Steph prend la parole:
- Je suis sûre que c'est à cause de ton copain.
- Hum non j'en ai pas.
Que pouvais-je lui dire d'autres sans dévoiler que je sors avec une fille. Lui dire oui c'est ça, et donc je sous-entendrais que je considère Lucy comme mon copain? Non je ne pouvais pas car ma chérie n'est évidemment pas mon copain mais ma copine, ma femme. Mais ça a un lien avec une personne que j'aime mais comme cela n'est pas commun pour une fille de sortir avec une personne du même sexe, je suis dans l'impasse. La réponse que je viens de donnée ne dit pas que je suis amoureuse, quoique je réponde je suis dans le mensonges et dans le non-dit. Je décide donc de rajouter:
- Mais c'est quelqu'un de très proche, et je tiens énormément à elle.
- Ah, t'as des problèmes dans ta famille?
- Non, non c'est pas ça du tout, mais laissez tomber c'est très compliqué.
- Mais vas-y on a tout le temps, et quoique tu dises on ne te rejettera pas, dit Sammy, ne t'inquiète pas.
Voyant de la sincérité dans ses paroles j'hésite vraiment à raconter nos problème et surtout en quoi je suis différente. Mais pour une fois, l'enjeu est trop grand pour que je laisse mon impulsivité prendre le dessus. Je réfléchis donc à la question et plutôt deux fois qu'une. Finalement j'en arrive à la conclusion que je dois en parler avec Lucy avant de leur en parler, je ne suis pas si désespérée pour leur raconter ce que j'ai sur le c½ur en ce moment. Mais je suis sûr que dès que j'aurais un coup de blues je vais le leur dire, car dans ces moment-là nous sommes beaucoup plus fragiles et luter contre son intérieur et contre sa vraie nature est vraiment très dur, comme un combat auquel on est sûre de perdre. Je choisis donc de ne rien dire. En espérant qu'elle ne prendront pas mon silence comme un manque de confiance, mais plutôt comme une impossibilité d'en parler puisque je ne suis pas la seule concernée. Mais suis-je bête? Elle ne pourront jamais le comprendre. Je décide donc de leur dire:
- Ne le prenez surtout pas comme un manque de confiance, ou comme si je ne me sentais pas assez proche de vous, ou quoique ce soit d'autre, mais c'est juste que je ne suis pas la seule concernée.
- Ah donc tu est bien concernée dans l'histoire, dit Steph.
Sammy l'interrompt en lui donnant un coup de coude:
- C'est bon laisse Téa tranquille.
- Merci les filles.
- Tu peux compter sur nous, dès que t'es prête à nous le dire n'hésite pas.
L'après-midi s'est rapidement passé. Lucy a répondu à mon message en me donnant rendez-vous à notre parc vers cinq heures. Elle n'a rien précisé sur l'étendue des dégâts, s'il y en a, ce que je n'espère pas de tout mon c½ur. Il est cinq heures et je suis encore vers mon lycée. Je me dépêche comme une folle mais je sais que j'aurais de toutes façons une vingtaine de minutes de retard. J'appelle donc Lucy pour la prévenir et m'excuser: Je sais que l'attente sera d'autant plus longue que le sujet de notre conversation sera sérieux et important pour la suite. J'arrive finalement toute essoufflée au parc. Ma puce est assise sur son skate. Je pose mes mains autour des ses épaules et la sers fort dans mes bras. Elle se retourne et sans un mot m'embrasse. Malgré le peu de temps que j'ai laissé ses lèvres, elles m'ont manqués. Ma femme m'a manqué, tout en elle me fait ressentir ce manque, son odeur, sa douceur. Je suis si bien en sa présence. Nous sommes dans notre bulles. Nous nous embrassons sans que rien ni personne ne nous dérange, ni même le facteur temps n'intervient, nous sommes au-dessus de tout ça. Même la peur d'être surprises ne peut pas gâcher ce moment tout comme la conversation de ma chérie avec son frère. Tous perd son importance, tout simplement. Après un moment indéfinissable, je me rappelle pourquoi j'ai été tant inquiète tout au long de la journée. Cela me reviens comme un électrochoc, me ramenant brusquement à la réalité lors de nos baisers. Je ne veux pas quitter ses lèvres si douces, ni ses bras si protecteurs. Mais il le faut bien, l'enjeu est trop grand pour repousser cette conversation. Je retire donc mes lèvres de son cou et lui chuchote dans l'oreille:
- J'ai besoin de savoir comment ça c'est passé.
Et pour seul réponse Lucy a avancé ses lèvres sur les miennes. Je craque, tant pis pour la réponse, tant pis pour Jay, tant pis pour tout le monde. C'est à notre tour de profiter un peu de la présence de chacune sans s'encombrer par des discussions. Les mains de ma belle se sont glissées sous mon T-shirt, ma peau s'électrifiant à ses caresses. Je ne contrôle plus mes mains qui elles sont comme celle de ma chérie sous son T-shirt. Ses mains s'aventurent un peu pus haut, je sens ses doits parcourir un des mes seins. Lucy a le don pour me mettre dans un drôle d'état. Je brûle de l'intérieur, je n'arrive plus à aligner deux penser cohérentes à la suite. Mais soudain j'ai le sentiment que tous va trop vite, je redescends alors la main de Lucy sur mon ventre et lui murmure:
- Je suis désolée, je t'aime mais c'est un peu rapide pour moi.
- C'est pas grave, c'est comme tu le sens.
Elle me sourit puis rajoute:
- Je t'aime, aller viens dans mes bras.
Elle me prends dans ses bras, ses mains me caressant les avant-bras, pendant que je me perds une fois de plus dans mes pensée. Les réactions de mon corps m'ont surprise et m'ont fait prendre peur, eu-je raison de m'arrêter, d'arrêter ma chérie. M'aimera-t-elle toujours, s'éloignera-t-elle de moi? Lucy a dû se rendre compte de mes inquiétudes car elle ressert ses bras autour de moi, dépose un baiser dans mon cou et me dit:
- Ne t'inquiète pas, je t'aime toujours autant. Ta réaction est tout à fait normale, je la comprends tout à fait.
Puis elle rajoute:
- De toutes façons nous n'aurions pas été plus loin, t'as oublié qu'on était dehors?
Je deviens toute rouge, honteuse de moi-même, regrettant mon geste, ma réaction, ma peur.
- Non, ne rougit pas, c'est pas grave, c'est tout à fait normale. T'inquiète, je t'ai dit que je t'aime non?
- ...oui.
- Alors crois moi. Mais j'aime bien quand tu rougis t'es encore plus belle.
Et je dépose un baiser sur ses lèvres comme pour m'assurer qu'elle en m'en veut pas. Notre baisers s'approfondit, mais sans aller aussi loin que le précédent. Puis nous commençons à parler, et arrivons gentiment sur la conversation qu'elle a eu avec son frère.
- Alors conclusion qu'est-ce qu'il a dit?
- Il a dit, en fin de compte, que je pouvais quand même rentrer dormir chez moi, car cette appartement est notre propriété à tous les deux. Il accepte notre amour sans en être convaincu, mais il a besoin de temps pour se faire à cette idée. Mais il est quand même désolé des propos homophobes qu'il a pu avoir et il a dis que c'était dû à la surprise et qu'il ne le pensais pas vraiment. Il a juste demandé qu'on ne s'embrasse pas devant lui et il veut juste redevenir ami avec toi.
- C'est parfait alors. Mais il y a une chose qui me dérange, comment tu veux que je passe une soirée avec toi, même si ton frère est à nos côté, sans te prendre dans mes bras une seule fois, ni pouvoir sentir ta chaleur? Ça va vraiment être dur, et je ne sais pas si ça vaut la peine de devenir ami avec ton frère s'il ne m'accepte pas comme je suis.
- Non t'inquiète pas avec un peu de temps, il sera notre plus fervent défenseur, je le connaît quand même. Malgré qu'il m'ai foutu dehors, mais ne lui ressemble pas.
- Donc c'est positif, mais pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt?
- Je sais pas je n'avais pas envie d'en parler avant, j'avais envie de rester un peu avec toi sans avoir besoin d'en parler.
- Dis plutôt que tu ne voulais que m'embrasser.
- On peut voire ça comme ça me répond-elle en souriant.
Nous avons fini notre soirée, tranquillement, moi dans ses bras, parlant de tout et de rien sauf de malheur. Je suis rentrée chez moi après un dernier baiser au coin de la rue. En entrant ma mère a trouvé une nouvelle occasion de me critiquer et de me hurler dessus. Je ne l'ai même pas écoutée, je ne sais même pas quel était le sujet de la dispute, et je suis montée m'enfermer dans ma chambre. Malgré seule dans mon lit, je me suis endormie sur un doux sentiment d'apaisement, convaincue que tous nos problème étaient résolus et que plus rien ni personne ne pourra empêcher notre amour.
© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.
- Je vais y aller, c'est le moment.
Je la prends dans mes bras pour lui montrer mon soutien et lui:
- Aller tout va bien se passer, il ne peut pas être si con, t'inquiète pas c'est ton frère et il t'aime alors je pense que tout va rentrer dans l'ordre.
- J'espère que t'as raison, me répond-elle tout simplement.
- Mais j'ai toujours raison...
Elle me sourie m'embrasse et me dit:
- Merci d'être là pour moi ma puce.
Je n'ai rien à répondre à ça a part:
- Je t'aime.
- Moi aussi.
Elle est partie. Je lui hurle juste :
- Bonne chance!
Et à cause de l'incompréhension et le manque de tolérance des gens, et de ma famille en premier, je suis obligée de murmurer ce que j'aurais voulu crier tout haut:
- Je t'aime ma chérie.
Comme je ne connais pas bien la ville on s'est donné rendez-vous devant le lycée. Je prends mon skate et parts. Je passe bien évidemment par notre rue qui me rappelle certains souvenirs. Je suis impressionnée par la vitesse des évènements. J'ai l'impression qu'à chaque fois que je pense à moi et à Lucy, le sentiment de rapidité me viens à l'esprit. Mais cette impression ne me gène pas, elle me stupéfait seulement, car il m'a toujours fallu des mois pour me rendre compte et accepter mes sentiments pour quelqu'un, et jamais ma relation avec mes petits amis n'ont été aussi bien, aussi complice, aussi simple, en un sens, que celle que j'ai avec Lucy. Avec ma belle je n'ai pas besoin de faire des efforts, on s'entends tout simplement à merveille. J'arrive devant le lycée, j'ai quelques minutes d'avance alors je sors mon i-pod pour me détendre un peu et pour passer le temps. La musique à un effet relaxant,revigorant ou même motivant sur moi. C'est comme la lecture et donc les deux combinés ensemble font des miracles.
Je suis assise sur mon skate quand malgré la musique dans les oreilles j'entends des rires, les seules capables de rire si fort sont bien les trois folles!
Effectivement je les aperçois au coin de la rue. Je souris et vais vers elle:
- Salut comment ça va?
- Bien, répond Steph.
- Qu'est-ce qui vous a fait rire comme ça? Je peux vous dire qu'on vous entends, vous êtes pas très discrètes...dis-je toujours en souriant.
- Rien, me répond Sammy, c'est juste que Steph à failli s'étaler par terre rien qu'en marchant. On aurait dit qu'elle étais bourée.
- Vous êtes des cas franchement.
- Parce que tu crois que tu ne l'ai pas, swiss girl!
Nous sommes aller faire un peu de shopping, puis nous nous sommes arrêter à un McDo. Nicky me dit:
- Voila on te fais couvrir une des meilleures bouffes qu'il existe: le McDo¨
- Merci c'est gentille, mais celui là je le connaît, on en a pas mal en Suisse, mais t'as raison y en a pleins que je connaissais pas comme fast food. En fait j'ai bien envie d'une glace.
Et nous voila donc attablés glace à la main. L'atmosphère est détendue entre nous toutes mais malgré cette aise je ne peux m'empêcher de penser à Lucy, qui est en train d'affronter Jay. Je ne sais quelle tournure la conversation a-t-elle prise, sont-ils en train de se hurler dessus ou arrivent-ils à se parler ou tout d'abord ont-ils abordé le sujet? Je meure d'envie de le savoir, mais si j'appelle ma belle et qu'ils sont entrain d'en discuter cela risquerait de mettre un coup de froid, idem s'ils sont en train de s'engueuler. Que puis-je faire, j'ai vraiment besoin de savoir si ma Lucy s'en sort. Je vais donc lui envoyer un sms, même si la réponse ne sera pas immédiate, en fin de compte j'en aurai quand même une. Comment puis-je penser à me marrer quand je sais que ma chérie est en train de se faire chier à expliquer à son frère son amour pour moi. Ce n'est vraiment pas juste pour elle, qui a déjà perdu ses parents et qui a maintenant perdu la compréhension et la complicité fraternelle qu'elle avait avec son frère.
Nicky m'interrompt dans mes pensées en agitant sa main devant moi:
- Ou ou? A quoi tu penses là, t'as pas l'air avec nous.
- Oh, à rien de spéciale..
- Mais bien sûr, ça fat un moment qu'on cause et on t'as appelé genre cinq fois et t'as pas réagi. C'est seulement quand j'ai agité ma main devant ton visage que tu t'es rendue compte. Alors dis moi pas que t'es juste dans tes pensées, tu es visiblement inquiète. Tu peux nous le dire, on peut peut-être t'aider.
- C'est gentille à vous les filles, mais je penses pas que vous pourriez m'aider, c'est un peu trop compliqué.
Steph prend la parole:
- Je suis sûre que c'est à cause de ton copain.
- Hum non j'en ai pas.
Que pouvais-je lui dire d'autres sans dévoiler que je sors avec une fille. Lui dire oui c'est ça, et donc je sous-entendrais que je considère Lucy comme mon copain? Non je ne pouvais pas car ma chérie n'est évidemment pas mon copain mais ma copine, ma femme. Mais ça a un lien avec une personne que j'aime mais comme cela n'est pas commun pour une fille de sortir avec une personne du même sexe, je suis dans l'impasse. La réponse que je viens de donnée ne dit pas que je suis amoureuse, quoique je réponde je suis dans le mensonges et dans le non-dit. Je décide donc de rajouter:
- Mais c'est quelqu'un de très proche, et je tiens énormément à elle.
- Ah, t'as des problèmes dans ta famille?
- Non, non c'est pas ça du tout, mais laissez tomber c'est très compliqué.
- Mais vas-y on a tout le temps, et quoique tu dises on ne te rejettera pas, dit Sammy, ne t'inquiète pas.
Voyant de la sincérité dans ses paroles j'hésite vraiment à raconter nos problème et surtout en quoi je suis différente. Mais pour une fois, l'enjeu est trop grand pour que je laisse mon impulsivité prendre le dessus. Je réfléchis donc à la question et plutôt deux fois qu'une. Finalement j'en arrive à la conclusion que je dois en parler avec Lucy avant de leur en parler, je ne suis pas si désespérée pour leur raconter ce que j'ai sur le c½ur en ce moment. Mais je suis sûr que dès que j'aurais un coup de blues je vais le leur dire, car dans ces moment-là nous sommes beaucoup plus fragiles et luter contre son intérieur et contre sa vraie nature est vraiment très dur, comme un combat auquel on est sûre de perdre. Je choisis donc de ne rien dire. En espérant qu'elle ne prendront pas mon silence comme un manque de confiance, mais plutôt comme une impossibilité d'en parler puisque je ne suis pas la seule concernée. Mais suis-je bête? Elle ne pourront jamais le comprendre. Je décide donc de leur dire:
- Ne le prenez surtout pas comme un manque de confiance, ou comme si je ne me sentais pas assez proche de vous, ou quoique ce soit d'autre, mais c'est juste que je ne suis pas la seule concernée.
- Ah donc tu est bien concernée dans l'histoire, dit Steph.
Sammy l'interrompt en lui donnant un coup de coude:
- C'est bon laisse Téa tranquille.
- Merci les filles.
- Tu peux compter sur nous, dès que t'es prête à nous le dire n'hésite pas.
L'après-midi s'est rapidement passé. Lucy a répondu à mon message en me donnant rendez-vous à notre parc vers cinq heures. Elle n'a rien précisé sur l'étendue des dégâts, s'il y en a, ce que je n'espère pas de tout mon c½ur. Il est cinq heures et je suis encore vers mon lycée. Je me dépêche comme une folle mais je sais que j'aurais de toutes façons une vingtaine de minutes de retard. J'appelle donc Lucy pour la prévenir et m'excuser: Je sais que l'attente sera d'autant plus longue que le sujet de notre conversation sera sérieux et important pour la suite. J'arrive finalement toute essoufflée au parc. Ma puce est assise sur son skate. Je pose mes mains autour des ses épaules et la sers fort dans mes bras. Elle se retourne et sans un mot m'embrasse. Malgré le peu de temps que j'ai laissé ses lèvres, elles m'ont manqués. Ma femme m'a manqué, tout en elle me fait ressentir ce manque, son odeur, sa douceur. Je suis si bien en sa présence. Nous sommes dans notre bulles. Nous nous embrassons sans que rien ni personne ne nous dérange, ni même le facteur temps n'intervient, nous sommes au-dessus de tout ça. Même la peur d'être surprises ne peut pas gâcher ce moment tout comme la conversation de ma chérie avec son frère. Tous perd son importance, tout simplement. Après un moment indéfinissable, je me rappelle pourquoi j'ai été tant inquiète tout au long de la journée. Cela me reviens comme un électrochoc, me ramenant brusquement à la réalité lors de nos baisers. Je ne veux pas quitter ses lèvres si douces, ni ses bras si protecteurs. Mais il le faut bien, l'enjeu est trop grand pour repousser cette conversation. Je retire donc mes lèvres de son cou et lui chuchote dans l'oreille:
- J'ai besoin de savoir comment ça c'est passé.
Et pour seul réponse Lucy a avancé ses lèvres sur les miennes. Je craque, tant pis pour la réponse, tant pis pour Jay, tant pis pour tout le monde. C'est à notre tour de profiter un peu de la présence de chacune sans s'encombrer par des discussions. Les mains de ma belle se sont glissées sous mon T-shirt, ma peau s'électrifiant à ses caresses. Je ne contrôle plus mes mains qui elles sont comme celle de ma chérie sous son T-shirt. Ses mains s'aventurent un peu pus haut, je sens ses doits parcourir un des mes seins. Lucy a le don pour me mettre dans un drôle d'état. Je brûle de l'intérieur, je n'arrive plus à aligner deux penser cohérentes à la suite. Mais soudain j'ai le sentiment que tous va trop vite, je redescends alors la main de Lucy sur mon ventre et lui murmure:
- Je suis désolée, je t'aime mais c'est un peu rapide pour moi.
- C'est pas grave, c'est comme tu le sens.
Elle me sourit puis rajoute:
- Je t'aime, aller viens dans mes bras.
Elle me prends dans ses bras, ses mains me caressant les avant-bras, pendant que je me perds une fois de plus dans mes pensée. Les réactions de mon corps m'ont surprise et m'ont fait prendre peur, eu-je raison de m'arrêter, d'arrêter ma chérie. M'aimera-t-elle toujours, s'éloignera-t-elle de moi? Lucy a dû se rendre compte de mes inquiétudes car elle ressert ses bras autour de moi, dépose un baiser dans mon cou et me dit:
- Ne t'inquiète pas, je t'aime toujours autant. Ta réaction est tout à fait normale, je la comprends tout à fait.
Puis elle rajoute:
- De toutes façons nous n'aurions pas été plus loin, t'as oublié qu'on était dehors?
Je deviens toute rouge, honteuse de moi-même, regrettant mon geste, ma réaction, ma peur.
- Non, ne rougit pas, c'est pas grave, c'est tout à fait normale. T'inquiète, je t'ai dit que je t'aime non?
- ...oui.
- Alors crois moi. Mais j'aime bien quand tu rougis t'es encore plus belle.
Et je dépose un baiser sur ses lèvres comme pour m'assurer qu'elle en m'en veut pas. Notre baisers s'approfondit, mais sans aller aussi loin que le précédent. Puis nous commençons à parler, et arrivons gentiment sur la conversation qu'elle a eu avec son frère.
- Alors conclusion qu'est-ce qu'il a dit?
- Il a dit, en fin de compte, que je pouvais quand même rentrer dormir chez moi, car cette appartement est notre propriété à tous les deux. Il accepte notre amour sans en être convaincu, mais il a besoin de temps pour se faire à cette idée. Mais il est quand même désolé des propos homophobes qu'il a pu avoir et il a dis que c'était dû à la surprise et qu'il ne le pensais pas vraiment. Il a juste demandé qu'on ne s'embrasse pas devant lui et il veut juste redevenir ami avec toi.
- C'est parfait alors. Mais il y a une chose qui me dérange, comment tu veux que je passe une soirée avec toi, même si ton frère est à nos côté, sans te prendre dans mes bras une seule fois, ni pouvoir sentir ta chaleur? Ça va vraiment être dur, et je ne sais pas si ça vaut la peine de devenir ami avec ton frère s'il ne m'accepte pas comme je suis.
- Non t'inquiète pas avec un peu de temps, il sera notre plus fervent défenseur, je le connaît quand même. Malgré qu'il m'ai foutu dehors, mais ne lui ressemble pas.
- Donc c'est positif, mais pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt?
- Je sais pas je n'avais pas envie d'en parler avant, j'avais envie de rester un peu avec toi sans avoir besoin d'en parler.
- Dis plutôt que tu ne voulais que m'embrasser.
- On peut voire ça comme ça me répond-elle en souriant.
Nous avons fini notre soirée, tranquillement, moi dans ses bras, parlant de tout et de rien sauf de malheur. Je suis rentrée chez moi après un dernier baiser au coin de la rue. En entrant ma mère a trouvé une nouvelle occasion de me critiquer et de me hurler dessus. Je ne l'ai même pas écoutée, je ne sais même pas quel était le sujet de la dispute, et je suis montée m'enfermer dans ma chambre. Malgré seule dans mon lit, je me suis endormie sur un doux sentiment d'apaisement, convaincue que tous nos problème étaient résolus et que plus rien ni personne ne pourra empêcher notre amour.
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