Chapitre 10

Je me réveille toujours lovée contre Lucy, mais cette fois c'est moi qui la tient dans mes bras. Je la regarde et la trouve trop chou, j'ai l'impression qu'elle est toute fragile, je ne veux jamais plus ôter mes bras d'autour son corps. A grand regret je dois la réveiller, j'aurais bien voulu continuer à la regarder dormir, à la sentir contre moi tout en sentant son odeur. Mais si je la laisse dormir nous n'arriverons jamais à l'heure. Je dépose un léger baiser dans son cou et la caresse en espérant la réveiller, mais Lucy est une marmotte! Je décide d'employer les grands moyens. Je la chatouille!
Et là miracle elle se réveille, mais j'ai réussi à la mettre de mauvais poile.
- Tu ne pouvais pas être plus romantique, hein?
- Mais,...
- Mais quoi franchement me réveiller en me chatouillant c'est pas très intelligent...
- Je t'ai tout d'abord embrassée dans le cou et je t'ai caresser le visage et les lèvres pour que tu te réveilles mais tu ne l'as pas fait, alors après je t'ai chatouillée, c'est tout je voulais juste rigoler un peu. Excuse-moi.

C'est fou lorsqu'on aime on change énormément, d'habitude on m'aurait dis ça j'aurais tout de suite pété un plomb et là je suis calme, je la comprend, comme elle lorsque je me suis énervée sur elle le matin d'après la tentative de viol... Lucy me répond:
- Non c'est moi qui suis désolée, jamais je n'aurais dûe te parler sur ce ton pour un truc si stupide.
- C'est pas grave, viens là.
Elle se rapprocha de moi, je prends sa tête entre mes mains et l'embrasse.
- Tu vois je change. T'as vu comme je suis restée calme et t'ai écouté malgré que tu n'avais pas tout à fait raison...
- Oui j'ai remarqué, dès que j'ai prononcé ces paroles j'ai cru que j'avais enclenché la machine, me dit-elle en souriant légèrement
- Bin tu vois tu as très bonne influence sur moi, et moi une plutôt mauvais. Il me semblait pas que tu pouvais t'énerver aussi facilement...
- Moi non plus je ne savais pas...
- Bon voila au moins un truc qu'on ne savait pas toute les deux, dis-je avec un grand sourire pour détendre la situation.

Nous déjeunons je m'habille. Surprise! J'avais oublié que je devais mettre un uniforme. C'est tellement stupide je trouve. Je ne vois pas l'utilité d'un uniforme. Le mien est composé d'un polo rouge avec un pantalon bleu marin ou beige (heureusement que je ne doit pas mettre de jupe sinon je serais morte). Sinon j'ai le droit à la chemise blanche... Lorsque j'étais en Suisse j'ai toujours été à l'école publique, je n'ai donc jamais mis d'uniforme. En fait en Suisse tous le monde va dans les écoles publique et ceux qui ne réussissent pas vont dans les écoles privées... N'empêche que là je me retrouve en uniforme... Lucy en profite pour se moquer de moi.
- Quoi?
- Ce que t'es sexy comme ça!
- Attends j'y irais skater comme ça après...
- Mais bien sûre. Sérieusement, prends des rechanges parce qu'on repassera pas chez toi après. C'est pus court par chez moi.
- D'accord. Et toi tu dois aussi mettre un espèce d'uniforme? Comme c'est bizarre les Etats-Unies, tu vois chez moi tu viens habillé comme tu veux!
- C'est le pied ça, je rêve de pouvoir venir habillée normalement ...
- Pi pour le skate, je vais devoir faire comment?
- Si malgré que ça soit français c'est plus ou moins normale, te devrais avoir un casier...
- Putain je la sens trop mal cette rentré. Je me demande comment les gens vont accepté une miss qui se ramène en skate. Mais bon c'est moi, je ne peux pas changer pour les autres.

Elle me serre dans ses bras par derrière, pose sa tête sur mon épaule et met ses main autour de ma taille et me dit:
- De toute façon ce n'est que pour la journée. Et puis je viendrais te sauver à la fin des cours. Je suis sûre que tu t'en sortira très bien, si jamais tu t'ennuies envois moi des sms je laisserais mon natel allumé. Oublie pas de me dire à quelle heure tu finis.
- Heureusement que t'es là pour me remonter le morale. Je n'aurais jamais si quoi faire sinon.
- Tu sais que je serais toujours là pour toi, hein, tu le sais ça?
- Oui, et je l'ai toujours su.

Elle m'embrasse et nous partons. Nous passons vite fait chez Lucy, elle met son uniforme, qui change très légèrement, son polo à la place d'être rouge il est bleu. Puis nous repartons direction nos lycée respectifs.
- Je ne sais pas comment je vais passer une journée sans te faire chier ni t'embrasser, dit-je en souriant.
- Ce chemin est vraiment pratique, me dit-elle, il n'y a jamais personne qui y passe...
- Et ça viens faire quoi dans ce que je viens de dire?
- C'est juste qu'on est toute seule le matin, qu'il y a personne pour nous embêter, et qu'au pause dès qu'on a plus de dix minutes on peux venir ici, comme ça tu pourras me faire chier autant que tu veux...
- Et t'embrasser aussi.
- Tout juste.
- J'ai une copine intelligente dis donc!
- Eh oui... Moi au moins je sais réfléchir.
- Parce que moi pas?
- Non alors pas du tout.

Je lui donne un coup, pendant que nous sommes en train de rouler, mais elle m'attrape le bras et me tire vers elle. Et voila que de nouveau on s'embrasse. C'est drôle j'aurai cru q'après notre premier baiser nous nous serions éloigné le temps de penser, de voire si on s'aime réellement, mais dans notre cas la question ne se pose même pas, on s'aime et chacune de nous le sais. Nous continuons à nous embrasser, rigoler. Nous ne voyons pas le temps passer. Je regarde ma montre et vois que nous devions commencer à 8 heure et quart et que c'est déjà huit heure vingt! Quelle merde la premier jours je suis déjà en retard. Lucy me dit:

- Aller, on se grouille je te montre où est ton bahut et après j'y vais, n'oublie pas de m'envoyer un sms pour la première pause où l'on peux se voire ok?
Arrivée devant mon école Lucy dépose un bisou sur mes lèvres lequelle à la vue des autre n'est que sur la joue, et elle y va. Je rentre par la porte en face de moi. Merde j'ai oublié le papier qui me disait où je devais aller! Je décide de trouver le secrétariat pour leur demander où je dois aller. J'aurais au moins dû lire cette foutue lettre, mais j'ai la fâcheuse habitude de tout laisser à après. Je dois absolument m'organiser, mais le problème c'est que moi et l'organisation ça fait deux. Enfin arrivé devant le secrétariat j'en oublie que je ne suis pas en Suisse et que je dois parle en anglais.

- Excusez-moi mais je suis en retard et j'ai oublié la feuille qui disait où je dois aller. Vous pourriez me le dire?
Elle me répond en anglais.
- Pardon? Je suis désolé mais je ne parle pas français
- Merde, dis-je tout doucement. Et je répète ma question en anglais.
- Tu dois aller à l'aula.
Merci mais elle est où cette fichue aula? Et comment je vais la trouver.
- Merde, putain quelle idée de déménager. Ça fait trop chier.
- Hmm hmm, pas de gros mots ici mademoiselle!
Et il a fallu que je tombe sur la prof francophone qui connaît même les injures.
- Désolé, mais je suis en retard, et je sais même pas ou est cette fichue aula!
- Ta fichue aula comme tu dis, est au bout du troisième couloir à gauche, mais je viens avec toi ne t'inquiètes pas.
- Merci.
- Alors tu viens de France? Parce que tu parles vraiment bien le français sans aucun accent.
- Non je suis Suisse.
- Ah de Suisse, dit-elle. Bon nous y sommes, assieds-toi ici, à côté de moi.

Quoi? Moi, m'assoire à côté d'un prof? C'est pas parce que j'aime étudier que je suis une lèche cul, jamais de la vie! Je n'ai même pas l'habitude de parler au prof à part si cela concerne le cours... Alors m'asseoir à côté d'une prof, c'est de la torture. Moi qui voulais profiter de la première heure pour envoyer un message à Lucy, et bien c'est loupé. Ici les profs sont beaucoup plus proches. La prof m'a tutoyé cela fait bizarre, parce qu'en Suisse dès que tu passe au gymnase on te vouvoie, c'est-à-dire dès que t'entres en première. C'est vrai c'est bizarre au début mais on s'habitue, et là de nouveau on va me tutoyer. Dans la vie tous est question d'adaptation. Et je dois de nouveau mettre ça en pratique.

Je n'ai même pas écouté ce que disais les profs. Ils ont parlé en français et en anglais, mais je n'ai écouté que d'une oreille. Cela fait que le peu que j'ai écouté je ne l'ai même pas compris lorsqu'il étais en anglais. Je n'avais pas envie de me concentrer.

Je suis toujours avec mon skate, je l'ai posé contre la table, nous sommes en classe. Je me suis assise à l'avant-dernier rang, il n'y en a que quatre. Le meilleur. On peux travailler sans être catalogué d'intello par les élèves, ni de cancre par les profs. Je me suis mise contre la vitre, comme ça lorsque je m'ennuie je peux regarder le paysage. Tous les gens se connaissent en classe. Je sens le regard de tous le monde sur moi. Ils parlent tous en anglais, apparemment leur première langue est quand même l'anglais. Je les entends parler de moi, mais je n'ai pas l'envie d'écouter toutes les conneries qu'on peux dire sur une personne. Je commence à penser à une personne qui a pris une très grande place dans ma vie, Lucy. Tout d'abord je m'étais étonnée de la vitesse à laquelle on s'était liée d'amitié et maintenant je me rends compte que c'est plus de ça. Elle compte énormément pour moi, plus qu'une amie. Je comprends que je l'aime. Je l'avais déjà compris mais sans me l'avouer comme ça. Une femme est en train de parler, je n'ai même pas vu qui. Elle parle pendant un moment, puis s'arrête et plus rien. Plus personne ne parle. Je suis toujours en train de regarder par la fenêtre quand je sens un petit coup sur l'épaule. Apparemment c'est à moi de parler. Qu'est-ce que je suis censée dire?Je vois que la prof qui nous parlais est la même que celle à côté de qui je me suis assise. Elle vois mon regard interrogatif et me dit de me présenter.
- En français ou en anglais, dis-je en anglais.
- Comme tu veux.
- Bon je m'appelle Téa. Je viens de Suisse et ma langue maternelle est le français. Je vous parle en français parce que mon anglais n'est pas très bon et encore moins mon accent. Hmm, j'ai bientôt dix sept ans et hmm, c'est tout je pense.
- Parle-nous un peu de se que t'aimes faire.
- Ok, je skate beaucoup, j'aime lire et écouter de la musique. Voila.
- Merci pour cette très courte présentation.

Mais qu'est-ce qu'elle voulait que dise, tout ma vie? Je ne suis pas du genre à tout dire sur moi, et encore moi a des étrangers. La prof reprends en français:

- Téa a bien fait de parler en français cela me permet de faire le cours de géographie.

Quoi on commence directe à bosser? Je n'ai pas envie, de plus j'ai tellement de peine à écouter, je ne suis pas du tout dedans. Elle commence à demander dans quelle pays le français est-il parlé. La France répondent certains, le Canada. Et plus rien après. Et bien dit donc, c'est donc les deux seule pays où on parle français et moi je parle quelle langue, chinois peut-être? La prof dit:
- Vous n'avez pas écouté ce qu'a dit Téa, elle a dit qu'elle étais suisse. Vous savez où c'est?
- C'est pas un pays du nord de l'Europe ça? dis un élève en anglais.

Et voila la faute habituelle, les anglophones confondent tout le temps la Suède et la Suisse. Mais bon c'est comme ça, un petit pays, avec trois langues nationales si ce n'est quatre je comprends qu'on ne sache pas qu'on y parle le français mais confondre la Suisse et la Suède, je trouve ça gros quand même.

- Non pas, du tout c'est un pays limitrophe de la France, tout comme la Belgique où on parle français là-bas aussi, dis la prof.
Heureusement qu'elle le sais. Mais y a aussi tous les Dom-Tom, qu'elle a oublié.
Puis le cours continue, dans le même sujet, jusqu'à la pause, on a quinze minutes. J'ai oublié de dire à Lucy quand je finissais. Je décide donc de l'appeler. On a rendez-vous dans la même rue qu'avant. Je prends mon skate et file.

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# Posté le samedi 07 octobre 2006 09:55

Chapitre 11

Arrivée dans la ruelle je m'assieds sur mon skate en attendant Lucy. Ayant quelques minutes de libre je me mets à penser à ma rentrée catastrophique. Si ma prof est sympa elle laissera passer mais si non, c'est la convocation avec mes parents. Ce serait la totale, être convoquée la première semaine d'école. Comment vais-je expliquer mon retard à mes parents? Écoutez j'étais en train d'embrasser Lucy, c'était tellement bien qu'on a pas vu le temps passé. Et en plus du retard initiale je n'avais pas la feuille qui me précisait où je devais aller. Ma mère réussirait à s'énerver plus à cause de ma manque d'organisation que de se que je faisait avec Lucy. En fait j'en sais rien, le seul truc que je sais c'est qu'elle pèterait un plomb. Je n'ai pas vu Lucy arriver.
- Alors comme d'habitude toujours dans tes pensées?
- Ah c'est toi?
- Et oui, t'as pas l'air contente de me voire.
- Mais bien sûr. C'est juste que suis inquiète, je sens que je vais me faire tuer ce soir.
- Mais non, tes parents sont pas si sévères, ils sont même assez indulgents.
- Alors pas du tout, c'est ce qu'ils montrent mais c'est plutôt l'inverse.
- Je pense que c'est toi qui te fait des idées.
- On voit que tu ne connais pas mes parents.
- C'est vrai-je ne l'ai connais pas. Tout ce que je peux te dire c'est que je suis là pour toi quoi qu'il en soit, et que si t'as besoin d'aide tu me le dit, hein?
- Ouais, j'hésiterais pas. T'inquiète pas. Tu sais quoi je ne t'ai même pas dit bonjours.

Je l'embrasse et commence à lui raconter comment mon premier cours s'est passé. Puis c'est à son tour de me raconter son cours, sa rencontre avec ses amis qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps. C'est déjà l'heure, nous y allons à contre c½ur.
J'arrive devant la classe dans laquelle nous étions le cours passé, mais il n'y a personne. Quelle merde! Comment savoir où je doit aller maintenant. C'est bien ma vaine! J'en ai déjà marre de ce lycée, comment je vais tenir deux ans là dedans? Bon maintenant il faut que je trouve où je dois aller, mais comme je n'ai pas cette même feuille qui me disait que je devais aller à l'aula, je décide d'errer un peu dans les couloirs, peut-être que je vais trouver quelqu'un de ma classe. Mais je ne sais même pas à quoi ils ressemblent. J'aurais dû prendre la peine de les regarder un peu. Comment je vais faire ça j'en ai aucune idée. Décidant d'aller tout droit, je me met à marcher et je vois la prof qui m'avait déjà aidé ce matin.
- Mais qu'est-ce que tu fait ici? Tu t'es encore perdue?
- On peut dire ça comme ça oui. En fait je n'ai pas ma feuille qui dit où je doit aller...
- Eh bien, tu commence bien l'année, dit-elle en rigolant. Aller viens je vais te montrer. Tu as cours de biologie maintenant, c'est ici.
- Merci beaucoup.

Je rentre et m'asseye à la seule place de libre. Je me rend compte que je ne me suis lié d'amitié avec personne. Je ne peux pas continuer comme ça, Lucy ne peux pas être la seule amie que j'ai et en plus ma petite amie, ce serait malsain. En plus ce matin je n'ai pas vraiment fait d'effort avec les autres de ma classe, je ne sais même pas comment ils s'appellent. Les tables sont disposée de telle façon qu'à chaque tables quatre personnes peuvent s'asseoir. Les trois autres qui sont avec moi sont trois filles. Malgré l'uniforme je peux dire qu'elle ne ressemblent pas à des filles qui se prennent trop la tête. Tout comme moi, elles ont juste un peu de maquillage noir autour des yeux et c'est tout. Deux d'entre elles portent aussi un pantalon quand à la troisième elle portes une jupe. Elle sont en train de causer, je décide de tenter de me lier d'amitié:
- Excusez moi, vous pouvez me dire le prochain cours qu'on a et dans quelle classe parce que j'ai oublié ma feuille.
- Hmm oui, on a math, mais si tu veux tu peux rester avec nous ce sera sûrement plus simple pour toi.
- Merci c'est cool.
Notre début de conversation s'est passé entièrement en anglais. Une des trois filles rajoute:
- Alors comme ça tu skates?
- Oui.
Une autre rajoute:
- Je trouve que ça fait trop cool! J'ai toujours voulu faire ça, mais je suis trop nul, j'arrive même pas à tenir dessus pour rouler.
La seule qui n'avait rien dit, l'embête et lui dit:
- De toute façon tu n'arrives à rien.
Voyant son amie simuler être blessée elle rajoute:
- Mais tu sais qu'on t'aime comme tu es!

Ce groupe de fille à l'air d'être très lié. J'ai aussi l'impression que je pourrais bien me sentir avec elles. C'est à voire. La première qui avait parlé me dit:
- En fait moi c'est Sammy, en fait Samantha mais jamais personne ne m'appelle comme ça. Elle c'est Nicky, Nicola en fait et la dernière celle qui ne tient pas sur un skate c'est Steph. Son vrai nom c'est Stephany mais c'est trop long.
Et les trois se marrent.
- Moi c'est Téa.
- On avait pas trop compris ton nom...dit Nicky.
- Ouais je sais c'est pas commun déjà en Suisse alors encore moins ici.

Et nous voila parties dans une conversation qui durera tous le cours de biologie, puis celui de math. C'est maintenant midi. Lucy et moi avons décidé que nous nous verrions pas car nous ne voulons pas risquer un retard de plus. La journée passe lentement, l'envie de voire Lucy devient plus pressente. J'aimerai que le temps passe plus vite. Malgré que je sois avec des filles qui semblent sympas, je m'ennuie. Lorsque je suis avec Lucy, jamais je ne ressens de l'ennuie. Ne pas être avec elle autant de temps me pèse sur le c½ur.

Les cours sont enfin finis, ils m'ont semblé interminables. Mon excitation à l'idée de voire Lucy est presque palpable. Les autres me demandent même si je vais bien. Deux heures auparavant j'ai envoyé un message à Lucy lui disant quand je finissais. Elle doit normalement m'attendre devant le grillage de mon lycée. Elle est là, resplendissante malgré son uniforme. Je m'approche et lui dit:
- Hmm sexy mademoiselle!
- Mais bonjour. Aller viens. Dépêche toi! J'ai une de ces envies de t'embrasser.
Elle me tire jusqu'à notre ruelle et commence à m'embrasser comme si elle était désespérée.
- Je t'ai si manqué que ça, lui dis-je en souriant. Ça me fait plaisir.
- Tu doutais? Me répond-elle sur le même ton taquin.
Je décide de la taquiner jusqu'au bout et lui dit donc:
- Un peu oui, mais maintenant le doute n'est plus permis.

Nous allons chez elle pour nous changer. Le trajet est comme d'habitude très drôle. Nous n'arrêtons pas de nous embêter et d'accumuler les petits gestes d'amour, essayant le plus possible que les gens ne nous voient pas. Nous arrivons devant chez elle, rentrons dans le halle et commençons à monter les escaliers. Après avoir passé le deuxième étage, je l'attrape glisse mes mains sous son T-shirt. Je commence à caresser sa peau tout en l'embrassant dans le cou. Je ne pouvait plus attendre, quelle sensation! Jamais je n'ai ressenti quelque chose de si fort pour une personne. Que cela soit Lucy ne change rien, ce que je veux dire c'est que cela soit une fille ne change rien, en tout cas pas sur le moment même. Lucy est surprise au début mais se rattrape bien, elle prend mes lèvres et glisse tous doucement sa langue. Notre baiser est passionné, j'ai besoin de serrer Lucy dans mes bras. J'ai besoin de sentir son corps contre le mien, de sentir son souffle, sa chaleur. Notre baiser devient de plus en plus profond, Lucy tout comme moi, a glissé ses main sous mon T-shirt et me caresse le ventre. Nous entendons un bruit dans l'escalier mais rien ne peut nous arrêter, nous nous en fichons du monde, de ce que pense les gens, de ce qu'il peut arriver. Je veux juste continuer à jamais à embrasser Lucy. J'entends quelqu'un se racler la gorge. Je décide finalement de me retourner car Lucy a soudainement arrêté tous gestes. C'est Jay qui nous regarde bizarrement.

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# Posté le dimanche 08 octobre 2006 20:18

Chapitre 12

Mon cerveau se met à fonctionner à toute vitesse. Ai-je bien vu? Jay, celui qui me considère comme sa petite s½ur ou plutôt me considérait comme sa s½ur, en a vu plus qu'il ne devait. Comment va-t-il le prendre? Voire sa s½ur embrasser une autre fille, et spécialement moi, Téa, jeune suisse qu'ils ne connaissent que depuis un peu plus d'une semaine. Je savais que le bonheur ne pouvait pas durer. Il ne dure jamais. Les emmerdes doivent toujours être au rendez-vous, surtout avec moi. Comme si personne n'a jamais voulu me laisser apprécier la vie. Mais que croyais-je donc? Que n'importe qui pouvait accepter une relation entre filles? Moi-même j'avais oublié ce détail. Cela m'était complètement sorti de la tête. L'ouverture d'esprit est beaucoup prônée par les gens, mais elle n'est pas réellement appliquée. Si cela l'était vraiment, n'importe qui pourrait aimer n'importe qui, peut importerait le sexe de la personnes. Mais j'ai l'impression que c'est totalement utopique. Serai-je trop optimiste de penser qu'un jours ce sera possible, ou me je me voile la face? Et me revoilà en train d'analyser, mais les faits sont que Jay nous a surprises en train de nous embrasser et qu'il n'avait pas l'air d'apprécier.

Je commence à avoir peur. Je me rends réellement compte de la situation. J'ai envie de prendre la main de Lucy dans la mienne pour la soutenir. Car Jay n'est pour moi qu'un amie, or c'est le frère de Lucy. On peut supporter beaucoup de choses que les gens peuvent dire sur nous, mais dès que c'est un membre de la famille c'est insupportable, beaucoup plus blessant. C'est très dur de résister à un sentiment de dégoût, mais de la part d'un proche ça l'est dix fois plus. Je n'ai pas envie qu'elle se fâche avec son frère à cause de moi, ni qu'elle gâche son excellente relation avec Jay pour moi. Mais j'aurais dû penser à cela plus tôt. C'est maintenant trop tard et nous devons faire face à Jay. Lucy tremble à côté de moi. Mon estomac se tord de stresse. Que faire dans une situation pareille. Sous le coup de l'énervement Jay bégaie:
- Mais, mais , c'est quoi ce bordel? J'ai dû rêvé, qu'est-ce que vous foutiez? C'est pas possible, c'est pas ma s½ur. Bordel, je dois être en plein cauchemar. Et toi, Téa, comment, comment tu peux faire un truc pareille. Tu viens juste d'arriver. Tu, Tu corrompts ma s½ur avec tes histoires!

Lucy ne pouvant supporter un mot de plus s'écrie:
- Ne parle pas de Téa comme ça, je te l'interdis!
- Et pour qui tu te prends? Et qui t'es par rapport à Téa pour dire ça?
S'en est trop, je décide d'intervenir:
- C'est ma petite amie.
- Mais bien sûr, cela ne fait qu'une semaine que vous vous connaissez et tu crois pouvoir dire que c'est ta petite amie?
- Oui, tu n'as pas l'air de savoir ce que c'est que l'amour ni toutes les improbabilités que peut réaliser l'amour.
- Mais bien sûr, parce que l'amour entre deux filles ça peux exister.
Lucy rouge de colère, lui hurle:
- Comment tu peux dire ça, tu est homophobes maintenant? Et ne devrais-tu pas être content pour moi d'avoir enfin trouvé le bonheur?
- Le bonheur, le bonheur, tu es trop jeune pour le ressentir et, si ça existe bien.
- Moi non plus je n'y croyais plus, mais Téa m'a montré ce que c'est le bonheur, ce que c'est que d'être aimé, de sentir que quelque un tient à nous.
- Bon et bien si c'est comme ça tu n'as plus besoin de moi.
- Mais bien sûr que non, tu sais que j'aurais toujours besoin toi Jay, tu es mon frère, ne l'oublie pas.
- Non! C'est à toi de ne pas l'oublier! De toutes façons soit c'est moi, soit c'est Téa.
- Comment tu peux dire quelque chose de si horrible que ça. Tu m'avais dit que t'appréciais vraiment Téa, quelle t'était chère.

Et là silence. Est-ce possible que Jay m'apprécie plus qu'une simple petite s½ur? Serait-ce la raison de sa colère après la tentative de viol? Serais-il tout simplement jaloux? Apparemment Lucy pense à la même chose:
- Donc tu l'apprécie c'est ça. En fait elle te plaît, c'est pour ça que tu est dans une telle fureur. Tu voudrais être à ma place! De tout façon j'ai fait mon choix, ce sera Téa.
- Dégage, je ne veux plus jamais te voire. Ne reviens même pas. Prends tes affaires et pars.
- C'est de toutes façons ce que je comptais faire, le doute ne m'a même pas traversé.
Pauvre con.

Nous montons dans sa chambre. Elle rempli un sac en jetant d'une telle fureur quelques affaires dans un sac. Lucy ne me parle pas, ne me dit pas ce qu'elle ressent. Elle retient tout au fond d'elle-même, et s'énerve. Elle est au bout des nerfs, mais arrive encore à réfléchir puisque malgré la rage elle ne prends que quelques affaires, sachant que ce n'est pas sérieux, que tout s'arrangera dans quelques jours. Peut-être est-ce même qu'une affaire d'heures. J'essaie de lui faire dire ce qu'elle ressent:
- Lucy, je suis là, dit moi ce que tu ressents, s'il te plaît. Ressorts ta peine, tu ne peux pas rester comme ça. Écoute tout va s'arranger.
- J'espère en tout cas, me réponde-elle froidement mais tristement.

Je n'arrive pas à extirper une phrase de plus. En attendant nous décidons quand même de passer chez moi pour nous changer, et après peut-être qu'on ira au skate park ou on restera chez moi, je n'en sais rien, tout dépend de Lucy. Elle n'est pas bien, les paroles de Jay l'ont choquée mais pire encore elles l'ont complètement blessée.
Et elle s'est renfermée à la place de m'en parlé. Le seule repère qui lui restait n'existe plus, je m'en veux terriblement. Si je n'étais pas intervenue d'une telle façon dans la vie de Lucy, rien de telle ne lui serait arrivé. Le plus injuste c'est que nous vivons notre amour que depuis deux jours, même pas. Si au moins cela faisait des mois que l'ont sortait ensemble, cela aurait été déjà plus plausible aux yeux de Jay, et je pense que nous saurions mieux ce qu'il faut faire, parce qu'à ce moment même je me sens complètement perdue. Pas par rapport au sentiments de Lucy, là au grand contraire j'en ai une immense confirmation même si elle a de la peine à les exprimer, mais par rapport à la vision des gens. Personne n'est tolérant, ni même en vers sa famille, et dans ce cas la seule personne restante d'une famille brisée. La solidarité devrait primer, mais non. Je ne comprends Jay. Je m'inquiète pour Lucy, je m'inquiète de la tournure que va prendre les évènements. Va-elle casser pour Jay malgré qu'elle ait dit l'inverse? J'ai confiance en elle, mais je comprendrais tout à fait, vu la durée de notre relation et les problèmes encourus, qu'elle préfère tout arrêter pour aller avec son frère.

Nous sommes au skate park, nous venons de nous changer. j'aurais cru que Lucy aurait préféré me parler dans ma chambre ou au parc dans mes bras, mais depuis que Jay nous a surpris elle ne supporte pas à geste de ma part. Elle me rejette. J'ai envie de la secouée de lui dire maintenant qu'il nous a vu, c'est fait, on ne peut plus aller dans le passé. Il faut vivre avec, continuer à vivre comme on le faisait, mais je ne veux pas gâcher les maigres chances d'être ensemble. Quelles dilemme ! Dois-je réfléchir pour une fois et donc rester calme, ou suivre mon instinct et la secouer une bonne fois pour toute. Je la regarde en train de skater, réalise combien elle est belle et combien je tiens à elle. J'opte pour la première solution, je vais rester calme et essayer de lui parler gentilement et accepter ses réponses. Ne pas oublier: ne pas crier, ne pas interrompre, accepter le refus s'il en est question d'un. Trois points à garder en mémoire à tout prix! Je m'approche de Lucy et évite de la toucher:
- Lucy, j'aimerais te parler un peu.
- Non je ne veux pas! Laisse moi tranquille un moment s'il te plaît.
- Aller viens, juste parler, rien d'autre. Il faut que je sache qu'est-ce que tu en penses de tout ça, si tu tiens le coup. Tu n'est pas que là pour moi, moi aussi je suis là pour t'aider.
- Bordel fous moi la paix!

Toutes mes bonnes résolutions que je venais de faire se sont échappées aussi vite que cette phrase m'a percutée. J'ai l'impression de mettre chopée une claque. Je pète un plomb à mon tour:
- Mais merde, je te demande pas trop, juste parler! Je voulais juste te dire que si tu préférais choisir ton frère je comprendrais. Je serais blessée mais je comprendrais!
- Et voila pourquoi je ne voulais t'écouter, je ne voulais pas entendre des paroles pareilles! Quand j'ai dit que je te choisissais j'étais sérieuse et sincère! Mais on voit que la confiance règne ici!
- C'est pas vrai, je te crois, mais je pensais que tu avais dit ça sur un coup de tête! Et qu'après réflexion tu te rendrais compte!
- Et bien tu penses mal, vraiment très mal.

Et elle est partie. Je ne sais pas où, mais elle est partie. Et à la place de courir à sa poursuite je reste où je suis, me disant que si elle m'eime elle reviendra mais ne pensant pas que si je l'aime je devrais la suivre, me faire pardonner, et jamais je n'aurais dû lui parler comme je l'ai fait. Et tous ça à cause d'un honneur de merde! Je me met à détester Jay, qui est la cause de cette première dispute, mais pas seulement. Je me met surtout à me tester, à haïr tous ces défauts que j'ai, à haïr ma personnalité, ma passivité après coup. Cela ne me mène à rien. Résultat je viens de perdre Lucy, celle que j'aime, celle dont j'ai besoin. Je suis inquiète, où va-t-elle dormir?

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# Posté le mardi 10 octobre 2006 22:53

Chapitre 13

Fidèle à mon caractère de cochon je n'ai même pas essayé de l'appeler. Mais vers trois heures du matin, ayant repassé les évènements de la journée, je l'appelle. Il faut que je sache où elle dors, si elle me pardonne, si elle va bien. Mais personne ne répond. Je laisse un message, envoie un sms, rappelle. Après cinq essaies Lucy répond d'une voie remplie de tristesse:
- Quoi?
- T'es où, je suis morte d'inquiétude.
- Oh, au chaud, chez une copine.
Nos liens sont tellement forts que j'arrivent à sentir lorsqu'elle ment, et c'est le cas.
- S'il te plaît dis moi vraiment où t'es. Je t'en supplie, je suis désolée. Viens dormir chez moi.
- Non ça va.
Mais malgré la chaleur de l'été je l'entends grelotter.
- T'es où, merde! Dis-moi, t'es pas bien.
Silence. Pitié, il faut qu'elle me réponde sinon je fais toute la ville à skate. Démesuré ce que je dis mais je m'en fous.
D'une petite voix elle me dit:
- Au skate park.
- Bouge pas, j'arrive!

Je suis déjà debout, à moitié habillée. J'essaie de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mes parents ni mon frère et pars. Je ne prends pas mon skate, les roulements risquent de réveiller non seulement mes parents mais tout le voisinage. N'allant pas vite à pied, je me mets à courir. Je ne réfléchis même pas au chemin, on l'a fait tellement de fois que je le connais par c½ur. Je sens mes poumons me réclamer un arrêt tous autant que mes jambes. Malgré l'exercice, je souffre. Le trajet, en fait, est beaucoup plus long à pied qu'à skate, ce dont je ne me suis jamais rendue compte.

J'arrive au skate park toute essoufflée. Je n'entends pas le silence qui règne pendant la nuit tellement mon c½ur cogne fort contre ma poitrine. Je m'oblige à reprendre ma respiration, pour pouvoir chercher Lucy efficacement. Je pense savoir où elle est, mais Lucy est tellement imprévisible qu'elle pourrait être n'importe où, ou même m'avoir dit n'importe quoi. Mais dans ce cas-là cela m'étonnerait. Je suis presque sûr de la trouver sous le half-pipe, parce que l'on s'étais déjà réfugiée là-bas une fois. Je la trouve précisément à cet endroit. Elle est assise, se tenant les genoux dans ses bras, la tête entre le creux formé par ceux-ci. Elle pleure, grelotte. Je m'approche d'elle et m'assied tout simplement à côté d'elle et la prend dans mes bras. J'essaie de la réchauffer tout en la couvrant de petit baiser. Elle ne me rejette pas, mais ne bouge pas non plus. Elle se met à pleurer. Je la tire vers moi et l'assieds sur mes jambes. Je l'entoure de mes bras et la sers fort contre moi.

- Tu vois que je suis là pour toi. Je m'en veux de t'avoir laissé partir, et surtout de t'avoir gueulé dessus. Tu sais j'étais bien partie pour ne pas m'énerver mais quand tu m'as dit de te foutre la paix, tout ce que j'avais prévu de faire s'est envolé. Je te promets que ce n'est pas ce que je voulais.
- C'est pas grave, c'est oublié.
- Tu sais dans des situation pareilles on ne devrait pas se séparer. A deux on est plus forte. On aurait dû rester ensemble à se parler de ce qui s'était passé pas s'engueuler.
- Alors pourquoi tu m'a dit que si je préférais aller avec Jay tu me laisserais partir. Je voulais que tu me dise que tu tiens à moi, pas que tu me laisserais partir avec Jay si je le voulais! Pour moi la loyauté c'est très important que cela soit en amitié ou en amour.
- Mais je tiens à toi! Puisqu'en disant ça je voulais te montrer que je respecte tes décisions quelles qu'elles soient, même si moi je dois en payer le prix fort. Je ne voulais pas être déloyale juste te montrer que je t'aime si fort que, justement, je serais prête à souffrir pour toi à cause d'une de tes décisions.
- Je suis désolée, je n'aurais jamais dû le prendre comme ça, mais apparemment je n'ai pas si bien pris ce qu'à dit Jay, ça m'a fait l'effet d'une claque. Jamais je n'aurais cru que mon frère pouvait dire ça même à cause se la jalousie.
- Mais ta réaction est normale, vu ce qu'il t'a dit. Mais t'aurais dû en parler avec moi à la place de te renfermer. Oublie pas que c'est à cause de moi tout ce qu'il s'est passé.
- Non c'est pas de ta faute, quand on aime on est deux.

Elle m'embrasse.
- Mais ce qui me tracasse c'est que Jay a plus qu'un sentiment d'amitié envers toi.
- T'inquiète pas jamais je ne t'échangerais pour lui!
- Je t'aime.
Et de nouveau elle m'embrasse, mais cette fois plus passionnément. Elle a besoin de me sentir. Je le sens puisqu'elle se serre le plus possible contre mon corps. Je commence à caresser ses bras quand je sens quelque chose d'anormale dessus. Des plaies. Mais d'où peuvent-elles bien venir? Elles n'étaient pas là se matin, j'en suis sûr et c'est improbable que cela soit dû au skate.
- C'est quoi ça? Comment t'as pu te faire ça?
- Oh c'est rien. Je me suis blessée je ne sais pas trop comment.
Je décide de la jouer à la plus maligne, car je sais que ce n'est pas ça la raison.
- Ah, et tu t'es fait ça quand?
- Hum ce matin, ou plutôt cet après-midi, en cours, je jouais avec mes ciseaux et ça a déraper.
- Mais c'est encore en sang là, tout ne s'est pas cicatrisé...
- C'est normale j'ai joué avec la croûte, mauvaise habitude à perdre.
- C'est pas que je n'ai pas confiance en toi, mais il ne me semblait pas que t'avais ça après les cours quand on s'est embrassée... Dis-moi la vérité. S'il te plaît.
Je prends son visage entre mes mains et rajoute:
- Tu sais que je t'aime... Tu peux avoir confiance en moi. Je peux t'aider.
Rien, elle ne répond rien. Pas un mot ne sort de sa bouche, mais au contraire des larmes coulent le long de ses joues. Je les sens sur mes mains. Je les lui essuie tout doucement.
- Laisse toi aller un bon coups, pleure, je suis là, ne t'inquiète pas.
Je la sers encore plus fort dans mes bras, je la laisse pleurer un moment avant de lui demander pourquoi a-t-elle fait ça, pourquoi c'est-t-elle mutilée? Je pense que le fait de perdre son père, sa mère et maintenant son frère s'en est trop pour Lucy.

- C'est pas grave ne me le dit pas tout de suite, mais s'il te plaît promet moi que tu ne le referas pas, qu'à la place tu sortiras toute ta douleur en parlant, en m'en parlant. Je suis là, pas seulement pour t'embrasser-ce que j'aime beaucoup faire t'inquiète pas-, mais aussi pour t'écouter, pour te remonter le moral quand il y en a besoin.
Lucy sourit.
- Ah j'ai réussit à te faire sourire! Aller viens on rentre.

Ayant toujours mes bras autour d'elle, nous marchons en direction chez moi. Lucy tient son skate à la main. Je l'aurais volontiers pris mais elle préfère que mes mains la tienne elle, plutôt que son skate. Nous arrivons devant chez moi, et entrons dans ma chambre silencieusement. Je ne sais pas ce que je vais dire demain à mon frère concernant Lucy, mais c'est le cadet de mes soucis. J'aide Lucy a se déshabiller. Ce qu'elle est belle! Elle a un corps parfait. Je lui donne un t-shirt à se mettre et elle se couche. Le temps de me déshabiller, et je me couche à côté d'elle. Elle est roulée en boule, plus précisément dans la position f½tale. Je la prend dans mes bras et lui fait poser sa tête sur mon épaule. Elle m'entoure aussi de ses bras, et je sens son torse se lever suivant sa respiration. Je lui caresse les cheveux et lui demande:
- J'aimerai juste savoir depuis quand tu t'extériorise de cette façon?
- Tu veux savoir depuis quand je me mutile, c'est ça?
- Hein, hein,
- Hum, depuis que ma mère nous a laissé tombé. Tu vois je ne suis pas si forte en faite... Je suis même une grosse merde.
Je lui prends la tête et la force à me regarder.
- Ne redis plus jamais un truc pareille. Tu est une des plus forte personnes que je connaisse, et tu n'es pas une merde, et jamais, au grand jamais tu ne sera une merde. Tu m'entends?
Elle hoche la tête comme un petit enfant le ferait à sa mère. Je l'embrasse sur le front puis me laisse tenter par ses lèvres et dépose un petit baiser dessus. Mais dans ce baiser je tente de mettre tous mon amour pour Lucy. Elle a dû le sentir puisqu'elle me répond:
- Moi aussi je t'aime.
C'est déjà quatre heures du matin, nous n'avons pas beaucoup d'heure de sommeil devant nous, mais Lucy s'est déjà endormie. Comment ai-je pu faire une connerie pareille? La blesser au point où elle se mutile? Malgré une tonnes de questions et des sentiments de culpabilité qui trottent dans ma tête je me force à me reposer un peu car la journée fut très éprouvante. Nous nous endormons comme cela, Lucy dans mes bras, m'enserrant.

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# Posté le jeudi 12 octobre 2006 17:39

Chapitre 14

Malgré la fatigue je n'ai dormi qu'une petite heure. Il reste environ deux heures avant que je ne réveille ma chérie. C'est fini je n'arriverai pas à dormir une minute de plus, la tonne de questions et d'incertitudes qui remplissent ma tête m'en empêchent. Dans ces cas-là j'aime bien réfléchir à tous ce qui s'est passé. Alors bilan d'un semaine seulement dans mon nouveau pays: j'ai failli me faire violer; j'ai trouvé l'amour mais pas du tout comme je le pensait, c'est pas grave cela me va très bien; je dors avec quelque un dans mes bras -ma copine- encore plus bizarre; le frère de Lucy, Jay, nous a surprises en train de nous embrasser, cela ne s'arrêta pas à là, il a des sentiments pour moi; Jay en plus de nous avoir surprises a foutu Lucy dehors et résultat elle se mutile. Pas très positif vu de l'extérieur mais ce qui compte plus que tout pour moi c'est que je sois avec Lucy alors s'il faut subir tous ceci pour avoir le bonheur de tenir celle qu'on aime, ce n'est pas un problème. Ne dit on pas l'amour n'a pas de prix? Même si le prix est chère et sera chère à payé je suis prête le faire. Lucy n'a pas bougé, elle est toujours dans la même position, ses bras autour de moi, ses jambes collées au miennes, si ce n'est sa tête qui n'est plus sur mon épaule mais plus bas sur ma poitrine. Je l'observe et j'ai l'impression que le temps n'existe plus, que les problèmes qu'on a ou qu'on a eu disparaissent aussi. Plus rien n'a d'importance que la beauté et la fragilité de l'être qui est dans mes bras. Je ne bouge pas de peur de la réveiller. Elle m'a l'air si calme, si tranquille dans mes bras. Je ne résiste pas à lui caresser le dos, tout doucement ne voulant pas qu'elle se réveille. Lucy n'est apparemment pas un bougillon, pas comme moi. Je peux me réveiller et me retrouver à l'autre bout du lit, ou même la couverture à l'envers. Je me demande comment Lucy arrive-t-elle à dormir avec moi, mais j'essaie quand même de faire attention malgré tout. Spécialement à ce moment là, elle ne sent pas bien, elle a besoin de moi mais aussi de sommeil, ce n'est pas le moment de l'embêter en bougeant. Mais je ne peux pas m'empêcher de la caresser. C'est comme un besoin, pas que pour moi j'ai aussi l'impression que ça l'apaise. C'est drôle, il y a encore quelque jours c'est moi qui était dans ses bras, c'est moi qui avais besoin d'elle, et nous ne sortions pas ensemble. Là c'est elle qui a besoin de moi, qui dort dans mes bras et, très important, nous sommes ensemble. Je me demander si nous nous serions aussi vite mises ensemble si les circonstances n'avaient pas forcé les choses. Sûrement que nous serions sorti ensemble mais plus tard. Surtout que je suis habituellement quelqu'un de très lent à se rendre compte de ses sentiments. Cette situation me surprend plus qu'elle ne me dérange. Cela fait déjà une heure que je suis dans mes pensées. Il reste une heure à Lucy pour se reposer et récupérer un peu. Je ne sais pas quelle sera sa réaction demain matin. Me rejettera-t- elle comme elle l'a fait hier? Ou essayera-t-elle de passé outre nos problème, me pardonnera-t-elle? Ce n'est pas le moment de me torturer l'esprit avec ces question, il faut que je profite de voire ma belle si reposée, si éblouissante. De toutes façons je le saurai bien assez tôt lorsqu'elle se réveillera. L'heure s'écoule très lentement mais c'est tout à mon bénéfice, je suis avec Lucy, elle est dans mes bras et personne ne nous dérange. Que demander de plus? C'est presque sept heures lorsqu'elle se réveille. Elle s'étire et me dit:
- Bonjours ma chérie, déjà réveillée?
Elle m'embrasse et je ne peut m'empêcher d'approfondir notre baiser. Le fait de la regarder pendant plus d'un heure ma fait réaliser à quel point j'ai de la chance d'être avec quelqu'un de si merveilleux qu'elle.
- Hum oui, ça fait déjà un petit moment... Bien dormi?
- Oui. J'ai fait un drôle de rêve. On était dans un immeuble en train de s'embrasser, c'était tellement bon, me dit-elle avec un sourire, et Jay nous a surprise. Je me rappelle la peur que j'ai eu, horrible. Et cet imbécile a réussis à m'imposer un ultimatum t'imagines? Il me semble que dans l'histoire y avait un truc comme Jay avait plus que des sentiments d'amitié pour toi... Un truc trop bizarre je te dis, ça ma foutu la frousse.
- Dans ton rêve t'avais pas recommencé à te mutiler, dis-je avec mon manque de tact habituelle.
- Quoi, comment tu sais ça toi?
- Écoute ce que tu viens de me raconter, j'ai bien peur que ça c'est réellement passé, que t'on rêve ce n'est que la réalité.
- Merde, ça me revient maintenant! T'es venu me chercher vers trois heures au skate park c'est ça
- Oui c'est juste. Mais on s'en fous, t'as bien dormi pour finir et c'est ce qui compte.
Il y a un petit malaise entre nous deux. Je rajoute donc.
- Et puis au sujet de la mutilation t'inquiètes pas pour ça, mon amour est intacte. Ce n'est en tout cas pas ça qui va changer quelque chose entre nous deux. Et mon opinion sur toi est toujours la même à savoir, t'es une fille extraordinaire et vachement belle en plus. Et le plus important je pense que je suis tombée amoureuse...
Elle me répond en rigolant et visiblement rassurée.
- Mais dis le que tu m'aimes!
Tout est rentré dans l'ordre, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous chercher et de vulgairement faire les connes:
- C'est même pas vrai en plus!
- Ah oui? Tu me diras si tu changes d'avis après ça.
Elle m'attrappe par les hanches et nous revoilà en train de nous embrasser. Quelle fille! Je suis littéralement sous son charmes. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais plus arrêter de sentir ces lèvres contre les miennes, de sentir son corps contre le miens, de tout simplement l'aimer. Mais nous n'avons pas tout le temps, nous devons nous prépare à aller au lycée. De toute façon Jeremy nous a interrompu en tout bon grand frère attentionné. Il ouvre la porte et commence à dire en français:
- Debout la dedans, tu dois aller...
Soudain il continue en anglais:
- Ah salut Lucy je ne savais pas que tu dormais à la maison. Donc je disais debout là dedans, c'est l'heure! Et plus vite que ça bande de faignaces!
Lucy se marre. Comme cela me fait plaisir qu'ils s'entendent si bien. Mais quelque chose me gâche ce petit moment de rigolade. Quand Jeremy est entré j'avais encore mes bras sur les épaules à Lucy. Ce n'est pas possible, en deux jours nos deux frères ne peuvent pas nous avoir tous les deux surpris! C'est complètement improbable! En un temps si court! Mais Jeremy n'a pas l'aire de réagir. Peut-être croit-il que nous ne faisions que nous amuser. Ça doit être ça, il pense qu'on ne faisait que s'amuser, c'est ça oui. En tout cas mieux faut le prendre comme ça puisque ça n'a pas l'air de le gêner en quoique ce soit, et puis Lucy aussi le prend bien. Alors pourquoi je m'inquiète comme ça? Je deviens parano ou quoi? J'ai l'impression d'être dans un film parce que tous ce passe très vite et nous, plutôt j'enchaîne gaffes sur gaffes. Nous nous habillons et descendons prendre notre petit déjeuner. Je n'ai pas l'habitude de déjeuner le matin mais aujourd'hui mon ventre crie famine. Sûrement parce que hier vu l'état de stress et la tension que j'avais je n'ai pas beaucoup manger, rien en fait, c'est normale que je crève de faim ce matin.
- Ah je crève la dalle! J'ai envie de Nutella!
Mon frère me répond:
- T'as du bol maman en a acheté hier.
- Trop cool, j'adore ça!
Lucy me dit:
- Moi je préfère le beurre de cacahuète.
- Typiquement américains ça. Comme dans les films!
Tout en rigolant elle me répond:
- Quoi tu connaît pas le beurre de cacahuètes? Qu'est-ce que t'insinue par comme dans les films? Tu me crois pas c'est ça hein? Avoue!
- Bin ne vois rien de mal dans ça, mais aimer le beurre de cacahuète ça fait un peu stéréotypé je trouve.
- Hum oublie pas que je suis américaine,et ce qui n'étais pas normale en Suisse, je suis sûre que ça l'est ici.
- Et voila que tu te vantes!
- Tu trouves?
- Un peu oui!
Elle s'approche tout doucement de moi, se penche et me murmure:
- Il n'y a que ton frère qui m'empêche de t'embrasser là...
- Tu sais j'aurais tellement voulu qu'il disparaissent, là comme ça pfiou. Si à ce moment là une fée me disais de faire trois veux, un de ceux-ci serait qu'il disparaisse.
- Et puis que mon frère aussi disparaisse.
- Et que je puisse t'embrasser quand je veux...
- Et que moi aussi je puisse le faire quand je veux sinon ça ne serait pas juste!
Et nous éclatons de rire. Jeremy qui n'a rien suivi, puisque notre conversation s'est faite tout basse, fait une drôle de tête.
- Pourquoi est-ce que vous rigolez tout à coup. Qu'est-ce que j'ai fait? Je sais pas manger c'est ça?
Lucy lui répond:
- Non, non c'est pas ça...
- Alors c'est quoi?
C'est à moi de répondre:
- Oh, tu comprendras pas, un truc de fille.
Et nous revoilà en plein fourire. Nous sommes vraiment mortes de rire. J'ai mes abdos qui me font mal tellement nous rigolons. Jerem désespère et part. C'était justement ce que nous voulions. Lucy dit:
- Quelle paires nous formons! Nous arrivons toujours a nos fins, n'est-ce pas! T'es sûr que ton frère est parti?
- Oui je l'ai entendu claquer la porte et nous souhaiter une bonne journée. Pourquoi?
- Bah devine?
- Ouf je sais pas, t'es inquiète peut-être...
Nous n'arrêtons pas de jouer aux débiles profondes, impossibles de s'arrêter.
- Oh tais-toi! me dis Lucy et m'embrasse.
En m'arrachant durement de ses baisers je lui dit:
- Toi t'as pris la mauvaise habitude de me faire taire en m'embrassant.
- Parce que ça marche!
- Mais c'est pas juste, tu sais que je fonds devant tes baisers et qu'en plus je ne peut pas m'en passer.
-Bin justement!
- Bon ok, mais t'en que tu ne t'arrêtes pas moi ça me dérange pas!
Et nous revoilà en train de nous marrer. Lucy m'embrasse et me dit:
- Tu sais que je t'aime toi?
- Ah non je ne le savais pas très chère, vous m'en apprenez de bonnes nouvelles! Moi aussi je t'aimes débile!

Ce sera le dernier baiser avant les cours, nous ne voulons pas prendre le risque d'être en retard une nouvelle fois, ni d'être surpris, cela suffit, Jay et maintenant peut-être Jerem. La journée s'est passée d'une lenteur impressionnante. Les cours étaient vraiment inintéressants. C'est bizarre moi qui aimait tant les cours d'habitude, là je m'ennuie ferme, je pense et repense à ce que je vis, ce qu'on vit ma chérie et moi. Mes cours ne sont que réflexion sur ma vie. Lucy me manque. Je ne pense plus qu'à elle en fait. Mais je traîne quand même avec Sammy, Nicky et Steph. Mais résultat je ne suis plus les cours et notre prof l'a remarqué :
- Téa peux-tu répéter ce que je viens de dire et nous le reformuler car certains de tes camarades n'ont pas compris...
- Hum, moi non plus en fait j'ai pas compris...
C'est la seule excuse que j'ai trouvée, nulle je sais mais la seule.
- Tu est sûre? Parce que tu avais l'air d'avoir compris puisque ça fait un moment que tu regardes dehors.
- ....
- Bon tu viendras à la fin du cours
Et merde, voila que je me met ma prof sur le dos! C'est pas possible d'avoir autant de manque de chance! Je commence vraiment à en avoir marre. Mais bon il faut que je reste calme, il ne reste plus qu'une heure avant la fin des cours, ça doit être supportable. Mais quand c'est quand même long quand ç'est que de l'attente. J'ai envie d'aller skater avec Lucy là, c'est tout ce à quoi je pense, et à quoi j'ai envie de pensé. La fin du cours est arrivée, l'intervention de la prof n'a servi à rien puisque je n'ai pas plus suivi. J'attends que tout le monde soit sorti, je les rejoindrais plus tard, et m'avance vers la prof et parle en français puisqu'elle est française, c'est de toutes façons plus simple pour nous deux.
- Vous vouliez me parler?
- Oui, je voulais savoir si il y a quelque chose qui va pas, en classe ou avec tes camarades?
- Non pas que je sache...
- Parce que tu n'as pas l'air dedans, tu ne suis pas... C'est peut-être à cause du déménagement?
- Non ne vous inquiétez pas, il n'y a aucun problème, tout va bien.
- Bon d'accord mais tache de suivre un peu plus les cours si tu veux réussir ton trimestre.
- D'accord.
- Et aussi, je suis là si tu as besoin d'aide, tu peux me parler, je suis aussi passé par là, je sais ce que c'est.
Mais de quoi elle parle? Du déménagement ou du fait que je soit avec Lucy? Soit je suis vraiment parano soit elle a vu qu'il y a quelque chose de bizarre en moi? Cela se ressent-il que je suis différente des autres, que je sors avec une fille? Bon je dois y aller. Je le lui fait savoir et pars direction mon dernier cours et le plus horrible de tous! Cours de physique! Ennuyant à mourir! Je ne sais pas comment je vais faire pour tenir une heure... Mais il le faut bien de toute façon. Je vais dessiner puisque je ne suis pas à côté de la fenêtre, ou peut-être que je vais tout simplement gribouiller sur mes feuilles. De toutes façons il faut bien qu je m'occupe, surtout que j'ai un besoin constant d'occuper mes mains. Je suis en fait un spécimen rare doté de tous les défauts du monde, bon faudrait aussi que j'arrête de faire ma victime... Mais ça passe le temps. Pour finir j'ai passé le cours à parler avec ma voisine, Natasha. Plus intéressant que de gribouiller. Aujourd'hui le seule truc que j'ai appris d'important, c'est que les américains ne se font pas la bise mais des « hugs ». Trop bizarre! Je ne comprends pas pourquoi Lucy ne m'a-t-elle jamais dit, ni pourquoi le groupe m'a toujours fait la bise. Sûrement parce que le Français leur a expliqué... Mais bon je ne vais pas en faire tout un plat puisqu'à Lucy je ne lui fais plus le bise, je l'embrasse.. Le problème est donc résolu. La cloche sonne, c'est la délivrance. Enfin la journée est finie! Je n'en pouvais plus. J'ai rendez-vous avec Lucy chez moi parce qu'elle fini plus tard que moi. Et comme elle n'est pas encore prête à affronter Jay elle va se changer là-bas. Je pense aussi que c'est mieux qu'ils se calment tous les deux avant de tenter une conversation. Comme d'habitude je rentre en skate. J'ai une heure à glander, je vais lire un petit peu. J'ai commencé un nouveau polar très sympa. En plus cela me fais du bien de lire, j'oublie aussitôt qui je suis, mes problèmes, les gens. J'oublie tout en fait, et cela m'apaise. J'aurais dû le faire plus tôt, mais cela ne m'a même pas traversé l'esprit. Dès que j'ai arrêté de lire je me suis remise à me questionner, à me poser tout simplement des questions. Je sais que Lucy va dormir chez moi mais que vais-je dire à mes parents? Et en fin de compte heureusement que nous ne sommes pas en classe ensemble sinon ,être tout le temps avec une personne, même si c'est l'élu de notre c½ur, peut être très dur à gérer et malsain à long terme, surtout lorsqu'on a besoin d'un peu de liberté comme moi. Mais ce qui est contradictoire c'est que lorsque je suis en classe je ne pense qu'à Lucy, j'ai juste envie d'être avec elle c'est tout. Lorsque je suis avec elle je suis tout simplement apaisée, je ne ressens aucune tension et je suis réellement moi-même. Par exemple maintenant tout ce que j'aimerais c'est que le temps passe plus vite pour que je puisse être avec ma chérie, j'ai juste envie d'aller skater avec ma belle et rigoler un peu, parler de notre journée. Je n'ai vraiment pas envie de me casser la tête avec mes parents ou avec quiconque d'autre.

Lucy arrive et sonne. Je la fait entrer et nous passons une fin d'après-midi parfaite, entre skate, blagues et petites marque de tendresse. Aucuns problème n'est survenu, même mes parents ne m'ont rien demandé. Un après-midi parfait suivi par une soirée vraiment superbe, passée dans ma chambre à regarder un DVD dans les bras de ma chérie.

© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 16:01

Modifié le lundi 16 octobre 2006 17:57