Chapitre 5

Nous sommes arrivées devant chez moi, je rentre et dis en français:
- C'est moi, j'ai ramené une copine pour manger.
- Eh bien Téa, c'est un miracle, le deuxième jours de notre arrivées tu t'es déjà faite des amis!
- Hahaha, dis-je ironiquement.
- Mais c'est bon on peut se faire un sandwich, ça joue?
- Mais bien sûr, il y a du pain et tout ce que tu veux dans le frigo. Mais tu nous a pas dit comment s'appelle ton amie.
- C'est normale tu m'en a pas laissée le temps. Elle s'appelle Lucy.
- Hello dit Lucy, I'm Lucy. Nice to meet you.

Et voila que ma mère lui pose pleins de questions, où t'habites, dans quel lycée tu es etc.
- Désolé maman de t'interrompre mais on a faim.
- Tu viens? Dis-je a Lucy en anglais.
- Ouais.
Nous allons dans la cuisine.
- Je suis désolée, je n'est pas l'habitude de parler à mes parents en une autre langue que la français, j'aurais du penser à toi..
- Mais c'est pas grave... Qu'est-ce qu'elle t'as dit?
- Oh, elle s'est foutu de ma tête parce que généralement je suis solitaire et que je me lie pas tout de suite avec les gens...
- Ah bon, pourtant t'as pas l'air fermée comme personne, au grand contraire plutôt ouverte..
- Ouais mais c'est pas ce que pense ma mère.. Mais bon laisse tombé c'est ma mère, elle ne changera pas la conception des choses même si j'essaye de la convaincre..
A part ça tu voudrais quoi dans ton sandwich?
- Oh ce qu'il y a...
- J'ai aussi oublié de te dire que ma mère avait dit qu'elle avait fait le plein du frigo, alors il y a le choix. Qu'est-ce que t'aimes? T'es plutôt fromage ou jambon ou les deux comme vous le fait les américains?
- Je te dit que je mange ce que tu veux que je mange.
- T'es difficile dans le genre je ne veux pas déranger! Bien ici t'as le fromage, ici la jambon et ici le pain, et tu te fait ce que tu veux! Dis-je en souriant.

Nous voila en train de faire nos sandwich. Le pain est vraiment différent de celui auquel je suis habituée. Comme je meure de faim, je suis donc prête à manger n'importe quoi. Après avoir rassasié nos pauvres estomacs, nous montons dans ma chambre, ou plutôt le chantier qui me sert de chambre, et nous nous asseyons sur le matelas.
- C'est plutôt original la déco! Dis-elle en m'embêtant.
-Désolé mais mes meubles ne sont pas encore arrivés, t'as déjà de la chance qu'il y ait le matelas!
Et je rajoute:
- Bon alors ne crois pas que tu vas échapper à la fin de la conversation!
- Mais quelle conversation on l'avait finie! Tu t'en rappelle pas?
- Ok alors on en recommence une autre. Pour quoi tu ne vis qu'avec ton frère?
- Mes parents nous on laissés tombés, ou plutôt mon père est parti avec une autre femme quand j'avais quatre ans et ma mère nous a laisser tomber il y a deux ans, pour vivre ça sa vie, prétextant qu'est assez grand pour vivre seuls. Elle nous a laissé de l'argent et mon père continue a nous en donné pour ne pas qu'on travail... Mais ça suffis à peine pour qu'on vive. Heureusement il a toujours payé notre scolarité, sinon on n'aurait même pas été à l'école...
- Dire que moi je me plaignais de devoir déménager...
- Mais faut dire que toi tu as complètement changé de pays, d'environnement. Moi j'ai toujours été dans le même environnement et en fin de compte c'est pas si terrible que ça, c'est même mieux, parce que j'ai gardé les même amis, les même points de repères...
- Tu veux vraiment me foutre le blues?
- Mais non!

Je me sens si bien en sa présence, c'est étonnant qu'elle soit restée si respectueuse des gens si ouvertes avec tous ce qu'elle a vécu. Je ne sais pas si moi j'aurais été capable de surmonter ces épreuves aussi bien. Et la je suis dans mes pensée, je réfléchi à l'être assez faible que je suis à mes yeux, jusqu'à ce que Lucy m'interrompe:

- T'es dans les nuages ou quoi, ça fait cinq minutes que tu ne parles pas, ce qui est énorme pour toi!
- Tu trouves? Je paris que je peux rester 10 minutes sans parler!
Répondant à sa petite provocation je me met à me taire.
- T'as décidé de faire la grève de la parole ou quoi? Hein, j'ai compris tu fait ton pari, mais de toutes façons ça ne sers à rien tu ne gagnera rien, car on a pas dit ce qu'on pariait!
- Tu vois que dès que je m'arrête de parler tu t'ennuies!
- Ouais, c'est vrai je l'avoue...

Et nous continuons la soirée comme ça entre conversation et rigolage. Il est venu minuit et nous nous en sommes même pas rendu compte. Je lui demande donc de rester dormir chez moi, mon matelas étant énorme et assez grand pour deux.
- Non, non je vais rentrer chez moi.
- T'es folle ou quoi, il fait nuit noire et c'est dangereux de nouveau. De toute façon mes parents ne te laisseront pas partir seule cette nuit, tu devra attendre demain, dis-je en souriant fière de ma victoire sur Lucy.

Puis je rajoute:
- Bon je suis désolée mais je n'ai qu'un matelas, tu préfère être du coté gauche ou droite.
- Oh, c'est comme tu veux.
- Bon alors tu prends le côté droite.
- Oh non en fait je voulais l'autre... commence-t-elle à m'embêter.
- Bon d'accord tu peux prendre l'autre côté si tu veux..
Je rentre dans son piège sans m'en rendre compte.
- En fait je préfère quand même l'autre, dit-elle e me souriant.
Mais moi je ne le vois pas et croit vraiment qu'elle est sérieuse et donc je lui dit un peu froidement et agressivement.
- Alors tu te décides?
Elle éclate de rire. C'est un rire sincère, moqueur sans être méchant. Je me rends compte qu'elle est en train de se jouer de moi, malgré légèrement furieuse contre moi-même je ris. Et pour la deuxième fois de la journée concernant le même sujet, nous rigolons comme des folles. Nous le faisons comme si nous nous étions toujours connues. Avec Lucy je me rends compte que je me montre comme je suis, avec tout mes défauts ce que je ne fais pas ou plus généralement car cela ne faisait pas rire mes amis comme le fait Lucy mais plutôt les exaspéraient. Je n'étais donc pas toujours moi-même, mais j'avais pris l'habitude. Et avec Lucy je me montre sous mon vrai jours, impulsive, susceptible et le mieux, je manque énormément de tact, ce qui je comprends est dur à supporter mais Lucy bizarrement le fait. Je me promets de lui en toucher deux mots. La perspective ne jamais plus la voire ne s'impose même plus dans mon esprit. Je suis sûre que je vais rester en contacte avec cette jeune fille qui me ressemble en certains points.

Nous nous couchons et continuons biensûr à parler. Lucy a envie de m'entendre m'exprimer sur mon pays, sur mes habitudes d'avant que je ne déménage. Et je m'en fait un plaisir , surtout que ça l'intéresse. Je ne parle pas dans le vide, car à l'inverse de moi elle n'interrompt personne! J'ai la sale habitude de toujours dire mon opinion même si j'interrompt les gens... On parle un pu de l'Amérique, de l'image que nous avons d'elle en Europe. Après ma vie, c'est à son tour de me raconter la sienne, de comment avait-elle vécu la séparation, en premier lieu de ses parents, puis l'abandon de sa mère. Tout à coups je me rends compte de quelque chose:

- Tu n'as pas prévenu ton frère!
- Eh bien dit donc, t'es pire que mon lui. Oui je l'ai fait, je lui ai envoyé un message, et il m'a répondu que c'été bon. Mais pourquoi tu t'inquiètes autant pour moi?
- Ça te dérange à ce point?
- Non au grand contraire! Ça fait bizarre que quelqu'un d'autre que mon frère ne s'occupe de moi. Généralement les seules personnes pouvant répondre à la définition d'amis étaient des gars, et eux n'ont vraiment pas l'habitude de se préoccuper de quelqu'un.
- Ça me fait vaguement penser à une personne. Moi en particulier, sauf que moi des potes se sont déjà occupé de moi et que j'avais des amies qui se pensaient à moi, mais il a fallu du temps pour que cela se fasse. Mais t'as raisons ce n'étaient que des exceptions.
- Il a fallu que je rencontre quelqu'un d'un autre pays pour que cette personne me comprenne, me ressemble et ait la même passion!
- Parce que si j'avais été américaine ça aurait changé quelque chose?
- Mais non, bien sûr que non, ne joue pas à l'idiote!
- Mais tu te trompes je ne joue pas à l'idiote, je le suis!
- Ah c'est bien ce que je pensais!

Je lui répond en lui donnant un coup, elle réplique avec le coussin, et je fais de même. Des rires, et des sons de coups doivent s'entendre dans toute la maison. Et c'est sur ce ton de joie que l'on s'endort.

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# Posté le lundi 25 septembre 2006 17:36

chapitre 6

Le lendemain, nous nous réveillons vers onze heures, nous aurions aimé dormir un peu plus mais ma mère a eu la bonne idée de nous réveiller. C'est pas grave, on mange et on va tout de suite au skate park.

La semaine a passée a une de ces vitesse, c'est déjà samedi et c'est aussi le dernier week-end des vacances. J'ai passé toute la semaine avec Lucy, au skate park ou au parc qu'elle m'a fait découvrir, et normalement elle devrait venir me chercher d'une minute à l'autre. C'est fou comme on s'est lié d'amitié aussi vite et surtout que l'on soit si proche maintenant. J'ai vraiment le même sentiment que lors du premier fou rire, c'est-à-dire de l'avoir toujours connue, d'avoir toujours pu avoir confiance en elle. Sachant qu'elle doit venir me chercher et que je n'ai pas besoin de m'occuper de l'heure, je décide de lire encore quelques pages du livre que j'ai commencé. J'entends la porte sonner et descends ouvrir, je suis sûre que c'est Lucy, elle est pile à l'heure, ce qui m'étonne car je croyais qu'elle était du genre en retard tout le temps. Mais je suis agréablement surprise. Elle entre et me demande:
- T'as demandé à ta mère pour ce soir?

Ce qui vas se passer ce soir, c'est ce que l'on a pas pu faire hier soir, c'est-à-dire dormir chez Lucy. Je n'avais même pas demandé à mes parents car je savais que je m'y étais prise trop tard. Mais comme on avait rien prévu et qu'à la dernière minutes avant de rentrer Lucy m'avait proposer de dormir chez elle cela n'a pas été possible. Résolue à le faire ce soir, je leur ai posé la question tôt ce matin. C'est pour dire l'effort que j'ai fait, me réveiller tôt un matin de vacances, un véritable miracle! Ma mère n'a pas tout de suite été d'accord, car par principe elle me dira non puis oui, mais au finale je dors chez Lucy ce soir. Je me réjouit vraiment de voire son appartement, et surtout de voire sa chambre. Je pense que la chambre d'une personne reflète sa personnalité, alors découvrir un peu mieux Lucy me dérange pas du tout.

- Oui.
- Et alors tu peux venir dormir chez moi ?
Je décide de la taquiner un petit peu:
- Hhm non ce sera pas possible...
- Pourquoi? Mais tu m'avais dit que si tu leur demandais à l'avance ce sera possible? Je suis sûre que t'as agressé ta mère et c'est pour ça que tu peux pas venir dormir chez moi!
En cette semaine passée avec Lucy, je ne l'avais jamais vu s'exciter à ce point. Pour une fois que c'étais elle qui tombais dans mon piège et pas moi dans les siens. Surtout qu'elle se moquais de ma susceptibilité, que je démarrais au quart de tour...
Elle vient de réagir exactement comme je l'aurais fait!
Je lui réponds en souriant:
- Non je ne n'ai pas agressé contrairement à ce que tu crois, et en plus je n'agresse pas toujours les gens...
- Oui quand même, mais on va pas parler de ça... Mais pourquoi tu souries comme ça? C'est pas vrai? Tu m'as fait marcher! Bien joué! J'aurais du voire ton sac prêt devant la porte. Je suis trop grave.
- Tu vois ce que j'endure tous les jours avec toi!
- Ouais ... On y va? Je vais juste dire bonjours et au revoir pas le même occasion à tes parents.

On va saluer mes parents et leur dire qu'on va y aller et ma mère en profite comme d'habitude pour nous dire de faire attention, de ne suivre personne que l'on ne connaît pas, de ne pas boire et pas fumer. Je l'interromps et lui dis:
- Tu sais moi j'ai bientôt dix-sept ans et Lucy les a déjà. Qu'est-ce que tu veux qu'il nous arrive, on est assez grande non?
J'avais juste oublié de parler en anglais, alors ma mère ma répondu en français :
- A bon, Lucy a déjà dix-sept ans, c'est un peu comme ta grande s½ur alors...

Je décide de ne pas réagir à sa petite provocation car cela risquerait de mal finir. Je lui dit donc au revoir et elle me répond la même chose. Lucy lui dit aussi revoir mais en anglais. Nous sortons skate à la main direction son appartement et celui de Jay car il faut que je pose mes affaires puisque je n'ai pas envie de me balader avec mon sac partout. Tout en roulant on parle de tout et de rien. J'ai envie de lui parler de mes différents avec ma mère alors pour ça je lui reparler de ce q'elle m'avait dit:
- T'étais sérieuse quand tu m'as dit que j'agressais tout le monde? Parce qu'il me semble pas que je l'aie fait, en tout cas pas ici, mais quand j'étais en Suisse oui, mais j'ai fait attention de me calmer et de me contrôler.
- Un peu oui. C'est en tout cas l'impression que tu me donnes.
- En fait t'as pas tord, je le suis mais je ne me suis pas montrée comme ça depuis que je suis ici.
- Je sais, c'est juste que je l'ai deviné. J'ai vraiment l'impression que je te connaît depuis longtemps même que je t'ai toujours connu...
- Ouais c'est vrai, je récents la même chose. C'est impressionnant. Mais moi je viens de découvrir quelque chose sur toi, tu t'excites tout aussi facilement que moi on dirait!
- Non pas du tout...
- Alors quoi, tu tiens vraiment a moi et à ce que je viennent dormir chez toi? Dis-je en rigolant croyant juste blaguer.
- C'est peut-être pour ça oui.
Je la regarde et vois qu'elle est vraiment sérieuse, sincère. Cala me touche qu'elle puisse vraiment le penser. Mais je me rends compte que ce n'est que mon interprétation, peut-être qu'elle ne fait que rigoler.
- Tu le pense vraiment ou tu m'embêtes là?
- Non je suis sérieuse, je n'ai jamais rencontré de personne avec qui je suis si bien et en si peu de temps. En plus j'ai vraiment l'impression de bien de connaître, comme si on avait toujours été amie. Et j'y tiens à cette soirée on va bien s'amuser.
- Ouais je me réjouis. Tu sais, je pense la même chose que toi c'est impressionnent! Je te considère vraiment comme mon amie. Je veux pas te perdre de vue dès qu'on commence l'école...
- Mais non t'inquiète pas de toute façon t'as dit que t'étais dans l'école franco-américaine non?
- Ouais, mais je vois pas ce que ça change...
- Bin mon bahut et a deux blocs du tien.. Alors on pourra se voire quand on voudra après et avant l'école ça te va? Maintenant que je t'ai trouvée ma petite française je ne te lâche plus!
- Suisse! Je suis suisse!

Elle éclate de rire et moi aussi. On monte en trombe dans la cage d'escalier en se poussant comme des gamins joueraient, on rentre comme des grosses brutes en s'effondrant de rire. Elle me repousse une dernière fois, et me sentant tombée je me rattrape à Lucy, mais elle ne s'y attendait pas et me tombe dessus. On se retrouve parterre, elle sur moi, morte de rire on en peu plus, j'ai mes abdos qui brûle tellement on rigole. En se relevant elle profite pour m'appuyer sur le ventre et la je me plie en deux et on rigole encore plus. On a réveillé Jay tellement on a fait de bruit. Mais c'est bizarre il ne devrait pas être encore au lit, mais bon il faut s'attendre à tout. Après l'avoir salué on repart direction le parc, notre parc celui que Lucy m'a fait découvrir, parce qu'au skate park un samedi il y a beaucoup trop de monde... Et nous avons envie d'un peu de tranquillité, mais peut-être qu'après on ira au skate park rien n'est encore sûr.
Pour finir, la conversation ayant pris un autre tournant, j'ai complètement oublié de lui parler sur du sujet initial, mes problèmes avec ma mère. Mais en fin de compte c'est mieux comme ça, je crois.

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# Posté le samedi 30 septembre 2006 08:56

Chapitre 7

C'est environ 10 heures du soir, nous avons skaté tout l'après-midi. Lucy fait une pause, moi je continue. Lorsqu'elle part je ne peux m'empêcher de lui dire:
- Alors tu sens le poids des année?
- Oh tais-toi, dit-elle en souriant.
Je continue à faire des tricks, je suis tombé joliement sur la hanche, je reviens donc vers elle à moitié en boitillant.
-Qu'est-ce que tu t'es faite?
- Oh rien j'ai juste voulu slider et je me suis ramassé, mais c'est pas grave...
- Après c'est moi qui sens le poids des année? T'aurais du faire une pause...
- Bon tu vas pas me faire la moral non...
- Un peu si, parce que ce soir, soirée spéciale!
- Mais tu m'avais rien dit!
- Bin non surprise! Jay a organisé une fête avec John et Mike à la maison, ça tombe bien que tu puisses dormir chez moi!
- Trop cool!
Je suis tellement excitée, j'adore sortir.

On arrive chez elle, la dernière fois que je suis venu c'est-à-dire cet après-midi, je n'ai même pas pris la peine de regarder où elle vivait tellement on rigolait. J'aperçois son immeuble, un vieux truc, miteux même. Et les environs craignent. Mais bon je suis avec Lucy alors je ne risque rien ou du moins c'est ce qu'elle vient de me dire quand elle a vu ma tête. Mais j'ai confiance en elle. Nous montons, la musique est à fond, exactement comme les films qu'on regardais en Suisse croyant qu'ils n'étaient que des caricatures... Mais ici c'est d'actualité. Dans les films qu'on regardais c'est aussi des endroits et moments où le risque de se faire violer est très élevé, mais je me dis que cela n'est qu'une exagération. Nous entrons dans l'appartement, il y a pleins de monde beaucoup trop pour la petite surface de l'appartement de Jay et de Lucy. C'est vraiment bondé mais j'espère quand même que la soirée sera bonne, ne dit-on pas que plus il y a de fous, plus on s'amuse?

Lucy aperçoit son frère, Mike et John, on décide d'aller les voire. Sur les 20 mètres nous séparant Lucy a déjà dit bonjours à plusieurs gars. On salue Jay et les autres, ils nous disent qu'il y a de l'alcool tant qu'on veut et qu'il faut en profiter! A ce moment-là je pense que la fête commence! Je vais chercher un verre pour moi et un autre pour Lucy. Quand je reviens avec un verre dans chaque mains, elle en a déjà un. Qu'est-ce que je vais faire avec deux verres moi? La première personne que je vois sans verre je le lui donne. Manque de chance je suis tombé sur LE tombeur machiste, qui refuse de prendre mon verre et le jette dans l'évier, parce que selon ces pseudos-principes c'est le sexe fort qui offre un verre au sexe faible et pas l'inverse. Comme je déteste ces connotations de sexe fort et faible, parce qu'ils croient vraiment que nous sommes plus faibles qu'eux? Je m'en vais sans même lui avoir parler. Apparemment mon comportement ne lui a pas plus, pour moi il est tout a fait normale, et c'est en plus le cadet de mes soucis! Je pars à la recherche de Lucy mais elle est en pleine conversation avec des amis qu'elle n'a as revu depuis longtemps. J'ai de la peine à comprendre ce que l'on me dit car la plus part ne parlent qu'en ragots et aitant étrangère la compréhension est très dure. De plus quand je suis un peu joyeuse je comprends encore moins les autres langues et arrive juste à m'exprimer dans ma langue.

Après quelques verres je commence vraiment à m'ennuyer, je pense même à partir et laisser Lucy s'amuser car elle le fais bien toute seule. Elle n'a pas besoin de moi. Je n'ai envie de parler à personne si ce n'est quelqu'un qui parle français. La musique me casse les oreilles, j'ai l'impression d'être à fleur de peau aujourd'hui. Je suis déçue par l'attitude de Lucy, mais qu'est-ce que je pensais? Que Lucy allait rester avec moi, ou au moins s'occuper de moi quelque peu. Quelle idiot je suis, je ne l'ai rencontré que depuis une semaine, elle a ses amis, à cette heure-ci elle déjà du m'oublier. Et voila une autre déception ,j'aurais du m'en douter, mais je m'emballe si vite qu'à chaque vois je me plante. C'est sûre la prochaine fois avant de me lier avec quelque un j'attendrais qu'un certain temps se soit écoulé. Mais c'est ce que j'avais dit la dernière fois, c'est-à-dire juste avant de rencontrer Lucy. Je me décide à partir quand tout à coups apparaît Lucy, elle arrive en rigolant me disant qu'elle veut me présenter quelqu'un , elle n'a même pas remarqué que j'étais sur le point de partie, son attitude me blesse encore plus. Mais je reprends conscience en pensant à la durée de notre amitié qui finalement n'en était pas une. Elle m'amène vers un gars, il parle français. Merde je venais de me dire que je ne parlerais à un personne sauf s'il utilise la langue de Molière et manque de chance il a fallu qu'ils en aient invité un.

On commence à parler, il vient de France cela fait trois ans qu'il connaît Jay. Il m'offre un verre que j'accepte volontiers car je n'ai que cela à faire tellement il est ennuyant et égocentrique. Je siffle les verres les uns après les autres. A ce point-là je sens vraiment les effets de l'alcool sur mon organisme mais j'ai encore toutes mes facultés mentales. Je décide de me calmer un peu sur l'alcool. Tout d'un cop, autour de moi, il n'y a pas que le français mais aussi trois autres gars. Quand est-ce qu'ils sont arrivés, où sommes-nous je ne reconnais pas le salon. On doit être dans la chambre de Jay. Le français a disparu. Un des trois gars veut m'embrasser, je refuse et je le repousse. Il réessaie mais dans le cou cette fois-là. Je le gifle et tente de sortir de cette chambre, mais les deux autres m'attrape chacun par un bras, je comprends maintenant pourquoi ils sont trois. Tout d'un coup la possibilité de me faire violer m'apparaît et comme l'effet calmant de l'alcool disparaît, mon cerveau travaille à cent à l'heure. Mon c½ur bats la chamade, j'ai peur. Je commence à transpirer, j'ai même les mains qui deviennent moites. A ce moment précis, je hais les Etats-Unis et leur population. Je veux rentrer chez moi où jamais un trucs pareil ne serait arrivé, où je me sentais bien, où je pouvais sortir avec mes amis qui s'occuperaient de moi. Toute cette réflexion c'est fait très vite, je prends conscience que je suis en danger et hurle, frappe, fait les deux en même temps. Avec le stress de cette situation j'en oublie de parle en anglais et crie au secours. J'ai l'impression que cela dure des heures, les gars me tiennent toujours, le troisième essaie de me faire taire en m'embrassant, je lui crache à la figure et continue d'hurler. Par chance, quelqu'un entre, c'est Jay, alerté par tous ce boucan. En tout cas l'alcool ne lui fait pas perdre ces réflexes. Il en attrape un de ceux qui m'agrippaient les bras, lui envoie un coup de points, ordonne aux deuxième de me lâcher, ce qu'il fait directement lorsqu'il voit l'état du nez de son pote. Au moment où il vas frapper le violeur, qui n'est que le dragueur en chef, Mike et John arrive et le retiens, hurle à tout le monde de décamper, ce que fait tout de suite le violeur. Jay a juste le temps de lui dire qu'il le retrouvera. Je pète un plombs, commence à l'insulter en français, ressorts toutes les un jures que je connais. Je suis tellement énervée que je ne me rends même pas compte que je parle en français. Jay me demande ce qui c'est passé et je commence à lui répondre:
- Je sais pas comment ça s'est passé, je me suis retrouvée dans ta chambre avec ses trois gars. Putains quel bande d'enculés!
Je hurle de toutes mes forces, c'est la seule façons de m'extérioriser. Mais Lucy m'interrompt:
- Calme-toi, et redis le nous en anglais cette fois, tu parlais en français...
Je me rends compte et la toutes ma fureur disparaît, remplacée par de la tristesse, du désarroi. Je m'effondre par terre, et éclate en sanglots. C'est trop pour moi, en plus d'avoir faillie être violée, personne ne me comprend. J'ai l'impression ne plus connaître un seul mot d'anglais. Alors je pleure. Je n'ai une seule envie, disparaître, retourner en Suisse, dans mon pays. Je me sens si seule. Je ressens les bras de quelque un qui m'entourent, ce quelque un me protègera le reste de la nuit j'en suis sûre, je le sens au fond de moi-même. Je regarde qui c'est, Lucy. Elle est là au moment où j'ai le plus besoin d'elle. Elle me console, je ne comprends pas vraiment ce qu'elle me dit mais cela me rassure, Elle me chuchote dans la creux de l'oreille, je sens son souffle chaud dans ma nuque Elle me conduis dans son lit. A la base je devais dormir dans un lit de camps, mais Lucy comprend. Elle comprend que j'ai besoin d'elle, que j'ai perdu le peu de confiance en moi. Je m'accroche à elle comme si ma vie tenait au faite quelle me tienne dans ses bras. Jay et d'autre l'on suivis, elle leur dit de partir, elle s'occupera de moi, il n'y a pas de problème. Elle veut juste qu'on lui apporte de l'eau, car sachant que c'est la déshydratation qui fait la gueule de bois le lendemain, elle veut me faire boire. Elle me demande de l'excuser, je ne comprends pas de quoi, je suis toujours en train de pleurer, plus doucement car j'ai l'impression que mes yeux se sont desséchés. Je commence à m'endormir toujours dans ses bras, sans me rendre compte je l'enserre moi aussi. Pendant toute la nuit, je ne fais que de me réveiller en surcot à la vision de ces hommes. A chaque fois elle me dit de me rendormir, que c'est fini maintenant, que je suis en sécurité dans ses bras et je me rendors doucement tranquillisé par celle qui me tient.

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# Posté le samedi 30 septembre 2006 19:55

Chapitre 8

Je me réveille, c'est 10 heures. Je ne comprends pas où je suis, pourquoi suis-je dans les bras de Lucy? Qu'est-ce qui c'est passé. J'essaie de me rappeler, des bribes de souvenirs m'envahissent. Je me rappelle avoir hurlé, m'être énervée. L'image de trois gars me reviennes et tout à coup tout me reviens, j'ai failli me faire violer! Je commence à bouger, Lucy se réveille. Elle me souris, me demande si tout va bien. Comme si tout allait bien dans une situation pareille. Mais qu'est-ce qu'elle croit? Que j'allais m'en remettre tout de suite où même oublier. Mais pourquoi je m'énerve sur Lucy, ce n'est pas elle. Je décide de lui mentir:
- Ça joue, ça devrait aller.
- Ne raconte pas de conneries, rien qu'à te regarder je vois que tu fulmine...
- Je sors, je vais manger un truc, je suis tellement énervé que je risque de tout lâcher sur toi, je veux pas hurler sur des innocents, tu n'y est pour rien...
- Mais raconte-moi calmement, je suis là pour toi, je peux t'écouter.
- Laisse moi juste me calmer et après on avisera.
- Ok

Je sais qu'elle a tout fait pour m'aider, qu'elle ma réconforté et heureusement qu'elle a été là pour moi cette nuit, car sans elle je n'aurais pas dormi... Et cela je viens de m'en rendre compte que maintenant. Ayant pris conscience du ton que j'ai employé au réveil, je ne lui ai même pas dit bonjours ni même merci. Je retourne dans la chambre, la trouve pensive, un air triste s'affichant sur son visage. Elle est e dos, je m'approche d'elle et l'entoure de mes bras et lui dit:
- Je ne suis qu'une égoïste. Je ne t'ai même pas remercié pour ce que tu as fait pour moi. J'étais tellement énervée que je ne t'ai même pas dit bonjours ni demandé comment ça allais toi aussi. Excuse moi, je suis désolé.
Et je souris un petit peu pour lui montrer que je ne lui en voulais pas et je suis vraiment qu'une abrutie.
- C'est pas grave...
- Mais je le vois je t'ai blessée profondément. Je suis vraiment désolée, je manque tellement de tact.
- C'est bon c'est oublié.
- Sûre?
- Mais oui je te dit.

Elle me souris et là je comprends qu'elle dit la vérité, qu'elle me pardonne vraiment. J'ai vraiment eu peur qu'elle le prenne mal, ce qui aurait été tout à fait normal face à un telle comportement. Je me rends compte qu'elle compte énormément pour moi, parce que généralement je ne fait pas attention au réactions des gens... Je ressers mes bras autour d'elle comme pour lui dit merci. Je l'embrasse sur la joue et repars faire ce que je voulais faire initialement, c'est-à-dire manger. Jay est dans la cuisine, il me demande si tout va bien, je hoche la tête positivement. Il me veut me rassurer et me dit que s'il revoit ces salauds il ne sait pas ce qu'il fera mais cela risque de mal tourner.

- Faut pas te créer des ennuis pour moi.
- Bien sur que oui, ils n'avaient aucuns droit de faire ça. En plus ce sont des potes de potes, même pas mes amis et heureusement! T'inquiètes petite s½ur Lucy et moi n'allons pas te lâcher, ça tu peux en être sûr.
Cette mésaventure nous a tous rapproché. Que Jay me considère comme sa petite s½ur égaille un peu la matinée. Cala me fait chaud au c½ur.
- A part ça- dit-il en me souriant, comment va ta tête, il me semble que t'as pas mal bu hier soir?
- Hmm ça peu mieux aller quand même, mais bon je n'avais que ça à faire avec ce français égocentrique. Même s'il parlait français ce n'est pas ça qui la rendu intéressant. Mais je comprends pas quelque chose, comment me suis-je retrouvée dans ta chambre avec ces trois gars?
- Ça je ne sais pas, mais il semblerais que t'aie voulu aller au toilettes ou un truc dans le genre.
- Ça m'étonne, je n'ai pas l'habitude de suivre les gens comme ça..
- Je n'ai jamais dit que t'as suivi quelque un, juste que t'as été en direction des toilettes qui elles sont à coté de ma chambre...
Lucy arrive et me souhaite bonne appétit. Elle se sert aussi quelque chose à manger. Pendant ce temps je pense tout haut:
- Mais qu'est-ce que je vais dire à mes parents moi?
- Rien, me répond Lucy, si j'ai bien compris t'es pas dans une bonne entente avec ta mère, alors ne lui dis rien, sinon tu peux oublier les sorties ou le skate park.
- Hmm ouais, pour une fois que ma s½ur a raison.
- Bon on va faire comme ça mais ce serait mieux si tu venais chez moi Lucy pour m'appuyer, parce qu'elle a l'air de plus te croire que moi.
- Mais non ce n'est qu'une impression, mais je veux bien venir avec toi. Tu pense rentrer vers quelle heure?
- Dans une petite heure, parce que comme c'est école demain, quelle merde du reste, je dois tout préparer et en parler une nouvelle fois avec mes parents et après comme ça je suis sûr que je peux venir au skate park, si j'ose encore sortir.
- T'inquiète pas je reviendrais te chercher.
- Merci beaucoup, qu'est-ce que je ferrais sans toi.
- Pas grand-chose.
Je souris sincèrement.
- J'ai réussis à te faire rigoler! Tu vois ça avance déjà. Dans quelques jours tout rentrera dans l'ordre!
J'aime bien son optimisme, sur ce point elle est complètement l'opposé de moi, je suis tout à fait pessimiste. Je ne pense pas que tout sera de nouveau comme avent, après un truc pareil la perception des gens et des choses change grandement. Mais voila, c'est comme ça, je n'avais qu'à ne pas boire autant.

Nous arrivons devant chez moi. Mes parents sont déjà réveillés, c'est normale c'est midi, déjà la moitié de la journée pour eux! Nous entrons et ma mère nous demande si tout s'est bien passé.
- Bien sûr, réponds Lucy.
- Et qu'est-ce que vous avez fait.
Je réponds vite fait avant que Lucy ne dise une connerie:
- Oh pas grand chance, juste du skate comme d'habitude et après on s'est regarder un film,
- Ah ok. Tu sais qu'on doit parler de l'école toutes les deux...
- Oui je sais, je vais juste monter Lucy dans ma chambre, elle veut écouter les musiques que j'ai sur mon i-pod.

Sur le chemin nous nous étions mises d'accord sur le fait qu'elle m'attendrait avant d'aller au skate park.

Nous avons parlé sur une petite demi-heure sur quel devait être mon comportement dans ce nouveau lycée, que mes cours allaient être en français et en anglais, que rien n'allait changer par rapport à la Suisse, et j'an passe.

Nous arrivons au skate park, le seul problème c'est que je dois être à dix heures pile chez moi. Les gars et Lucy essaient de m'amuse en faisant les cons mais rien ne fait retrouvé ma joie. Je skate sans passion, ce qui ne m'arrive jamais. Je n'arrive à rien, je m'énerve même sur mon skate. Sans que je le sache Jay propose à Lucy de me prendre quelque part d'autre pour que je me calme, mais elle lui dit qu'elle va s'en occuper. Elle arrive au moment où j'insulte mon skate en français
- Arrête de l'insulter le pauvre il n'a rien fait, me dit-elle en souriant.
- Comment tu sais que je l'insulte? Je parlais en français...
- Juste au ton que tu as pris.
Je ne dis rien.
- Ça te dit qu'on aie à notre park, pour se changer les idées?
- Pour quoi pas?

Nous y allons, elle propose qu'on s'assoie. Pour une fois nous ne skatons pas. Couchée la tête sur ses cuisses je lui demande:
- Tu crois que les autres vont m'accepter?
- Mais bien sûr, regarde en une semaine comme tu t'es bien intégrée!
- Mais c'est pas la même chose qu'avec toi. Toi c'est toi, t'es pas comme les autres. Tu me comprends, tu est ouvertes et je me sens bien avec toi. Il n'y a aucune gène entre nous deux, tu ne me juges pas -tu es bien la seule d'ailleure- tu m'écoutes et t'es là pour moi...
- Hmm c'est pas vrai ça, j'aurais dû rester avec toi, ne pas te laisser comme ça dans la nature avec des gens que tu ne connaissais pas... J'aurais...
- Shut, c'est pas de ta faute, j'aurais dû moins boire et tout aurait été mieux.
- Mais non, c'est moi qui n'aurais pas dû te laisser comme ça, j'ai trop été une salope.
- Dis pas des conneries pareilles, c'est qui qui a veillé toute la nuit sur moi?
- Moi, souffle-t-elle.
- Bin tu vois.
- Non, si rien ne se serait passé je n'aurais pas eu à m'occuper de toi. A part ça je t'ai trouvée trop choue dans mes bras...
Elle rougit.
- Oula on devient toute rouge! C'est à ça que tu pensais quand tu m'avais dans tes bras?
Faut dire que moi aussi j'étais très bien, étonnament reposée malgrée le traumatisme, ou plutôt dès que je me suis calmée... Et grâce à qui?
Je rajoute:
- Tu es une des rares personnes qui puisse me calmer comme tu l'as fait...
Je suis vraiment désolée de t'avoir fait subire ça...
- Mais qu'est-ce que tu raconte?
- Je ne voulais pas te gâcher ta soirée, dis-je me sentant de plus en plus coupable.
- Mais non tu ne l'as pas gâchée ma soirée... j'étais contente de te tenir lovée dans mes bras.
- Mais biensur...
Quelque chose m'empêche de parler. Lucy s'est baissée, a glissé sa main sous ma tête, et a posé ses lèvres sur les miennes. Je sentais déjà son souffle lorsqu'elle me parlait, maintenant je ressent même sa chaleur. Je bouillone, frisonne en même temps. Mais que m'arrive-t-il? Qu'est-ce que je suis en train de faire? J'embrasse mon amie, mais n'est-elle pas sensée n'être qu'une amie? Je m'ordonne d'arrêter de penser, de suivre mon coeur, et je compte bien le faire! Mais Lucy ne voyant pas de réaction de ma part, commence à retirer ses lèvres. Je n'en lui laisse pas le temps, redresse ma tête et attrappe les siennes, commence à les mordier. Elle sourie en m'embrassant. Elle introduit tout doucement sa langue dans ma bouche et commence à me caresser la langue avec la sienne. Ce baiser est doux, le plus doux que je n'ai jamais connu, le meilleur aussi. Le petit goût sucré de Lucy me plaît, je ne l'oublierai jamais, tout comme ce premier baiser. Lucy change de cible et commence à mordiller l'oreille, puis à m'embrasser dans le cou, je fonds. J'aimerais moi aussi prendre une initiative mais couchée comme je suis je ne peux rien faire. Lucy en profite pour me taquiner en montrant qu'elle a la supéririté. Mais elle ne s'attendais pas à ce que je me retourne sur elle. Mon corps touche le sien, il fait très chaud. C'est maintenant à moi de l'embrassser où je veux, cela plaît à Lucy.
Nous nous relevons, mais ne parlons pas. Aucune discution n'est nécessaire. Nous n'avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Nous partageons les mêmes sentiments. Je ne veux plus jamais lâcher ses bras, ceux qui m'ont protégée et réconfortée la nuit passé. Les bras de ma Lucy.

# Posté le dimanche 01 octobre 2006 12:22

Modifié le mardi 03 octobre 2006 16:12

Chapitre 9

Comme un séparation est dure. Qu'elle soit pour un jour ou pour toujours c'est la même chose lorsque l'on est amoureux, on perd toute relativité. Pourtant je sais que je vais la revoir demain, mais j'ai peur de réagir autrement à cette amour, bizarre au yeux de tout le monde, à part pour Lucy et moi. Est-ce juste pour ce soir ou cala durera ? Que penser de cette relation si spéciale? Est-ce qu'une forte amitié ou un amour, comment savoir? On se lève, je suis en retard je commence donc à partir, mais Lucy me retient délicatement le poigner et me regarde si profondément, je ne veux pas savoir ce qu'elle pense tout ce que je veux c'est l'embrasser. Je pose mes main sur ses hanches et m'approche tout doucement. Ce regard est comme un demande, en fait rien qu'en la voyant j'ai le corps en ébullition. Je pose mes lèvre sur les siennes, si douces, si belles. Chaque baiser est une si belle découverte réciproque. Nous profitons encore cinq minutes avant de vraiment partir. Ces minutes ont été parfaites, ma bouche ne voulant plus laisser la sienne s'en aller, la sienne ne voulant pas abandonner mes lèvres. Sous d'énormes regrets j'interromps ce fabuleux baiser, mais embrasse une dernière fois ses lèvres. Nous roulons en direction de chez moi, je n'ai qu'une envie sentir sa chaleur, sentir Lucy, au moins la tenir dans ma main. Mais ce genre de relation est impossible en publiques. Je ne pense pas être prête à affronter le regard des gens. Juste avant de rentrer chez moi, j'attrape Lucy par les hanches et la tire dans un cul de sac là où on est sûre de ne pas être vue et je lui embrasse le cou. Lucy ressert son étreinte, et commence à me caresser le dos. Juste le dos rien de plus, mais je suis en feu. Je continue à lui poser des petits baisers dans le cou, remonte jusqu'à l'oreille, descends jusqu'au menton en suivant la courbe du visage. Tout ce qu'elle veut c'est que je touche de mes lèvres sa bouche, mais je préfère continuer de jouer avec elle. Lucy bouge la tête essayant de m'attraper la bouche mais je continue à juste déposer de petits baisers autour de la bouche, puis je commence à toucher ses lèvres, à me rapprocher de plus en plus. Je sens maintenant son corps collé au mien, je suis tellement bien. J'aurais aimé continuer de l'embêter mais Lucy a réussi à attraper mes lèvres des siennes, ayant autant envie qu'elle, je me laisse faire. Lucy et moi ne faisons que de nous chercher même lors d'un baiser. C'est comme un petit jeu entre nous. Je glisse ma main sous son T-shirt et sens sa peau tiède, si douce au toucher.

Nous continuons à nous embrasser jusqu'à ce qu'elle me glisse dans l'oreille une phrase:
- Tu ne devais pas rentrer à dix heures, c'est da dix heures trente
- Oh non, pas déjà. Tu vois à cause à cause de tes baisers je suis en retard.
- Quoi tu vas pas me dire que ça t'as pas plus!
- Hmm il y a mieux.
Elle me simule s'être fâchée, me tourne le dos comme si elle boudait, mais je place mes mains sur son ventre depuis derrière et lui dit:
- Tu peux pas savoir comme j'ai envie de ta bouche.
- Ah j'étais sûr que tu ne pouvais pas t'en passé de mes bisous.
- Non je peux pas. Et c'est de loin les meilleurs!
- Je sais, je sais...
Et voila ça recommence, notre complicité ne s'est pas perdu. Loin de là.
Sur le chemin je lui propose de dormir chez moi puisqu'elle comptait déjà venir me chercher.
- Ouis ça me plairait bien! Faudra juste que je passe prendre mes affaires demain matin, on partira juste un tout petit peu plus tôt. Tu sais que je ne refuserai jamais une soirée avec toi.
- Non je sais, je suis trop attirante pour ça.
- Et modeste en plus!
- Toujours...
- Et tes parents ils seront d'accord que je dorme chez toi?
- Oui tant que tu m'embrasse pas devant eux...
- Non c'est vrai?? Je comptais te rouler une pelle juste après leur avoir dit bonjours...
- Tais-toi, et j'ai posé mes lèvres contre les siennes.

Nous sommes rentré, avons fait comme d'habitude. Nous avons salué mes parents et j'ai demandé en français si Lucy pouvait dormir chez nous cette nuit.
- Mais elle n'a pas ses affaires d'école pour demain...
- On comptait partir plus tôt pour qu'elle puisse se changer, donc ça devrait jouer. Et en plus elle avait déjà prévu de venir me chercher pour me montrer un raccourci qui en plus est praticable à skate.
- Bon c'est d'accord, mais essayez de dormir tôt je ne vous réveillerai pas demain matin, vous ne pouvez compter que sur vous-même, parce que je serai déjà partie pour le travail comme ton père, et Jeremy ne dors pas ici cette nuit.
- Merci beaucoup!
- Alors c'est OK, me demande Lucy.
- Ouais, y a pas de problème.
Nous montons dans me chambre, et nous nous enfermons. Nous nous couchons au travers de mon lit. Je joue avec sa main, je la lui caresse. Quelle drôle de situation dans laquelle on est. Je suis sur mon lit avec quelque un que j'ai tout juste connu depuis une semaine. Mais cette personne j'ai l'impression de toujours l'avoir connue, en une semaine il m'est arrivé plus d'aventure qu'en deux ou trois mois chez moi. Après la souffrance il y a toujours le bonheur, c'est ce que je vis avec Lucy. Ce n'est pas à cause d'elle que j'ai souffert mais à cause de ces gars et maintenant j'ai eu le plaisir de goûter à ses lèvres.
- A quoi tu penses, ça fait deux trois minutes que tu ne parles plus?
- Hmm je pense à la chance que j'ai de m'être presque faite violé...
- Bon arrête l'ironie pour ce soir stp.
- Mais c'est vrai!
- Arrête je te dit là j'ai pas envie de rigoler, mais , me chuchote-t-elle, j'ai envie de t'embrasser. Je fais tout pour me retenir...
- Moi aussi j'aimerai t'embrasser...
Elle se met sur un coude et rapproche son visage du mien, mais je l'arrête.
- Quoi qu'est-ce qu'il y a ? T'as peur que tes parents nous voient c'est ça?
- Non je veux juste que tu me laisse finir ma phrase.
- Comme tu peux être têtue, si c'est comme ça... elle commence à se recoucher.
- Je disais que j'ai eu de la chance d'avoir faillie me faire violer parce que si non tu ne m'aurais jamais tenu dans tes bras toute la nuit, ni même on se serait isoler au parc et donc jamais je n'aurais pu faire ceci...

Je m'approche d'elle et pose délicatement mes lèvres sur les siennes et rajoute:
- Tu vois je voulais juste te dire que malgré les circonstances, heureusement qu'elle sont arrivées sinon jamais je ne t'aurais embrasser.

Je la voit sourire, cela me met d'une telle bonne humeur que je l'embrasserais bien toute la vie pour la voire toujours aussi belle.
- J'adore quand tu souries, lui dis-je.
- Je sais j'ai toujours eu le plus beau des sourires!

On ne pourra donc jamais être sérieuse plus de cinq minutes, c'est impressionnant. Mais j'adore cette complicité! Je commence à bailler et nous décidons de dormir.
- Juste un petit smak et dodo, lui dis-je.
Je me tourne et colle mon dos à son ventre, elle m'entoure de ses bras et c'est ainsi que nous nous endormons.

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# Posté le jeudi 05 octobre 2006 18:05