Nous sommes arrivées devant chez moi, je rentre et dis en français:
- C'est moi, j'ai ramené une copine pour manger.
- Eh bien Téa, c'est un miracle, le deuxième jours de notre arrivées tu t'es déjà faite des amis!
- Hahaha, dis-je ironiquement.
- Mais c'est bon on peut se faire un sandwich, ça joue?
- Mais bien sûr, il y a du pain et tout ce que tu veux dans le frigo. Mais tu nous a pas dit comment s'appelle ton amie.
- C'est normale tu m'en a pas laissée le temps. Elle s'appelle Lucy.
- Hello dit Lucy, I'm Lucy. Nice to meet you.
Et voila que ma mère lui pose pleins de questions, où t'habites, dans quel lycée tu es etc.
- Désolé maman de t'interrompre mais on a faim.
- Tu viens? Dis-je a Lucy en anglais.
- Ouais.
Nous allons dans la cuisine.
- Je suis désolée, je n'est pas l'habitude de parler à mes parents en une autre langue que la français, j'aurais du penser à toi..
- Mais c'est pas grave... Qu'est-ce qu'elle t'as dit?
- Oh, elle s'est foutu de ma tête parce que généralement je suis solitaire et que je me lie pas tout de suite avec les gens...
- Ah bon, pourtant t'as pas l'air fermée comme personne, au grand contraire plutôt ouverte..
- Ouais mais c'est pas ce que pense ma mère.. Mais bon laisse tombé c'est ma mère, elle ne changera pas la conception des choses même si j'essaye de la convaincre..
A part ça tu voudrais quoi dans ton sandwich?
- Oh ce qu'il y a...
- J'ai aussi oublié de te dire que ma mère avait dit qu'elle avait fait le plein du frigo, alors il y a le choix. Qu'est-ce que t'aimes? T'es plutôt fromage ou jambon ou les deux comme vous le fait les américains?
- Je te dit que je mange ce que tu veux que je mange.
- T'es difficile dans le genre je ne veux pas déranger! Bien ici t'as le fromage, ici la jambon et ici le pain, et tu te fait ce que tu veux! Dis-je en souriant.
Nous voila en train de faire nos sandwich. Le pain est vraiment différent de celui auquel je suis habituée. Comme je meure de faim, je suis donc prête à manger n'importe quoi. Après avoir rassasié nos pauvres estomacs, nous montons dans ma chambre, ou plutôt le chantier qui me sert de chambre, et nous nous asseyons sur le matelas.
- C'est plutôt original la déco! Dis-elle en m'embêtant.
-Désolé mais mes meubles ne sont pas encore arrivés, t'as déjà de la chance qu'il y ait le matelas!
Et je rajoute:
- Bon alors ne crois pas que tu vas échapper à la fin de la conversation!
- Mais quelle conversation on l'avait finie! Tu t'en rappelle pas?
- Ok alors on en recommence une autre. Pour quoi tu ne vis qu'avec ton frère?
- Mes parents nous on laissés tombés, ou plutôt mon père est parti avec une autre femme quand j'avais quatre ans et ma mère nous a laisser tomber il y a deux ans, pour vivre ça sa vie, prétextant qu'est assez grand pour vivre seuls. Elle nous a laissé de l'argent et mon père continue a nous en donné pour ne pas qu'on travail... Mais ça suffis à peine pour qu'on vive. Heureusement il a toujours payé notre scolarité, sinon on n'aurait même pas été à l'école...
- Dire que moi je me plaignais de devoir déménager...
- Mais faut dire que toi tu as complètement changé de pays, d'environnement. Moi j'ai toujours été dans le même environnement et en fin de compte c'est pas si terrible que ça, c'est même mieux, parce que j'ai gardé les même amis, les même points de repères...
- Tu veux vraiment me foutre le blues?
- Mais non!
Je me sens si bien en sa présence, c'est étonnant qu'elle soit restée si respectueuse des gens si ouvertes avec tous ce qu'elle a vécu. Je ne sais pas si moi j'aurais été capable de surmonter ces épreuves aussi bien. Et la je suis dans mes pensée, je réfléchi à l'être assez faible que je suis à mes yeux, jusqu'à ce que Lucy m'interrompe:
- T'es dans les nuages ou quoi, ça fait cinq minutes que tu ne parles pas, ce qui est énorme pour toi!
- Tu trouves? Je paris que je peux rester 10 minutes sans parler!
Répondant à sa petite provocation je me met à me taire.
- T'as décidé de faire la grève de la parole ou quoi? Hein, j'ai compris tu fait ton pari, mais de toutes façons ça ne sers à rien tu ne gagnera rien, car on a pas dit ce qu'on pariait!
- Tu vois que dès que je m'arrête de parler tu t'ennuies!
- Ouais, c'est vrai je l'avoue...
Et nous continuons la soirée comme ça entre conversation et rigolage. Il est venu minuit et nous nous en sommes même pas rendu compte. Je lui demande donc de rester dormir chez moi, mon matelas étant énorme et assez grand pour deux.
- Non, non je vais rentrer chez moi.
- T'es folle ou quoi, il fait nuit noire et c'est dangereux de nouveau. De toute façon mes parents ne te laisseront pas partir seule cette nuit, tu devra attendre demain, dis-je en souriant fière de ma victoire sur Lucy.
Puis je rajoute:
- Bon je suis désolée mais je n'ai qu'un matelas, tu préfère être du coté gauche ou droite.
- Oh, c'est comme tu veux.
- Bon alors tu prends le côté droite.
- Oh non en fait je voulais l'autre... commence-t-elle à m'embêter.
- Bon d'accord tu peux prendre l'autre côté si tu veux..
Je rentre dans son piège sans m'en rendre compte.
- En fait je préfère quand même l'autre, dit-elle e me souriant.
Mais moi je ne le vois pas et croit vraiment qu'elle est sérieuse et donc je lui dit un peu froidement et agressivement.
- Alors tu te décides?
Elle éclate de rire. C'est un rire sincère, moqueur sans être méchant. Je me rends compte qu'elle est en train de se jouer de moi, malgré légèrement furieuse contre moi-même je ris. Et pour la deuxième fois de la journée concernant le même sujet, nous rigolons comme des folles. Nous le faisons comme si nous nous étions toujours connues. Avec Lucy je me rends compte que je me montre comme je suis, avec tout mes défauts ce que je ne fais pas ou plus généralement car cela ne faisait pas rire mes amis comme le fait Lucy mais plutôt les exaspéraient. Je n'étais donc pas toujours moi-même, mais j'avais pris l'habitude. Et avec Lucy je me montre sous mon vrai jours, impulsive, susceptible et le mieux, je manque énormément de tact, ce qui je comprends est dur à supporter mais Lucy bizarrement le fait. Je me promets de lui en toucher deux mots. La perspective ne jamais plus la voire ne s'impose même plus dans mon esprit. Je suis sûre que je vais rester en contacte avec cette jeune fille qui me ressemble en certains points.
Nous nous couchons et continuons biensûr à parler. Lucy a envie de m'entendre m'exprimer sur mon pays, sur mes habitudes d'avant que je ne déménage. Et je m'en fait un plaisir , surtout que ça l'intéresse. Je ne parle pas dans le vide, car à l'inverse de moi elle n'interrompt personne! J'ai la sale habitude de toujours dire mon opinion même si j'interrompt les gens... On parle un pu de l'Amérique, de l'image que nous avons d'elle en Europe. Après ma vie, c'est à son tour de me raconter la sienne, de comment avait-elle vécu la séparation, en premier lieu de ses parents, puis l'abandon de sa mère. Tout à coups je me rends compte de quelque chose:
- Tu n'as pas prévenu ton frère!
- Eh bien dit donc, t'es pire que mon lui. Oui je l'ai fait, je lui ai envoyé un message, et il m'a répondu que c'été bon. Mais pourquoi tu t'inquiètes autant pour moi?
- Ça te dérange à ce point?
- Non au grand contraire! Ça fait bizarre que quelqu'un d'autre que mon frère ne s'occupe de moi. Généralement les seules personnes pouvant répondre à la définition d'amis étaient des gars, et eux n'ont vraiment pas l'habitude de se préoccuper de quelqu'un.
- Ça me fait vaguement penser à une personne. Moi en particulier, sauf que moi des potes se sont déjà occupé de moi et que j'avais des amies qui se pensaient à moi, mais il a fallu du temps pour que cela se fasse. Mais t'as raisons ce n'étaient que des exceptions.
- Il a fallu que je rencontre quelqu'un d'un autre pays pour que cette personne me comprenne, me ressemble et ait la même passion!
- Parce que si j'avais été américaine ça aurait changé quelque chose?
- Mais non, bien sûr que non, ne joue pas à l'idiote!
- Mais tu te trompes je ne joue pas à l'idiote, je le suis!
- Ah c'est bien ce que je pensais!
Je lui répond en lui donnant un coup, elle réplique avec le coussin, et je fais de même. Des rires, et des sons de coups doivent s'entendre dans toute la maison. Et c'est sur ce ton de joie que l'on s'endort.
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- C'est moi, j'ai ramené une copine pour manger.
- Eh bien Téa, c'est un miracle, le deuxième jours de notre arrivées tu t'es déjà faite des amis!
- Hahaha, dis-je ironiquement.
- Mais c'est bon on peut se faire un sandwich, ça joue?
- Mais bien sûr, il y a du pain et tout ce que tu veux dans le frigo. Mais tu nous a pas dit comment s'appelle ton amie.
- C'est normale tu m'en a pas laissée le temps. Elle s'appelle Lucy.
- Hello dit Lucy, I'm Lucy. Nice to meet you.
Et voila que ma mère lui pose pleins de questions, où t'habites, dans quel lycée tu es etc.
- Désolé maman de t'interrompre mais on a faim.
- Tu viens? Dis-je a Lucy en anglais.
- Ouais.
Nous allons dans la cuisine.
- Je suis désolée, je n'est pas l'habitude de parler à mes parents en une autre langue que la français, j'aurais du penser à toi..
- Mais c'est pas grave... Qu'est-ce qu'elle t'as dit?
- Oh, elle s'est foutu de ma tête parce que généralement je suis solitaire et que je me lie pas tout de suite avec les gens...
- Ah bon, pourtant t'as pas l'air fermée comme personne, au grand contraire plutôt ouverte..
- Ouais mais c'est pas ce que pense ma mère.. Mais bon laisse tombé c'est ma mère, elle ne changera pas la conception des choses même si j'essaye de la convaincre..
A part ça tu voudrais quoi dans ton sandwich?
- Oh ce qu'il y a...
- J'ai aussi oublié de te dire que ma mère avait dit qu'elle avait fait le plein du frigo, alors il y a le choix. Qu'est-ce que t'aimes? T'es plutôt fromage ou jambon ou les deux comme vous le fait les américains?
- Je te dit que je mange ce que tu veux que je mange.
- T'es difficile dans le genre je ne veux pas déranger! Bien ici t'as le fromage, ici la jambon et ici le pain, et tu te fait ce que tu veux! Dis-je en souriant.
Nous voila en train de faire nos sandwich. Le pain est vraiment différent de celui auquel je suis habituée. Comme je meure de faim, je suis donc prête à manger n'importe quoi. Après avoir rassasié nos pauvres estomacs, nous montons dans ma chambre, ou plutôt le chantier qui me sert de chambre, et nous nous asseyons sur le matelas.
- C'est plutôt original la déco! Dis-elle en m'embêtant.
-Désolé mais mes meubles ne sont pas encore arrivés, t'as déjà de la chance qu'il y ait le matelas!
Et je rajoute:
- Bon alors ne crois pas que tu vas échapper à la fin de la conversation!
- Mais quelle conversation on l'avait finie! Tu t'en rappelle pas?
- Ok alors on en recommence une autre. Pour quoi tu ne vis qu'avec ton frère?
- Mes parents nous on laissés tombés, ou plutôt mon père est parti avec une autre femme quand j'avais quatre ans et ma mère nous a laisser tomber il y a deux ans, pour vivre ça sa vie, prétextant qu'est assez grand pour vivre seuls. Elle nous a laissé de l'argent et mon père continue a nous en donné pour ne pas qu'on travail... Mais ça suffis à peine pour qu'on vive. Heureusement il a toujours payé notre scolarité, sinon on n'aurait même pas été à l'école...
- Dire que moi je me plaignais de devoir déménager...
- Mais faut dire que toi tu as complètement changé de pays, d'environnement. Moi j'ai toujours été dans le même environnement et en fin de compte c'est pas si terrible que ça, c'est même mieux, parce que j'ai gardé les même amis, les même points de repères...
- Tu veux vraiment me foutre le blues?
- Mais non!
Je me sens si bien en sa présence, c'est étonnant qu'elle soit restée si respectueuse des gens si ouvertes avec tous ce qu'elle a vécu. Je ne sais pas si moi j'aurais été capable de surmonter ces épreuves aussi bien. Et la je suis dans mes pensée, je réfléchi à l'être assez faible que je suis à mes yeux, jusqu'à ce que Lucy m'interrompe:
- T'es dans les nuages ou quoi, ça fait cinq minutes que tu ne parles pas, ce qui est énorme pour toi!
- Tu trouves? Je paris que je peux rester 10 minutes sans parler!
Répondant à sa petite provocation je me met à me taire.
- T'as décidé de faire la grève de la parole ou quoi? Hein, j'ai compris tu fait ton pari, mais de toutes façons ça ne sers à rien tu ne gagnera rien, car on a pas dit ce qu'on pariait!
- Tu vois que dès que je m'arrête de parler tu t'ennuies!
- Ouais, c'est vrai je l'avoue...
Et nous continuons la soirée comme ça entre conversation et rigolage. Il est venu minuit et nous nous en sommes même pas rendu compte. Je lui demande donc de rester dormir chez moi, mon matelas étant énorme et assez grand pour deux.
- Non, non je vais rentrer chez moi.
- T'es folle ou quoi, il fait nuit noire et c'est dangereux de nouveau. De toute façon mes parents ne te laisseront pas partir seule cette nuit, tu devra attendre demain, dis-je en souriant fière de ma victoire sur Lucy.
Puis je rajoute:
- Bon je suis désolée mais je n'ai qu'un matelas, tu préfère être du coté gauche ou droite.
- Oh, c'est comme tu veux.
- Bon alors tu prends le côté droite.
- Oh non en fait je voulais l'autre... commence-t-elle à m'embêter.
- Bon d'accord tu peux prendre l'autre côté si tu veux..
Je rentre dans son piège sans m'en rendre compte.
- En fait je préfère quand même l'autre, dit-elle e me souriant.
Mais moi je ne le vois pas et croit vraiment qu'elle est sérieuse et donc je lui dit un peu froidement et agressivement.
- Alors tu te décides?
Elle éclate de rire. C'est un rire sincère, moqueur sans être méchant. Je me rends compte qu'elle est en train de se jouer de moi, malgré légèrement furieuse contre moi-même je ris. Et pour la deuxième fois de la journée concernant le même sujet, nous rigolons comme des folles. Nous le faisons comme si nous nous étions toujours connues. Avec Lucy je me rends compte que je me montre comme je suis, avec tout mes défauts ce que je ne fais pas ou plus généralement car cela ne faisait pas rire mes amis comme le fait Lucy mais plutôt les exaspéraient. Je n'étais donc pas toujours moi-même, mais j'avais pris l'habitude. Et avec Lucy je me montre sous mon vrai jours, impulsive, susceptible et le mieux, je manque énormément de tact, ce qui je comprends est dur à supporter mais Lucy bizarrement le fait. Je me promets de lui en toucher deux mots. La perspective ne jamais plus la voire ne s'impose même plus dans mon esprit. Je suis sûre que je vais rester en contacte avec cette jeune fille qui me ressemble en certains points.
Nous nous couchons et continuons biensûr à parler. Lucy a envie de m'entendre m'exprimer sur mon pays, sur mes habitudes d'avant que je ne déménage. Et je m'en fait un plaisir , surtout que ça l'intéresse. Je ne parle pas dans le vide, car à l'inverse de moi elle n'interrompt personne! J'ai la sale habitude de toujours dire mon opinion même si j'interrompt les gens... On parle un pu de l'Amérique, de l'image que nous avons d'elle en Europe. Après ma vie, c'est à son tour de me raconter la sienne, de comment avait-elle vécu la séparation, en premier lieu de ses parents, puis l'abandon de sa mère. Tout à coups je me rends compte de quelque chose:
- Tu n'as pas prévenu ton frère!
- Eh bien dit donc, t'es pire que mon lui. Oui je l'ai fait, je lui ai envoyé un message, et il m'a répondu que c'été bon. Mais pourquoi tu t'inquiètes autant pour moi?
- Ça te dérange à ce point?
- Non au grand contraire! Ça fait bizarre que quelqu'un d'autre que mon frère ne s'occupe de moi. Généralement les seules personnes pouvant répondre à la définition d'amis étaient des gars, et eux n'ont vraiment pas l'habitude de se préoccuper de quelqu'un.
- Ça me fait vaguement penser à une personne. Moi en particulier, sauf que moi des potes se sont déjà occupé de moi et que j'avais des amies qui se pensaient à moi, mais il a fallu du temps pour que cela se fasse. Mais t'as raisons ce n'étaient que des exceptions.
- Il a fallu que je rencontre quelqu'un d'un autre pays pour que cette personne me comprenne, me ressemble et ait la même passion!
- Parce que si j'avais été américaine ça aurait changé quelque chose?
- Mais non, bien sûr que non, ne joue pas à l'idiote!
- Mais tu te trompes je ne joue pas à l'idiote, je le suis!
- Ah c'est bien ce que je pensais!
Je lui répond en lui donnant un coup, elle réplique avec le coussin, et je fais de même. Des rires, et des sons de coups doivent s'entendre dans toute la maison. Et c'est sur ce ton de joie que l'on s'endort.
© Copyright skateauxusa. Tout droit réservé. La distribution quelque soit sa forme est prohibée si elle n'est consentie par skateauxusa.